La Lignée des Vauganne

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 4 Fév - 10:25

XD Merci Liloo ^^
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Mione le Mar 4 Fév - 18:18

Ouah mais c'est quoi tout ses bouleversements ? oO LA SUITEEEEEEEE !!!!! Mamannnnnnnn !!
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Shloupi le Mar 4 Fév - 22:32

hihi, moi aussi du coup, je relis le début ^^ ça fait plaisir de les revoir, ces deux là ;)

(je confirme, Neeve ressemble à Kahei, c'est hyper flagrant :shock:)
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 6 Fév - 8:09

En faisant ce legacy, je réalise un souhait que je voulais faire depuis longtemps : Voir si, des générations plus tard, un des descendants ressemblait à une des fondateurs ^^
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 6 Fév - 8:10

Episode 13 : Au temps du passé



Spoiler:


- Nan !
- Aèlys ! Tu obéis. Il est l’heure d’aller dormir.
- Veux pas !

Aimée soupira. Elle commençait à désespérer. Sa fille devenait de plus en plus insolente et capricieuse.



La jeune femme déposa la bambine dans son berceau, tout en passant une main contre sa joue.

- Mon ange, tu ne veux pas faire plaisir à Maman et dormir ?
- Veux Papa… Pleurnicha l’enfant.
- Mais Papa n’est pas là, mon cœur.
- A pu ?
- … Oui… Il n’y a plus de Papa…

A contre cœur, Aimée défit son étreinte et laissa l’enfant avec la veilleuse. Aimée renifla péniblement. Voilà des mois que Kahei était parti, les laissant seules à leur triste sort, pour toute excuse une simple lettre.

"Aimée, je suis désolé. Mais je dois partir…

Sache que je vous aime, toi et Aélys. Je ne vous oublierai pas, alors faites en autant, je vous en prie. Je ferais en sorte de tenir ma promesse, mon amour. Je serais de nouveau à tes côtés."

Cette lettre, Aimée l’avait lu et lu encore partageant espoir et colère. Elle se posta près d’une fenêtre, croisa les bras et regarda l’horizon plongé dans la nuit.

- Kahei… Reviens-moi…  



France



La journée était belle et fleurie. Un temps idéal pour être dehors et s’occuper de l’exploitation.  



Voilà des mois qu’il était ici, à s’occuper des plants et des récoltes des vignes. Kahei avait trouvé refuge dans cette exploitation. Il avait besoin de prendre du recul, de faire le point sur lui-même et ses sentiments. Il se releva, s’épongea le front puis observa l’horizon qui se teintait de rose. Il adorait observer les couchers de soleil, car cela lui rappelait un peu Riverview, là où sa famille l’attendait. Enfin, il l’espérait. Il était partit sans un mot, ne prévenant personne. Et depuis son arrivée, il n’avait ni écrit ni téléphoné. Il n’y arrivait pas, tout simplement. Il sentait que s’il entendait la voix d’Aimée, il craquerait et oublierait ses objectifs.
Appuyé contre la barrière, le soleil déclinait derrière une colline. Cela arracha un pâle sourire au jeune homme car la chaleur de fin de journée lui rappelait sa rencontre avec Aimée.



Monte Vista – 7 ans auparavant



Centre de repos



Un adolescent parcourait les couloirs du centre. Il n’aimait guère venir ici, cela lui rappelait sa mère. Elle avait travaillé ici toute sa vie, laissant Kahei aux soins des pensionnaires. Il ne fut pas malheureux mais il aurait aimé avoir toute l’attention de sa mère. Aujourd’hui, elle était morte, et il était revenu pour récupérer quelques affaires lui appartenant. Au détour d’un couloir, il aperçut une silhouette dans la cour, installée près de la piscine.



Il s’approcha d’elle, comme envoûté par sa voix. La jeune fille chantonnait suivant la musique de sa chaîne. Blonde comme le soleil et aussi blanche que les nuages, elle avait ravi son cœur. Ce fut en balbutiant qui s’adressa à elle pour la première fois.



- Salut.

Elle ne dit rien, mais elle le dévisageait. Ses yeux bleus le transperçaient de toute part, tels deux joyaux précieux. Elle se leva pour se mettre à sa hauteur. Elle semblait un peu plus jeune que lui mais elle était posée et calme. Son regard était vide et puissant. Il laissa un frisson lui parcourir l’échine.



- Qu’est-ce que tu me veux ?
- Et bien… Il déglutit difficilement. Je t’ai vu, seule, sous le soleil. J’ai pensé que tu avais besoin de compagnie.
- Non merci.
 


Elle allait le dépasser pour rentrer dans l’établissement, mais Kahei retint son attention en pointant derrière elle.

- Oh ! Regarde ! Un aigle !
- Un aigle ?!



- Où ça ?!



Fier de lui, il lui lança un ballon rempli d’eau en pleine figure.  




Il s’attendait à une réplique cinglante mais la demoiselle rit aux éclats et se mit à le poursuivre avec un seau d’eau dans toute la cour.



- Pfiou, tu cours vite, ma parole.
- Pas mal pour une fille, hein ?
- J’avoue… Dis-moi, c’est la première fois que je te vois ici… Tu es une pensionnaire ? Son visage se referma puis elle hocha la tête tout en baissant le regard. Si tu ne veux pas en parler, je te poserai pas de question euh…



- Aimée. Je m’appelle Aimée Vauganne.
- Moi c’est Kahei Fujimika.
- Enchantée Kahei !

Un immense sourire illumina son visage, et frappa en plein cœur de l’adolescent. Il lui rendit tout en tendant une main.
- Ça te dit un ami ?
- Tu veux être mon ami ?
- Pourquoi pas ?

Elle le fixa, rougissant, puis serra sa main tout en regardant le sol.

- Alors ?
- Moui… fit elle timidement.



"J’y allais régulièrement, lorsque je n’avais pas école. Etrangement, elle était toujours joviale quand j’arrivais. Mais elle se refermait immédiatement quand elle se retrouvait seule. Les infirmières étaient contentes de nous voir ensemble.
Je lui ai menti sur mes raisons de ma présence dans le centre."




"Je n’ai jamais pu lui dire la vérité. Par peur ? Sûrement. Je faisais mon fier mais j’avais peur qu’elle me juge. En fait, c’était moi qui avais besoin de sa présence. Ma mère, décédée, il ne me restait plus personne et je vivais chez une de mes tantes. Je n’étais pas malheureux. Ma tante et son époux étaient gentils avec moi…"



"Mais ils moururent également, dans un accident de voiture. A croire que j’attirais la mort. Les années ont passé, et Aimée devint une superbe jeune femme, faisant tourner les têtes. Son teint légèrement halé par le soleil de la région, ses cheveux blonds, ses yeux perçants et son rire mélodieux. Oui, j’étais amoureux de cette merveille."



- Kahei, je crois c’est écrit : tu es nul au billard !
- Ah parce que tu te crois meilleure que moi ?
- Cela va sans dire.
- Je vais te montrer !



Il s’installa face à la boule et la pointa de sa queue. Concentré à l’extrême, il frappa.  



La boule alla dans un des trous, gagnant son coup. Il lâcha un petit cri d’excitation.

- Alors c’est qui le boss ?
- On va voir ! Passes à la suivante.

Kahei s’exécuta, fier comme un paon. Cependant, son deuxième coup rata, récompensé par un rire d’Aimée.  



- Qu’est-ce que je disais !
- Roh, ça va ! Montres-moi si tu fais mieux.
- Mais à votre service, Monseigneur.
 


Aimée était meilleure que lui, et il le savait. Mais cette petite compétition entre eux était un jeu bien plus amusant que le billard en lui-même. Se retrouver autour de la table était plutôt une occasion de discuter.



- Alors, maintenant que tu as une date de sortie, tu sais ce que tu vas faire ?
- Non, pas vraiment.
- Je croyais que tu rêvais d’être musicienne, tu as changé d’avis ?
- Non, non. C’est toujours d’actualité, mais la musique je peux le faire n’importe où…
- Je vois, tu ne sais pas où aller.

Elle marqua un temps de silence.

- Il n’y a rien qui me retient ici, et tu le sais…
- Pas même moi ?
- Toi tu n’es plus à Monte Vista, Kahei.



Il l’a pris contre lui, respirant au passage son parfum.

- Et si tu venais avec moi ?
- A Riverview ?
- Et bien oui, tu pourras tout recommencer, sans pour autant être seule. Et si tu le souhaite, je t’accueille chez moi.
- Kahei, tu es un véritable ami !

Il rit, amère. Un ami, un simple ami. Il aurait aimé être plus. Tellement plus.



"La suite vous la connaissez. Aimée a accepté ma proposition… Quand je repense à tout cela, je vivais dans un autre monde. Je me pensais adulte, mais je n’étais qu’un gosse qui rêvait et amoureux. J’ai grandi, je crois. Je suis aujourd’hui marié, père d’une fille et j’ai fui ces responsabilités. Quel homme je fais, quel adulte je suis…"
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 6 Fév - 8:12

Episode 14 : Aux bons souvenirs



Spoiler:


Ce fut par une belle matinée de printemps, qu’Aimée eut la joie de découvrir un étrange paquet sur son pas de porte. Enfin un paquet, plutôt un homme. Un homme qu’elle connaissait bien, très bien même. Aèlys tendit les mains vers le nouvel arrivant.
- Pa ! Pa !



La mère resserra son emprise sur sa fille, tout en défigurant cet homme qui avait le culot de réapparaitre après tant de jours sans nouvelle.



Aimée déposa sa fille sur le sol, la mine toujours aussi crispée.

- Mama ?
- Reste ici mon ange. Maman n’en a pas pour longtemps.

La bambine regarda les adultes. Sa mère était plus qu’énervée. Et l’enfant qu’elle était ne saisissait pas la situation. L’autre adulte, c’était son Papa. C’était sa maman qui lui avait dit, en lui montrant les photos dans son téléphone. Pourtant, Aèlys n’arrivait pas à s’en souvenir, de cet homme.



- Aimée…
- Quoi "Aimée" ? Que crois-tu espérer ? Que je t’accueille les bras ouvert et la bouche en cœur ?
- Mais …
- Oh attends ! Excuses-moi. On la refait. "Oh Kahei ! Mon chéri ! Tu es revenu ! Tu m’as tant manqué ! Embrasses moi grand fou !!" Ca te va comme ça ?



Aimée continuait à déverser sa colère dans une tirade digne des plus grands films américains, ne laissant aucune occasion à Kahei de s’exprimer. Aèlys, elle, regardait ce couple se disputait. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait, mais elle pouvait sentir toute la tristesse de sa mère. Tout d’un coup, Aimée se tut.



La raison ? Simplement, Kahei avait décidé d’utiliser les grands moyens et s’était jeté sur elle pour l’embrasser à pleine bouche.



La technique était osée. Soit elle passait, soit elle cassait. Autrement, soit elle se jetait à son cou, soit elle le giflait.



Apparemment, la deuxième option fut rejetée. Le couple savourait sans attendre leur retrouvaille et assouvissait ce si long désir qu’il éprouvait.



- Kahei…
- Je sais que je suis impardonnable, Aimée. Je n’ai pas d’excuse.
- De toute façon je n’en voudrais pas.



Cette réponse fit sourire l’homme.

- Je n’en attendais pas moins de toi, mon amour.

Elle demeura silencieuse un long moment. Lui également. Ils s’étaient retrouvés mais ils semblaient être retombés quelques années plutôt, comme un jeune couple gêné par leur premier rendez-vous.



Etrangement, ce fut Aimée qui fit le premier pas en allant se caler entre ses bras. Kahei sourit et l’enlaça également.

- Ne pars plus…
- Plus jamais. Je t’en fais la promesse.

Aimée ne dit rien, mais en ses promesses, elle n’avait plus foi. Elle voulait simplement profiter de lui, de son amour et de sa chaleur, si cher à son cœur. Cet amour qui lui avait tant manqué.



La petite Aèlys, elle, vivait sa vie et cajolait sa peluche favorite, tout en chantonnant. Oui, elle se sentait sereine, malgré la tristesse qui étreignait ses parents. Elle avait comme l’intuition que désormais tout allait s’arranger. Maman ne serait plus triste. Plus jamais.



Malheureusement, Aimée devait sortir pour aller travailler. Elle devait donc confier sa fille à Kahei. Elle appréhendait ces retrouvailles. Kahei lui assura que tout se déroulerait bien. Elle sortit de la demeure, le cœur légèrement tiraillé.



Aèlys entre ses bras, Kahei ne cessait de la dévisager, mais la petite était nullement ennuyée et continuait à se mordiller les doigts.

- Comme tu as grandis, mon ange. Tu es aussi belle que ta maman, tu sais ?
- Pa ? Fit-elle en tendant une main pour toucher son visage.



L’homme, touché, l’étreignit plus fort.

- Oui, c’est Papa. Tu me reconnais ?
- Papa ! Fit-elle à nouveau plus décidée.

Kahei sentit sa gorge se serrer. Comment a-t-il pu louper l’enfance de sa fille. Laisser ses deux femmes seules et ne pas leur avoir offert son amour ?



- Et si tu montrais à Papa combien tu es grande ?

La petite rit alors que son père la déposait sur le sol du salon.



Il l’aida à se lever puis s’éloigna de quelques pas, s’accroupit et tendit les mains vers l’enfant.

- Allez Aèlys, viens voir Papa !

Docilement, et surtout trouvant la manœuvre amusante, la bambine s’éxecuta maladroitement, basculant tantôt sur la droite, tantôts sur la gauche. Mais elle parvint à rejoindre son père.



- Mais c’est que tu es une grande !!
- Ouiii !!! Hurla-t-elle de plaisir.



Kahei leva le pied sur la leçon de marche en allant se promener dans le quartier.



L’environnement n’avait pas tant changé. Il lui paraissait très familier. Aèlys babillait, tout en frappant dans ses mains. Aimée avait aimé leur fille, et l’enfant semblait heureuse. Cependant, le sourire de Kahei disparut lorsqu’il passa devant la maison de Renaud. Elle semblait déserte. Rien n’avait changé, rien n’avait bougé.


Sans demander son reste, il continua la balade, voulant mettre le plus de distance entre lui et son passé. Renaud était son ami, et il l’avait perdu par sa faute.



Une fois rentré, il se rendit dans la chambre de sa fille. Quand la petite aperçut sa mère, elle ne put s’empêcher de l’appeler.

- Maman !
- Chut, mon ange. Regarde, Maman dort.
- Dor ?
- Oui, alors chut…



Mais Aèlys ne l’entendit pas de cette oreille et commença à bouder. Cela arracha un sourire à Kahei qui lui pinça la joue.

- Allez Aèlys ! On change ses fesses !



A son réveil, Aimée fut étonnée de la présence de sa fille dans la chambre. Le sifflement à l’extérieur lui rappela que la journée n’était pas un rêve. Que son mari était bien de retour. Elle se mit à hauteur d’Aèlys et la regarda jouer un petit moment.
- Alors mon ange ? C’était bien avec Papa ?

- Vi !



- Ve pas !
- Il le faut. Demain tu veux être en pleine forme pour jouer avec Maman et Papa ?
- Vi !
- Alors il faut dormir.
- Nan !



- Pa ! T’aime !
- Ohhh mon ange ! Papa aussi t’aime.



Le jardinier l’embrassa sur le front, ému par les mots de sa fille.



- Maintenant, au dodo !
- Nan !
- Vous ne seriez pas une petite capricieuse, Mademoiselle Aèlys ?
- Na !



Ce petit échange mis du baume au cœur de l’adulte qui ne put détacher son regard de la bambine jusqu’à ce qu’elle plonge dans un sommeil profond.



Il parcourut la chambre d’un regard et tomba nez à nez avec un appareil photo. Il s’en approcha et découvrit sous l’objet un petit mot d’Aimée.

"Ceci est un cadeau. Je l’avais depuis longtemps et je n’ai jamais pu te l’offrir. Bienvenu à la maison mon amour. J’espère que tu prendras de beau cliché de notre trésor.
Aimée"


Sa femme lui avait pardonné, elle l’acceptait entièrement, et jamais elle ne lui demandera la raison de sa fuite. Il la connaissait. Elle attendrait qu’il soit prêt.



Aimée dormait déjà depuis longtemps. Il était tard. Kahei avait passé une bonne partie de la nuit à la regarder dormir. Jamais elle ne lui avait paru aussi belle. Peut-être était-ce dû à son exil, mais à la voir ainsi, il retomba à nouveau amoureux. Aussi simplement, aussi naturellement. Il avait trouvé sa place : aux côtés de sa famille et dans la chaleur des bras d’Aimée.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 9:18

Episode 15 : Toi, toi mon tout





Spoiler:


Le réveil fut des plus difficiles. Aimée était rentrée tard de son travail, un petit extra qui fit du bien au compte de la famille.



Son premier geste fut de s’habiller puis d’aller voir sa fille. La pauvre petite pleurait depuis belle lurette.

- Désolée mon ange, tu dois avoir faim. On vite arranger ça. Une légère odeur enveloppait la demoiselle. Mais avant ça, un petit bain s’impose. Quand  dis-tu ?
- Bin !



Aimée se mit à fredonner, inconsciemment, une chanson que sa propre mère chantait pour elle, lorsqu’elle la baignait.

"Ah c’qu’on est bien, lorsqu’on est dans son bain. On fait des bulles, on joue au sous-marin…"



- On n’est pas mieux avec les fesses propres, ma puce ?



Pendant ce temps, Kahei s’était levé et préparait les gaufres. Il avait repris ses marques et ses petites habitudes.



Ce qui n’était pas pour déplaire à sa femme, qui l’avait rejoint après avoir donné le biberon à Aèlys.

- Mais enfin, Kahei ! Je t’avais dit que je le ferais ce matin.
- Ne t’en fais pas, ça me dérange pas.
- D’accord mais fais attention à l’évier, il est capricieux ces derniers temps. Il a une certaine tendance à fuir.



- Euh, Aimée…



-… Je crois que c’est trop tard.



Après un sermon et une réparation, Aimée entamait la leçon. Sa petite Aèlys grandissait et elle devait apprendre à mieux parler. Maman n’autoriserait jamais que son enfant loupe de tels fondamentaux.  





Kahei peignait désormais pour le plaisir. Son jardin prenait forme et poussait doucement. Bien sûr, il s’occupait dAèlys, mais il ne volait que rarement le temps qu’Aimée pouvait passer avec elle.  



Aimée dut partir travailler et laisser de nouveau sa fille derrière elle. Elle n’aimait guère faire cela, mais son travail était tout aussi important. La musique était sa vie. Elle l’avait sauvé, tout comme Kahei à une époque, et Aèlys plus récemment.



- Allez mon ange, apprends vite qu’on puisse faire une belle surprise à Maman.
- Prise !
- Oui ! Tu veux faire plaisir à Maman ? Alors marche !



- Et c’est qui la meilleure ? C’est Aèlys !
- Hihihi ! Lys !
- Oui mon ange ! Et c’est Maman qui sera contente.



Et quand ses parents ne s’occupent pas d’elle, la petite Vauganne joue avec son ami d’enfance : Elven. Elle avait une affection toute particulière pour ce dernier.



Elle le lâchait rarement. Si elle pouvait, elle l’emmènerait avec elle dans son bain.



Plus tard dans la soirée, alors qu’elle était censée travailler, la belle Aimée sortit du théâtre en trombe et grimpa dans le premier taxi venu. Oui, pour plus d’anonymat, la jeune femme s’était procurée une perruque identique à son ancienne coiffure.



Une fois rentrée, changée et Aèlys couchée, Aimée pris à part son époux.

- Ecoutes Kahei. J’ai une chose très importante à te dire.
- Oui ?



- Je suis enceinte !
- Quoi ?!
- Oui, nous allons avoir un deuxième enfant.



Il la prit délicatement entre ses bras, berçant son ultime trésor, créatrice de petits joyaux.

- Mon Aimée, si tu savais combien tu me combles de bonheur.
- Je crois le savoir.

Elle émit un gloussement, et le couple courut jusque dans leur chambre afin de terminer au mieux cette charmante soirée.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 9:19

Episode 16 : Jours passants



Spoiler:


La petite Aèlys s’occupait tranquillement en lisant un livre d’image. La petite adorait ça. Elle en raffolait. Si bien que les Vauganne ont investi dans une bibliothèque pour la bambine.  



Pendant ce temps, Kahei s’occupait d’éponger les frasques de leur douche.  



Aimée, elle, en réparait une autre. Un de ses collègues avait besoin d’une amélioration et le lui avait demandé. La jeune femme avait accepté car il y avait promesse de rémunération.



Plus tard, Kahei décida de profiter de la lumière crépusculaire pour se promener en ville. Il trouva même des graines.



Et elles lui firent un drôle d’effet.

- De nouvelles graines, de nouvelles plantes, plus d’argent !!



Un nouveau matin prenait place sur Riverview, et la famille Vauganne s’éveillait.

- Bonjour Chéri.
- Bien dormi mon cœur ?
- Oui, oui. Tu es réveillé depuis longtemps ?
- Non, pas tant que ça. J’ai eu le temps de m’occuper de notre ange et de faire le petit déjeuner.

Aimée embrassa son homme sur la joue et installa les couverts afin de déjeuner. Elle était heureuse et marié au plus merveilleux des hommes.



Aussitôt ses pancakes d’avaler, Aimée fila chez son collègue afin de lui rendre son bien. Satisfait de son travail, il lui offrit une belle somme. Elle en fut même gênée et avait tenté de refuser.

- Voyons Jon… Je ne peux pas accepter…
- Si ! Tu n’as pas le choix de toute façon. Tu as fait un super boulot et dans un délai très bref.
- Bon… Si tu insistes.



Elle poursuivit sa balade en ville pour rendre visite à son amie Roxie.  



Cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait vu.

- Alors ma grande, comment se passe ta reprise ?
- Bien. Même si ma fille me manque.
- Comme je te comprends, pour Melchior c’était pareil.
- C’est vrai qu’avec ton premier enfant tu avais déjà eu un avant-goût. Comment ça se passer avec ton petit bout ?

Et oui, Roxie avait eu un deuxième enfant : Jérémie. Et devinez qui en était le père ? Bingo ! C’était Renaud !



- Oh tu sais, il y a des hauts et des bas… C’est comme tout.
- Oui, je veux bien te croire, mais le départ de Renaud a dû te faire souffrir, non ?
- Oui, et encore maintenant j’ai mal. Mais, tu sais, même si on ne le voit plus, il appelle régulièrement. C’est sa façon d’être père. Pas de contact mais prise de nouvelle.



Aimée savait que Roxie avait adopté une attitude de circonstance. Elle était forte, cette femme. Elle ne s’était jamais plainte du comportement du père de ses enfants. Elle acceptait toutes ses fantaisies, tous ses caprices. Comme elle lui avait dit un jour : "Je l’aime, malgré ses défauts. Nous sommes humains et non des dieux. Certes Renaud n’est pas l’homme parfait, ni de mes rêves, mais le cœur vit de façon dissocié de notre raison. C’est pour cela que j’accepte sa façon de concevoir l’amour."

Aimée fut touchée par cette phrase et l’avait aidé à relativiser la fuite de Kahei.  



- C’est alors que la grenouille apparut, aussi colorée qu’un papillon.
- Pipillon.
- Non papillon, Chérie.
- Papillon.
- C’est bien.
 


- Et qu’est-ce qu’elle devient la grenouille ?
- Princesse.
- Oui, la grenouille se transforme en princesse et devient aussi jolie qu’un papillon sortant de son cocon.
- Moi aussi princesse !
- Toi, mon ange, tu es plus qu’une princesse. Tu es notre trésor à Maman et à Papa.



Après avoir couchée Aèlys, Kahei reçu de la visite. Les deux fillettes vêtue  à l’identique étaient des fillettes du quartier. En les voyants, le jeune homme se rappela que c’était la fête de l’horreur.



- Alors qui c’était ? lui demanda sa femme.
- Des petites du quartier. Tu savais que c’était la fête de l’horreur ?
- Non ? Déjà ?
- Et oui, l’hiver est bientôt là.
- Et ?
- Et quoi ?
- Et bien, c’est ton anniversaire mon chéri !

Kahei la regarda avec de grands yeux. Il avait totalement oublié ce détail. Il n’était pas pressé de vieillir.



Elle se leva puis pris la main de son époux pour l’emmener à sa suite.



Dans les bras l’un de l’autre, le couple resta un long moment sans parler.



A simplement s’échanger des baisers divers et variés, à se prouver leur amour.



- Kahei, tu es si beau.
- Même avec mes rides ?
- Quelles rides ? Pour moi tu es et tu resteras le plus bel homme de Riverview.



- Je t’aime tant Aimée.
- Bon anniversaire mon amour mais je suis désolée, je n’ai pas de cadeau.
- Ta simple présence me suffit, et puis… Il apposa sa main sur le ventre de sa femme. Tu as en ton sein, l’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse offrir.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 9:20

Episode 17:Dis-moi que tu m’aime.  



Spoiler:


Une nouvelle matinée commençait. Cela faisait longtemps que l’on avait vu Aimée avec sa guitare, mais avec son congé maternité qui débutait, la jeune mère avait du temps.  



Cela n’entamait pas la joie de son époux, en tout cas. De bon matin, Kahei avait de l’énergie à revendre.



Ce qui n’était pas forcément le cas de toute la famille. Aèlys traina les pieds jusque la table, d’un pas lourd.

- Bonjour mon Ange. Bien dormi ?
- Moui.
- Prête pour ton premier jour d’école ?



La fillette soupira entre deux bouchées de pancake.

- Je suis vraiment obligée d’y aller Papa ?
- Aèlys, on en a déjà parlé hier. L’école c’est obligatoire.
- C’est nul. Cela arracha un rire à l’adulte.
- Mais non, tu vas voir. Tu vas faire la rencontre avec des enfants de ton âge. Ca te plairait pas ça ?
- Ben…
- Tu te vois toute ta vie qu’en compagnie de Maman ou de moi ?
- Hirk ! J’ai compris ! J’irais !
- Ça, c’est ma grande fille.



Le bus klaxonna. Aèlys ferma le dernier bouton de son manteau avant d’embrasser une dernière fois ses parents.

- Allez courage mon Ange ! l’encouragea Aimée. Et si tu as le moindre problème, tu vas voir ta maîtresse et tu lui demande de m’appeler d’accord ?
- D’accord…
- Va, le bus t’attend.

Elle offrit un petit sourire au couple puis s’engouffra dans le bus, une boule au ventre.



Au tour des parents de prendre leur petit-déjeuner.

- Tu crois que ça va aller ?
- Kahei, tu n’as pas confiance en elle ? Elle est intelligente, ne t’en fais.
- Oui, tu as raison… Au fait, je dois sortir aujourd’hui.
- D’accord. Et tu vas où ?
- En ville, dans vers la fin d’après-midi. J’ai rendez-vous avec une vieille connaissance.

Aimée sourcilla, puis se tut. Une vieille connaissance. Il ne pouvait s’agir que d’une seule personne.



Sous son manteau d’hiver, les rues de la ville étaient joliment blanchies. Kahei attendait sous la statue, comme ils en avaient convenu.
Il était impatient et en même temps très anxieux. Depuis combien de temps il ne l’avait vu, parler ?



- Hey ! Kahei !
Lorsqu’il entendu sa voix, le jardinier ferma les yeux puis inspira profondément, ordonnant à son cœur de se calmer. Il se retourna doucement, puis laissa un petit sourire se dessiner sur son visage.
- Salut Renaud…



Un peu plus tard dans la soirée, la nuit était déjà là depuis longtemps. Aèlys parcourait les rues sur son vélo. Elle put voir que la fête des flocons était pour bientôt grâce aux décorations. La petite chantonnait sur le chemin du retour.



A peine rentrée chez elle, qu’elle sauta au cou de sa mère qui l’accueillit avec un immense sourire. La petite ne semblait plus aussi anxieuse qu’au matin.

- Alors, cette journée, ma chérie ?
- C’était sympa. Les autres élèves sont gentils, on a bien rigolé et puis la maîtresse nous a fait faire des dessins toutes la journée.
- Oh et tu en as ramené ?
- Non, c’était pour décorer la classe. Tu en voulais un Maman ?
- Oui, mais c’est pas grave, mon Ange.
- Je t’en ferais un plus tard.
- Merci mon cœur.



La petite souriait comme jamais. Aimée était fière de sa fille quand elle grimaça. Le bébé était agité ce soir, et le coup qu’il venait de lui donner était assez violent.

- Tu veux toucher, Aèlys ? Il est plus actif que jamais.
- D’accord…

Craintive, l’enfant osa à peine poser la main sur le ventre de sa mère.

- Tu peux appuyer tu sais ? Je ne suis pas en sucre. Vas-y !

Elle renforça son appuie et dégagea rapidement sa main, la mine surprise. Aimée sourit devant l’expression de son ainée.

- C’est bizarre, Maman.
- Non, mon cœur. C’est la vie.



Les devoirs terminés, le repas prit, Aèlys alla rejoindre les nimbes de Morphée. La journée fut longue et pleine d’émotion, mais le sourire ne quittait pas les lèvres de la fillette. Tout compte fait, elle aimait ça, l’école.



Plusieurs jours après, Kahei était de bonne heure aux fourneaux. Il chantonnait comme à son habitude. Aimée pénétra dans la pièce, un peu fatiguée.



Kahei se précipita près d’elle pour lui baiser la joue puis il dirigea son attention sur le ventre de sa femme. Il s’arrondissait a vu d’œil, et elle paraissait éblouissante.



- Coucou bébé ! C’est Papa ! Comment vas-tu ? Tu dois être bien au chaud !

Aimée était mitigée entre la joie et la jalousie. L’attention de son mari était toute tournée sur leur futur enfant. Elle se sentit un peu délaissée ce matin.
 


- Maman va bien en tout cas. C’est gentil de demander.
- Excuses moi ma chérie. Mais je suis tellement impatient que cet enfant arrive.
- On en a jamais réellement discuté, mais… Tu as une idée de prénom ?
- Nolan !
- Oh ? C’est original.
- Oui, et je trouve que ça s’accorde bien avec Aèlys.
- Oui, mais c’est un prénom de garçon ? S’inquiéta Aimée.
- Bien sûr.
- Et si c’était une petite fille ?
- Hum, je dois t’avouer que je n’y ai pas réellement réfléchi. J’ai l’impression que ce sera un petit mâle.

L’air déterminé de son mari arracha un rire à Aimée, qui s’intensifia devant la mine renfrognée de son jardinier d’époux.



- Papa, une fois que le bébé sera né, tu vas partir ?



La question,  posée tout de go, fit s’étouffer Kahei. Sa fille avait son franc parlé bien personnel.  Il regarda sa femme, ne sachant comme répondre à cette question.



- Allons, mon Ange ? Pourquoi tu dis ça ?



La petite plongea son regard dans son cahier, semblant réfléchir un instant, avant de répondre.

- Ben, à l’école… Y’a Jérémie qui dit qu’une fois le bébé est là, le papa s’en va.
- Mais c’est complétement bête de dire ça, s’indigna Kahei.
- Jérémie… Jérémie Lin ?
- Oui. Il m’a dit qu’à sa naissance, son papa était partit.
- Ecoutes mon Ange, commença Kahei. Papa et Maman s’aime, tu le sais ça ?
- Oui…
- Et bien, chaque couple fonctionne différemment. Le petit Jérémie n’a pas la chance de connaître son papa, c’est triste mais c’est comme ça.
- Mais Papa… Tu n’es pas partit quand je suis née ?

Un malaise s’installa dans la pièce. Kahei baissa les yeux et Aimée détourna le regard. La petite soupira devant le silence de ses parents, ferma son cahier et quitta la pièce.



Un peu plus tard, ses parents affairés à des choses de grands, la petite s’amusait en répétant les pas de danses qu’elle avait appris dans la journée. Aèlys avait demandé à ses parents de l’inscrire aux cours de danse de l’école.
 


Et elle se débrouillait bien, la minette. Mais l’heure tournait et on lui demanda d’aller se coucher.



Kahei s’occupa de la border. La fillette avait insisté pour avoir une histoire et pour dormir avec sa maman. Il lui avait cédé. Une fois installée dans le lit conjugal, elle écouta avec passion le récit de chasseur de dragon parcourant le pays elfique à la recherche du dernier dragon. Aèlys en était friande et aimait écouter son père.

- C’est alors qu’arriva le légendaire Orzal. C’était un grand dragon à la robe d’argent et aux pupilles pourpres. Lorsque le héros l’aperçut, il sentit son courage le quitter. Il ne pouvait se résoudre à tuer une telle merveille de la natu…
- Papa ?



- Oui ma grande ?
- Pour tout à l’heure…Je suis désolée. J’ai bien vu que Maman et toi étiez tristes.
- Ne t’en fais pas, mon Ange.
- J’aurais voulu savoir une chose… demanda t’elle timidement.
- Je t’écoute.
- Pourquoi tu es parti quand j’étais bébé ? Tu ne m’aimais pas ?
- Oh ma chérie. Bien sûr que si ! Mais c’était compliqué. Papa était perdu.

Aèlys bailla. Cela arracha un sourire attendri à l’homme qui referma son livre.



La fillette ferma les yeux et s’endormit rapidement, sans demander son reste, rassurée par les paroles de son père.



Kahei remonta les draps sur les épaules de sa fille puis lui baisa le front.



- Bonne nuit mon Ange.

Et avec un dernier regard bienveillant, l’homme éteignit la lumière et sortit de la pièce. Aèlys, s’en le vouloir, avait remué un souvenir que Kahei aurait voulu oublier. Il n’était pas fier de sa fuite mais elle avait été utile. Par contre, il n’imaginait pas l’impact que cela eut sur sa fille. Il soupira et fila sans un mot se coucher lui aussi, dans le lit d’Aèlys.



Plus tard, dans la nuit, Aimée se sentit mal. Elle se réveilla, alluma la lumière puis se leva. Une main sur le ventre, elle étouffa un cri. Prenant son courage à deux mains, elle sortit tant bien que mal de la pièce et se glissa dans la chambre de son aînée afin de réveiller son époux. Kahei paniqua lorsqu’elle lui annonça ses contractions. Il était bien trop tôt. Sans plus attendre, il enfila des vêtements puis ils filèrent à l’hôpital, tout en laissant un petit mot à Aèlys.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 9:20

Episode 18 : Flocons, flocons



Spoiler:


- Hey Kahei !
- Hey Renaud !

Les deux hommes se saluèrent dans un rire. Depuis leur dernière rencontre, ils s’entendaient plus que mieux. Ils avaient fait table rase du passé et partaient sur une base scène.



Aujourd’hui était la fête des flocons. Les convives arrivèrent en même temps. Aimée avait invité Yuri et sa femme, Jon et Kahei son seul ami, Renaud. Il manquait une personne à l’appel : Roxie, mais cette dernière avait prévenu qu’elle arriverait plus tard. Le sourire était sur toutes les lèvres, pressés d’ouvrir les cadeaux.
 


On sonna à la porte. Les adultes trop occupés à danser, Aèlys se chargea d’accueillir le visiteur. Enfin, une visiteuse. Roxie venait d’arriver.

- Bonjour Mme Lin !
- Bonjour Aèlys, comment vas-tu ?
- Bien ! Dites… Jérémie n’est pas là ?
- Je suis désolée, il a attrapé un petit rhume. Je l’ai laissé à la maison.

La fillette fit la moue puis s’en alla devant la mine contrite de Roxie.



- Hey Roxie tu voilà enfin ! S’écria Aimée.
- Comme tu peux le voir. Où je dépose le cadeau ?
- Sur le tapis, dans l’entrée, avec les autres.



Aimée frappa dans ses mains, et appela tout le monde à se réunir dans le salon. C’était l’heure de l’ouverture des paquets.  Impatiente, comme tout enfant, Aèlys trépignait sur place. De bonne grâce, les adultes lui laissèrent le privilège d’ouvrir le bal.



Curieuse, elle prit toute même la peine de ne pas arracher le papier. Mais ses cris et ses sauts de joie arrachèrent des rires de l’assemblée. La petite venait de recevoir une magnifique maison de poupée tout en bois, cette même maison dont elle rêvait tant.



Ce fut le tour de Roxie qui se força à sourire. Apparemment le cadeau ne lui plaisait pas.  On ne gagnait pas à tous les coups.



Tout le monde passa, appréciant ou non son cadeau. Aimée et Kahei reçurent un cadeau en commun : un tableau. Alors que les adultes avaient repris leur discutions ennuyeuses, Aèlys s’approcha d’Elven, son ami qui la suivait depuis sa naissance. L’étrange créature n’apparaissait à qu’a ses yeux.

- Elven… Pour toi aussi, c’est la fête des flocons.
- C’est pour moi ?

Timidement, elle hocha la tête. La peluche s’empressa d’ouvrir la boite. La petite Vauganne avait économisé fort pour lui offrir une peluche. Ironie de la chose, cela fit sourire malgré tout Elven.



Les convives s’étaient bien amusés et partaient les uns après les autres. Ils avaient de la famille à visiter. Roxie elle, devait rentrer pour s’occuper de son fils, malade.



Le couple continua la fête, heureux du bon moment qu’il venait de passer.  



- Aimée, je ne te l’ai pas encore dit, mais tu es très belle dans cette tenue.
- Oh, merci mon amour. C’était une belle journée, tu ne trouves pas ?
- Oui. Tout le monde semble s’être bien amusé. Même Roxie et Renaud.
- Oui… J’espère qu’ils ne resteront plus longtemps en froid.

Cette remarque fait arquer un sourcil au brun qui colla son menton dans le cou de sa femme.

- Tiens … Tu ne critiques plus Renaud ?
- Tu sais, je ne l’ai pas beaucoup apprécié, plus jeune. Mais ça reste un gentil garçon malgré son défaut.
- J’espère qu’un jour, il comprendra ce que c’est qu’est le vrai bonheur,  ce qu’engendre l’amour et le fait de vivre avec l’être aimé.
- Je l’espère aussi. Conclut-elle en fermant les yeux.

Des pleurs résonnèrent dans la maison. Aèlys, derrière sous écran, cria après ses parents.

- Maman ! Papa ! On vous appelle !

Le couple sourit tendrement, puis se sépara.



Aimée se pencha au-dessus du berceau et prit son enfant entre ses bras. Elle lui caressa le visage amoureusement puis l’embrassa. L’enfant se débattit tout en babillant. Et oui, Aimée et Kahei avait eu un petit garçon qu’ils prénommèrent Nolan. L’accouchement se fit dans la douleur. Aimée eut du mal à s’en remettre, suite à une hémorragie interne. Mais le petit garçon respirait la vie, malgré ses deux petits mois d’avances.

- Alors mon chéri ? On a faim ?



Kahei s’était rendu chez Renaud, suite à son appel. L’homme avait besoin de lui parler. Kahei faisait le fort devant son épouse, mais la naissance si difficile de son fils avait sonné comme une alarme dans sa tête. Les conséquences étaient désastreuses pour sa femme, même si elle vivait plutôt bien. Aimée ne pourrait plus jamais lui offrir d’enfant. Notre jardinier allait alors chercher refuge auprès de son meilleur ami.

- Salut Kahei ! Alors ca va toujours ?
- Bien, comme tu le sais…
- Oui… Allez entres ! J’ai une surprise pour toi. Ca va te remonter le moral.

Intriguée, le brun entra sans  attendre.


Et ce qu’il trouva à l’intérieur le fit littéralement fondre.

- Un chiot !?
- Et oui, Violaine vient de mettre bas. J’ai pensé que ça te ferait plaisir.
- Tu as bien fait. Mais si tu me l’avais dit, j’aurais emmené Aèlys.  Elle nous réclame un chien depuis quelques mois. Cela fit sourire Renaud.



- Alors mon beau, viens un peu par ici.
- C’est une femelle.
- Mais tu ne t’entoures que de spécimen féminin ma parole !
- Que veux-tu… Je ne sais leur résister.

Les deux hommes partirent dans un fou rire.



Aèlys prenait son diner lorsqu’Elven se planta devant elle. Paniquée, la fillette regarda autour d’elle.

- Ne t’en fais pas, personne ne peut me voir.
- Justement ! Comme personne ne peut te voir, on me prend pour une folle à parler toute seule.
- Tes parents ne sont pas comme ça.
- Peut-être, mais ça les inquiéterait. Alors à la prochaine fois, ne vient me parler quand je suis dans ma chambre.

La poupée resta silencieuse devant cette demande. Elven était blessé par cette précaution. Aèlys était son amie, et la voir si méfiante lui serra le cœur.



- Ah… Aaaaaah



- … Atcchhhi



Aimée se passa un doigt sous les narines. La voilà qui éternuée maintenant. Elle se sentait fatiguée depuis quelques jours. Elle avait mis cela sur le couche de l’accouchement et l’avait assimilé à un simple coup de fatigue. Mais si elle se mettait à éternuer…


Kahei était rentré au même moment de chez Renaud. Il s’approcha de sa femme.

- Ca va mon cœur ?
- Oui, oui… Ce n’est qu’un petit rhume.
- Si tu ne vas pas mieux demain, tu files à l’hôpital.
- Je sais… Mais dis-moi… qu’est-ce que tu as dans ton dos ?



Le sourire de Kahei s’intensifia et celui d’Aimée s’illumina lorsque son mari sortit un magnifique bouquet de fleur blanche. La blonde apprécia ce geste et huma avec plaisir le parfum suave de ses fleurs.



Le lendemain, Aèlys s’en allait à l’école. Elle repensait à ce qu’elle avait dit à Elven. Elle s’en voulait. Elle avait été dure avec lui.



La petite était décidée à s’excuser mais la poupée resta muette et sous sa forme de jouet. Déçue et percluse de remords, Aèlys s’endormit difficilement, en proie de mauvais rêves.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 9:21

Episode 19 : Petite famille tranquille



Spoiler:


Les mois ont passés, le printemps arriva enfin. Aimée avait entreprit d’améliorer leur évier. Il était plus que temps car les fuites devenaient récurrentes.



Le petit Nolan avait grandi. Aussi brun que son père, Aimée espérait qu’un jour, leur fils lui ressemble. Sa naissance avait marqué un terrible événement doublé d’une joie immense. Elle ne pouvait plus concevoir alors le couple portait tous ses espoirs dans ce petit bout.



- Alors mon grand. On fait comme Papa : sur le pot ?

Aimée surprit cet échange alors qu’elle rentrait dans la chambre. Elle se mit à rire. Kahei la regarda, un peu honteux.

- Ton pot est quand plus évolué que ça, Kahei.
- Peut-être, mais un trou reste un trou.



Les journées étaient paisibles, et Aimée profitait de ses jours de congés pour se promener avec son fils. Le petit adorait la poussette. Cela rappela à la blonde qu’Aèlys adorait cela elle aussi, au même âge. Sa fille était grande désormais.

- Et si on allait chercher ta sœur à l’école, Nolan ?
- Lys !!!



De retour à la maison, Aèlys avait filé dans sa chambre pour bouder, enfin officiellement « faire ses devoirs » mais Aimée savait que sa fille lui en voulait d’être venue à l’école. Mais n’était-ce pas un privilège de mère que t’embêter ses enfants.

- Répètes après Maman : Aèlys
- Lys.
- Moui… Ça reste encore difficile. Alors essayes Maman !
- An !
- Chéri… J’y arriverais jamais.

Kahei qui venait d’entrer dans la pièce, s’installa aux côtés de sa femme puis fixa son fils.

- Papa ! S’écria l’enfant.

Ce mot exaspéra encore plus la blonde qui se leva dépitée. Pourquoi tous ces enfants prononçaient-ils "Papa" comme premier mot.

- Nolan, c’est bien mon grand. Mais si tu répétais ce que tu as dit ce matin ?
- Nolan aime Maman !

Aimée se retourna vivement, les larmes aux yeux, puis s’empressa de prendre son garçon entre ses bras, pleurant à chaude larme. Kahei ne put s’empêcher de rire.



Plus tard dans la semaine, un beau matin, Aimée venait de relever le courrier. Elle trouva sa fille à manger debout dans le salon. Elle s’arrêta un moment. Ce qui agaça son aînée.

- Quoi ?
- Tu sais que l’on a des sièges à la maison ?
- Aha ! Très drôle !



La mère dépassa la fille tout en riant devant l’air refrognée de cette dernière. Aèlys était devenue une belle jeune fille, mais elle était toujours bougonne. Aah l’adolescence. Aimée se souvenait très bien de la sienne. Ce fut à cet âge que sa vie prit un mauvais virage. Elle souhaita fortement que sa fille n’emprunte pas le même chemin qu’elle.

- Ne t’arde pas trop ! Le bus est déjà là.
- Merde !!
- Aèlys, ton langage !
- Désolée, M’man ! Je suis en retard !



Avec le printemps, Kahei avait repris son activité avec plaisir. Il appréciait son isolement parmi son potager. Cela lui permettait de se recentrer. Et son bonheur était à son comble lorsqu’Aimée jouait de la guitare.



La cloche résonnait dans la rue, sonnant la fin des cours. Aèlys s’étira sur sa chaise puis s’étala de tout son long sur son bureau tout en soupirant.

- J’en ai marre !

Une de ses camarades s’approcha. Aèlys lui offrit un petit sourire.

- Ça te dit de venir chez moi ? On pourra bosser sur l’exposé comme ça.
- Ça me va !



Cette amie n’était autre que Réjanne. Autant en primaire elle n’avait jamais pu se lier d’amitié avec qui ce soit. Les garçons l’embêtaient et lui tiraient ses nattes, et les filles se moquaient d’elle pour des raisons dont elle ignore l’existence, aujourd’hui encore. Elles travaillèrent en papotant de tout et de rien.

- Tu sais que c’est bientôt le bal du lycée ? Demanda Aèlys.
- Ouaip ! Je suis trop pressée d’y être.
- Ah…
- Pas toi Aèlys ?
- Pas vraiment… Tu sais comment je suis perçue à l’école.
- Bah laisse les parler. Ils comprendront plus tard.
- Passons. J’imagine que tu y vas avec euh…
- Denis. Oui, il me l’a demandé aujourd’hui.
- Et bien, voilà une seconde raison pour ne pas y aller. Pleurnicha Aèlys.
- Bah pourquoi ?
- Je ne vais pas m’amuser à faire plante verte à côté du buffet. Cela arracha un rire à Rejanne qui s’imaginait très bien la scène. C’est ça, rit ! Mais en attendant, je refuse de mettre les pieds à une fête où je suis sûre de m’ennuyer à mourir.
- C’est toi qui vois. Abdiqua la rousse, tout en haussant les épaules. Bon et si nous en revenions à notre cher Beethoven ?



Plus tard dans la soirée, alors que ses parents dégustaient le repas, Aèlys rentrait.

-  C’est à cette heure-ci que tu rentres, ma fille ?
- Pardon Papa. J’étais chez Rejanne pour un exposé.



L’homme se leva en entendant Nolan hurler.

- J’y vais. Aimée, tu règles ça ?
- Ne t’en fais pas. Aèlys déglutit. Assieds-toi Aèlys…
- Maman, je te jure ! J’étais chez Re…
- Tais-toi. Chose qu’elle fit sans attendre vue le ton de sa mère. Je ne mets pas en doute ton histoire d’exposé Aèlys. Mais avec ton père on était inquiet. On aurait aimé que tu nous préviennes. Tu sais qu’on a même appelé la police ?

Devant les propos de sa mère, l’adolescente se sentit mal et baissa la tête. Elle n’y avait pas pensé, insouciante qu’elle était.

- Désolée Maman… J’ai oublié.
- Oui, j’ai remarqué. J’espère que la prochaine fois tu le feras.
- Je suis pas punie ?
- Non, tu as de la chance, pour cette fois. Mais …
- Oui ! Promis ! La prochaine fois, j’appelle à la maison.



Plus tard, dans sa chambre, Aèlys peignait. A ses côtés se trouvait Elven. Lui aussi avait grandi. Etrangement, la poupée vivante suivant la croissance de sa propriétaire.

- Tu as eu chaud, tout à l’heure.
- Carrément. Mais en fait, ca prouve que mes parents sont cools.
- Peut-être, mais ne joues pas avec le feu.
- Oui, oui… Tu ne vas pas t’y mettre aussi, Elven ! Ronchonna Aèlys.

La poupée garda le silence, et se retourna pour regarder l’adolescente. Elle n’avait pas détourné les yeux de son tableau. Ce qu’il ne lui avait pas dit, c’était que lui aussi il s’était inquiété. Il avait même tenté de passer le pas de la porte, mais il ne put. Il s’était sentit si impuissant. Plus jamais il ne voulait vivre cela. Plus jamais…



Aèlys vit l’heure tardive, et décida d’abandonner son chevalet et d’aller se coucher. Ses journées étaient bien remplies, mine de rien.



Pendant ce temps, Kahei et Aimée se montraient toujours aussi passionnés.



Aimée était désormais choriste, et sortait à chaque représentation une magnifique robe aux allures grecques. Tout de noir vêtue, elle s’engouffra dans sa ferrari oups ! Dans le 4x4 d’un collègue.



Kahei profitait de sa dernière acquisition : un tout récent jeu de course. C’était le milieu de l’après-midi et Aèlys rentrait à peine des cours. L’homme venait de terminer ses tâches dans le jardin et avait besoin de se détendre. Pourtant, le repos n’allait pas durer longtemps. Peut-être qu’Aèlys avait refermé la porte trop bruyamment, ou que Kahei riait trop fort… Résultat : Nolan pleurait.

- J’y vais Papa.
- Raaaahhh mais c’est pas vrai ! Chauffards !!
- Mais de rien P’pa… soupira l’adolescente.



- Coucou petit Fripon ! Alors on a plus sommeil ?
- Lys !
- Dis donc, les parents t’ont appris à parler mais mon prénom, ça…
- Câlin, Lys !



- Oh, non ! Pas de câlin !

La blonde leva sa main et attaqua son petit frère.

- Chatouilles fatales !!! Vengeance !!!

L’enfant riait aux éclats. Il aimait beaucoup sa sœur. Elle jouait toujours avec lui, même si il écorchait son prénom. Cela avait une tendance à la faire râler. Et cela était son jeu favori.



Elven apparut. Ils avaient convenu avec Aèlys, que devant son petit frère il pouvait lui parler.

- Aèlys, j’aimerais te parler.
- Je t’écoute, fit-elle entre deux rires.
- C’est sérieux.



La porte émit un cliquetis puis s’ouvrit sur Aimée. Le visage d’Aèlys s’illumina d’un sourire et lança un regard complice à son frère.

- Nolan ! Regarde qui est rentrée ? C’est … ?
- Maman !!
- Coucou mon cœur. Alors tu t’amuses bien avec ta sœur ?
- Vii ! N’aime Lys !
- Non, c’est Aèlys, Nolan ! Aèlys ! S’empourpra l’adolescente. Maman ! Il le fait exprès, c’est pas possible autrement.
- Tant que tu réagiras comme ça, mon Ange, il en jouera. C’est ta réaction qui l’amuse.

La mère récupéra le petit et l’enlaça, tandis qu’Aèlys s’en allait en pestant.



Aimée déposa son fils sur le sol, afin qu’il puisse jouer avec ses jouets. Aèlys était toujours aussi ronchonne, elle espérait que ça lui passera. Son téléphone sonna. La femme décrocha.

- Oui ?
- Alors la vie est belle ?
- Pardon ?
- Souviens-toi de l’enfant que tu as perdu. Que tu as tué.
- Encore vous !



- Vous allez arrêter de m’appeler maintenant. Cela fait des années que cela s’est produit. J’étais jeune et c’était un accident. Je me suis assez condamnée pour cela. J’ai une vie, une famille désormais. Appelez ne serait-ce qu’une seule fois encore et je porte plainte.



Aimée raccrocha violemment. Son fils la regardait, tout en mâchonnant son jouet.

- Non, Nolan ! Ça ne se mange pas ça, voyons !
- Hihihi !
- Tu vas voir, Chenapan ! Rit Aimée.

Elle passa à autre chose. Elle le devait. Sa vie était devant elle. Son adolescence, loin derrière elle. Qui était cette personne, elle devait passer outre. Elle s’assit devant Nolan et se mit à jouer avec lui. Oui, oublier



Pendant ce temps, Aèlys avait rejoint son chevalet adoré. Elle aimait passer ses nerfs en peignant. Elle se vidait la tête en imaginant bien des choses.

- Tu voulais me dire quelque chose tout à l’heure, Elven ?
- Non… Ce n’est pas grave.

Elle l’observa un instant, haussa les épaules et reprit son œuvre.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Mione le Ven 7 Fév - 14:57

Je dois faire quelques commentaires... Premièrement, ce que je n'aime pas :

J'aime pas le fait que tout semble précipité... Dans une photo Aélys est bambine, dans l'autre elle est enfant et puis pouf elle est adolescente... Moi je m'y perd... Les personnages disparaisses, ré-apparaisse sans raison vraiment apparante, il manque beaucoup d'informations selon moi. Pourquoi Kahei était "amoureux" de Renaud ? Pourquoi Aimée était en centre ?

Aussi, dans une photo Kahei fait la cuisine, dans l'épisode 18 et il est tout rasé et dès l'image après (qui est pourtant la même scène), bah il a une barbe (qui lui va pas très bien le pauvre Kahei ^^') et moi ce genre de truc ça me mélange, car de un je ne reconnais plus les personnages (comme le changement de coiffure de Aimée j'étais comme "oO hein ?"), mais bon c'est ton histoire ^^'

Sinon, Aèlys est vraiment super mignonne ! Mais je n'aime plus vraiment Kahei, parce que c'est mélangeant sa vie et il est trop... je sais pas.. je ne l'aime plus.. pour Aimée, elle aussi est bizarre, mais c'est une maman attentionnée, je l'aime un peu plus qu'au départ en fait ^^'

C'est mignon comme tout, mais bon les commentaires positifs se répètent, mais j'aime leur petite vie ^^'
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 15:20

Coucou Mione. merci pour ton commentaire. Pour le coup de la barbe, je ne l'avais même pas remarqué. Une erreur d'inattention lorsque j'ai exploité l'image. Pour la narration des anniversaires, ca sera "mieux" narré mais bien plus tard. Je suis pas une fan des "anniversaires" qui selon, sont sans importance, tant qu'il y a un indicateur de temps dans la narration.

Pour la relation entre Renaud et Kahei, je la pensais claire, apparemment pas. Si je me souviens bien, j'avais fait en sorte que Kahei soit perdu dans ses sentiments et peur des responsabilités qu'implique le fait d'être père. D'où son "exil"... Il n'aime pas réellement Renaud d'amour. Il le croyait mais en fait non, il était simplement perdu. D'ailleurs Renaud le lui fait remarquer.

Pourquoi Aimée est-elle au centre ? En bien, si tu ne l'as pas encore lu, tu le sauras bientôt. Cela est normalement expliqué.

Edit : Après une petite recherche, tout est expliqué dans l'épisode 11 ^^
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Mione le Ven 7 Fév - 16:11

Ah ? Le truc de l'accident ? C'est pas Kahei ca ?
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 16:19

Le truc de l'accident ? Il est dit qu'Aimée a perdu un enfant a l'adolescence... Tu es sûre d'avoir bien lu ? XD
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Mione le Ven 7 Fév - 17:13

Oui oui ! Mais je ne pensais pas que c'etait ça qui l'avait envoyer en centre, je te dis je suis perdu dans tes affaires xD Trop d'info xD
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 7 Fév - 17:52

XD Et pourtant tu lis des romans XD Bref si tu as d'autres zones de flou, n'hésites pas
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 11 Fév - 8:26

Episode 20 : Mésaventures



Spoiler:


Ce fut enfin le week end et le soleil était au rendez-vous. Aimée profitait de ses rayons pour se recharger, tout en gardant secrètement espoir de bronzer un peu.



Malheureusement, Aèlys était condamnée à rester chez elle afin de terminer ses devoirs. Ah les joies de la scolarité. L’adolescente était si heureuse de les faire que ses parents ont dû user du chantage pour la convaincre.



En effet, Aèlys avait normalement rendez-vous avec Jérémie Lin. Ils avaient convenu de se retrouver chez lui. A peine le cahier refermé, la jeune fille avait couru (en taxi) chez son camarade. Mais elle trouva une maison vide à son arrivée. Inquiète, elle dégaina son téléphone et l’appela.
-
Aaah ! Pardon, Aèlys, j’ai oublié de te prévenir. Aujourd’hui j’ai dû aller chez mon père.
- Ah je vois…



- Ecoute, on peut se voir demain si tu veux, je dois rentrer dans l’après-midi.  
- Ok, pas de soucis. A demain, profites bien de ton père, fit la jeune fille.
- Merci. A plus !

Elle raccrocha, regarda autour d’elle. Le soleil était au beau fixe et il hors de question qu’elle rentre chez elle. Elle avait besoin de sortir un peu, loin de ses parents, loin de son frère. Elle était presqu’une adulte après tout. Elle prit donc le chemin du centre-ville. Marcher lui ferait le plus grand bien.



Elle arriva une heure plus tard, à l’autre bout de la ville, devant un petit restaurant familiale, qui avait bonne réputation auprès des jeunes de son lycée.



Elle tomba nez à nez avec l’un d’entre eux. Et non des moindres, c’était Gaël, le plus populaire de sa classe. Aèlys ne voulait s’avouer mais elle en pinçait pour le beau brun.

- Hey Aèlys !
- Salut Gaël.
- Qu’est-ce que tu fais ici ?



- Oh, c’est simple, je me promène.
- Tu viens souvent par ici ? J’ai pas souvenir de t’avoir déjà vu.

Aïe ! Non Aèlys n’avait pas pour habitude de sortir et de trainer, trop sérieuse dans sa scolarité et surtout, elle ne voulait défier ses parents. Elle avait leur confiance et se voyait mal la briser.



Elle resta un petit moment silencieuse devant ce beau garçon qui en faisait se retourner plus d’une.

- Aèlys ?



Elle se reprit tout en balbutiant.

- Ah euh, oui. Tu vois…

Gaël se mit à rire. La gêne de la jeune fille la rendait mignonne.

- D’accord, d’accord. Et si tu venais avec nous ?
- Nous ?



Aèlys regarda par-dessus l’épaule de Gaël et vit un autre garçon. Elle le regarda longuement avant de poser une question à Gaël.

- Qui est-ce ?
- Ahaha ! C’est vrai qu’il est plutôt discret. Voici Remy, mon ami d’enfance. Il est dans une autre classe.
- Aaah, c’est pour ça que je ne le reconnais pas.
- Sûrement ! Remy, viens un peu par ici.



- Je vais te dire une chose Aèlys. Remy est un peu spécial.
- Spécial ?
- Oui… Il s’approcha de son oreille et lui chuchota. Il fantasme sur les blondes.



Aèlys perdit son sourire, et se mit à rougir. Remy lui tendit une main, qu’elle serra fébrilement, tandis que Gaël souriait.

- Je suis Remy.
- Aèlys.
- Salut, j’espère que ce débile de Gaël ne t’as pas dit n’importe quoi sur moi.
- Euh… Non, non.
- Dites, les gens. J’ai une petite faim. Pas vous ? S’enquit Gaël.

L’estomac de Remy se manifesta, créant l’hilarité chez les garçons. Celui d’Aèlys ne tarda à lui faire écho, ce qui redoubla l’hilarité générale. Ils décidèrent d’investirent le restaurant et d’y manger.



Pendant ce temps, à la maison, Aimée était parti travailler. Kahei était donc seul avec Nolan. Ils avaient l’habitude d’être entre homme, et Kahei remplissait sa fonction de père avec brio.

- C’est mon fils, ça ! Hein ?!
- Papa, arrêtes !
- Non, Papa va continuer de te chatouiller. Papa aime torturer son fils chéri.

Le bambin rit plus intensément. L’adulte regarda l’horloge. Il était bientôt 21h et Aèlys n’était toujours pas rentrée. Il commençait à s’inquiéter. Que pouvait-elle bien faire ?



Et bien, elle s’adonnait à une activité très saine. La fouille de poubelle.



En fait, non. Elle se ravisa, l’odeur étant insupportable. Mais surtout qu’elle fut interrompue par Gaël.


Gaël lui fit face, et offrit fébrilement un bouquet de fleur à la demoiselle. Aèlys le fixa, surprise, puis accepta sans trop savoir quoi dire.

- Aèlys… Tu sais… ce que j’ai dit sur Remy tout à l’heure…
- Tout à l’heure ?
- Comme quoi il fantasmait sur les blondes. En entendant cela, elle se mit à rougir. Et bien, je … Il rougit à son tour.
- Ça ne va pas, Gaël ? S’inquiéta Aèlys. Le garçon secoua la tête rapidement.
- Non, non ! Je vais très bien. Voilà… Aèlys, tu me plais beaucoup. Tu accepterais de m’accompagner au bal du lycée ?



La demoiselle vira au cramoisie et fixa ses pieds. Elle ne s’attendait pas à ça. Surtout pas à ça. Elle trouvait le garçon gentil, mignon, mais il avait un je-ne-sais quoi de dérangeant dans sa façon d’être. Le cœur lourd, elle lui donna sa réponse.

- Gaël, tu es gentil mais… je ne crois pas qu’entre nous ca collerait.
- Alors c’est non ?
- J’en ai bien peur… Désolée…
- C’est ça. Vous dites toujours ça… « Désolée » ! Désolée de quoi d’abord ? De nous lancer de l’espoir pour ensuite mieux nous piétiner le cœur ?!
- Mais…
- Aèlys, je te croyais différente. Mais en fait t’es une vraie s…
- Hé Gaël ! Fais gaffe à ce que tu dis.
- Remy, te mêles pas de ça !

Aèlys sentit les ennuis arriver. Alors que les deux amis se disputaient, elle s’esquiva sans demander son reste. Les garçons… Plus jamais elle ne s’y intéresserait. Ils amenaient bien trop de problème et avait une certaine propension à se faire des films.



La nuit était paisible, et la plupart des habitants de la maison dormaient. Kahei allait éteindre la lumière lorsqu’il entendit un bruit dans le salon. Méfiant, et un peu apeuré, il fallait bien l’avouer, le brun entrebâilla la porte de sa chambre et se faufila jusqu’au salon. Sa surprise fut des plus magistrales lorsqu’il aperçut …



… Un voleur s’enfuir de sa maison.



Paniqué, il ne trouva rien de mieux que d’hurler après ce criminel. Mais l’intrus n’en eu cure, et pris la poudre d’escampette.



Kahei s’élança à sa poursuite, mais trop tard, le criminel avait déjà disparu. Dépité, le jardinier se résolu à appeler la police, pour qu’elle puisse faire un constat.



Une heure après, un agent arriva et se présenta devant un Kahei furibond.

- Gendarmerie nationale, Monsieur. Nous avons reçu un appel pour vol.
- Non, mais c’est à cette heure-ci que vous arrivez ?! Ca fait plus d’une heure que j’ai appelé! Vous ne trouvez pas qu’il y a de l’abus ?!
- Monsieur, je vous demanderais de vous calmer.
- Me calmer ?! Il en est hors de question ! J’ai investi dans un système de sécurité que votre gendarmerie promeut et regarder le résultat : une gazinière et un de mes tableaux –une photo à laquelle je tenais énormément- m’ont été volé, sans que l’alarme ne se déclenche ?! Vous trouvez ça normal ?!
- Calmez-vous. Je veux bien vous croire, Monsieur. C’est un fâcheux incident. Si vous me permettez d’entrer chez vous que je constate.

Kahei soupira et laissa entrer l’agent mais cela ne l’empêcha pas de pester tout le long. Ce n’est pas tant les objets volés qui le peinait, c’était surtout la sécurité de sa famille qui fut compromise.



La police partit, Kahei avait toujours les nerfs à vif et ne trouva pas le sommeil. Dépité et résigné à passer une nuit blanche, l’homme de la maison s’installa à son chevalet. Demain il devra aller chercher une nouvelle gazinière…
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 11 Fév - 8:26

Episode 21 : Dans la peau d’une jeune fille



Spoiler:


- Groumm…

Ce fut le premier mot que prononça la jeune fille.  Elle était si bien sous les draps, et n’avait aucune envie de décrocher. Elle s’engouffra plus au fond de son lit, la couette sur le nez. Mais un ami bien intentionné préféra allumer la lampe de chevet et la secouer légèrement.

- Ton téléphone.



Agacée, l’adolescente se redressa d’un bond, tout en pestant après Elven.

- J’ai entendu ! Merci ! Et si je n’avais pas envie de répondre ?

La poupée la scruta un moment, puis s’en retourna à sa forme de jouet. Aèlys se prit le visage dans la main, tout en laissant un interminable soupir s’échapper de ses lèvres. La journée allait être rock’n’roll. De mauvaise grâce, elle se dégagea de ses couvertures et se dirigea vers la cuisine.



Elle y retrouva son père qui arborait un air las et fatigué. Ses gestes étaient lents et alanguis. Inquiète, Aèlys l’observa tout en s’installant en face de lui.

- Tout va bien, Papa ?

Le jardinier redressa la tête, fixa sa fille d’un œil vide puis retourna à son activité. L’adolescente sourit malgré elle et entama à son tour le petit déjeuner. Apparemment, il y avait plus mal luné qu’elle.



Un peu plus tard, alors que Kahei occupait la salle de bain et que la jeune fille attendait son tour, elle intercepta sa mère qui sortait de la chambre de Nolan.

- Dis M’man, je peux sortir aujourd’hui ?
- Tu n’es pas déjà sortie hier ?
- Si… Mais je dois retrouver Jérémie.
- Oh, tu vas chez Roxie ? Sa fille lui fit signe que oui. D’accord, mais tu ne rentres pas trop tard, ce soir c’est l’anniversaire de ton frère.
- Promis. Oh et autre chose, tu sais pourquoi Papa est un zombie ?
- Il dit qu’il n’a pas pu fermer l’œil de la nuit. Il y aurait eu un voleur cette nuit ?
- Dans la maison ? Et l’alarme ?
- Justement, je vais y regarder aujourd’hui. Elle n’a pas l’air au point.

La demoiselle regarda sa mère partir, le coude sur le dossier du fauteuil. Elle avait une preuve que son sommeil était de plomb. Elle reporta son attention sur l’ordinateur et ses yeux s’agrandirent lorsqu’elle vit l’heure.

- Papa !! Dépêches toi !!! Je suis déjà en retard !!



Aèlys venait de battre le record de la rapidité féminine dans la salle de bain. Elle n’était pas du genre à y rester des heures. Mais tout de même, se laver, se sécher, s’habiller et se brosser les dents, le tout en 10 min… Elle arriva donc chez les Lin avec une petite demi-heure de retard. Elle sonna à la porte et se fit accueillir par Jérémie qui ne trouva rien de plus original que de la saluer en chantant.

- Yo, yo, yo Aèlys ! Comment va ?
- Va falloir revoir tes rimes. Se moqua-t-elle.

Cela arracha un sourire au jeune homme qui l’invita à entrer.



- Tu peux me dire pourquoi tu es en retard ?
- C’est pas ma faute, mon père a monopoliser la douche.



- Tiens, ça m’étonne de lui.
- Faut dire qu’il a passé une sale nuit. Apparemment on s’est fait cambrioler.
- Sérieux ?
- Ouais. Et le plus drôle : l’alarme ne s’est pas déclenchée.
- Super utile.
- Je te fais pas dire. Et ta mère, elle est pas là ?



Jérémie se gratta le haut du crâne, un peu gêné.

- Elle vient de partir. Tu la loupe de peu.
- C’est dommage. Tu la salueras de ma part et celle de ma mère.
- Pas de soucis. Sinon, encore désolé pour hier. J’avais oublié.
- Ne t’en fais pas. Ça s’est bien passé avec ton père ?
- Bah c’était pas super réjouissant.



Etonnée et peinée par l’air abattu qu’il emprunta, elle osa à peine lui demander pourquoi.

- Pourquoi ?

Oui, à peine.

- Tu connais un peu la réputation qu’il a.
- Oui… Ma mère pense que Renaud n’est pas sérieux et qu’il fait du mal autour de lui.
- Elle n’a pas tout à fait tort. Bref, je le voyais pour la première fois depuis des années. On s’est bien marré mais je ne sais pas… J’attendais autre chose.



Aèlys commença à imiter des enlacades poignantes en grossissant sa voix.

- Mon fils ! Comme tu es devenu beau et fort ! Ton père est fier de toi, viens dans mes bras !
- C’est ça, moque toi. Tu sais pas ce que c’est de pas avoir de père.

L’adolescent n’avait pas tout à fait tort, car Aèlys, son père, elle l’avait avec elle depuis sa naissance, même s’il avait loupé les premiers mois de sa vie. Kahei était toujours avec elle à la guider, à la punir et à la guider.
La journée se passa sans encombre. Ils riaient, jouaient, s’amusaient comme les deux adolescents qu’ils étaient.  



La nuit était arrivée rapidement. On ne voit guère le temps passer lorsqu’on s’amuse, comme l’expliquait si bien Einstein avec sa théorie de la relativité.



Aèlys fixa son ami qui sans quitter les yeux du ciel étoilé lui demanda :

- Quoi ?
- Non, rien.
- S’il y a rien, me regarde pas.



La blonde soupira et reporta son regard sur le ciel. La nuit était paisible, fraîche et le ciel dégagé. Un lourd silence s’était immiscé entre les deux amis. L’une était gênée pour son comportement plus tôt dans la journée, l’autre était en pleine bataille émotionnelle.
 


La nature fit la chose docilement. Aèlys posa sa main sur celle de son ami. Chose qui l’étonna un peu mais avec un regard complice, ils se rapprochèrent.



Lui, s’approcha plus encore et fit en sorte que seule la jeune fille puisse l’entendre. En même temps, qui pouvait les écouter ? Ils étaient seuls.



Aèlys eut un immense sourire. Elle était bien avec ce garçon, contrairement à la vieille. Elle était naturelle, légère et surtout à l’aise.



Cependant, elle n’éprouvait rien de spécial pour lui. Il était un simple ami avec qui partager des choses et de bons moments.



- La ! Tu as vu ?
- Oui ! Elle était immense !
- Tu as fait un vœu ?



Elle ne dit mot et se contenta d’hocher la tête. Son vœu était simple : elle voulait que rien ne change dans sa vie, jamais.



Chez les Vauganne, pendant ce temps, l’heure n’était pas aux rêves. Mais à l’impatience. Papa Vauganne s’impatientait, tandis que Maman essayait de relativiser.

- Tu es sûre de le lui avoir rappelé ?
- Oui ! Combien de fois je vais devoir te le répéter ?
- Mais elle n’est pas là.
- Je sais, elle ne va pas tarder à arriver.
- Maman, le gâteau. Ronchonna Nolan.

En effet, les bougies commençaient à couler sur le gâteau. Aimée soupira.

- On commence sans elle.



Les adultes se mirent à chanter en cœur cet hymne approprié pour ce rite annuel. Le bambin souffla maladroitement sur les bougies, crachotant un peu.

- Bon anniversaire, mon cœur.



- Et maintenant, au lit, garnement !
- Non, je suis un grand.
- Même les grands doivent se coucher tôt.

Le bambin emprunta une mine boudeuse, sous les rires de ses parents. Aimée regarda derrière elle et d’un regard demanda à son mari de ranger le gâteau.

- Et pour Aèlys ?
- Elle sera privée de dessert.
- Sérieusement, Aimée…
- Laisse-la vivre sa vie.
- Pour qu’elle tourne mal ?

Aimée soupira. Quand il s’agissait de leurs enfants –notamment leur fille- Kahei devenait intransigeant.

- J’irais lui parler demain. Va te coucher Kahei, tu tombes de fatigue.
- Mais le gâteau ?
- Je m’en occuperais.

L’homme l’embrassa sur la joue pour la remercier, il fit de même à son fils qui somnolait dans les bras de sa mère puis alla se coucher.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 11 Fév - 8:31

Episode 22 : A qui le tour ?


 
Spoiler:


Kahei venait de sortir du restaurant huppé de la ville. Le cuisinier en chef lui avait commandé une énorme quantité de légume et fruit frais.  Le soleil commençait à décliner et cette lumière raviva le cœur du jardinier. Il décida de sortir son carnet de dessin, une nouvelle acquisition.



Tandis qu’Aèlys sortait du lycée. La jeune fille ne se sentait pas à l’aise. Lorsqu’ils s’étaient quittés, la veille au soir, avec Jérémie, ce dernier l’avait invité au bal du lycée. Elle s’était vue refuser. Elle n’adhérait pas à ce système où l’on obligeait les gens à venir accompagner. Enfin c’était plutôt une excuse qu’elle avait fourni à ses parents. Ce bal ne l’intéressait pas car elle était un peu l’originale de l’école. Bref, elle avait donc quitté le lycée en laissant ses camarades à la fête.



Alors qu’elle peignait, sa mère toqua à la porte et entra sans attendre. L’adolescente aurait bien répliqué, mais elle se savait en position de faiblesse. Elle avait loupé l’anniversaire de son cadet. Cependant, elle ne daigna pas se retourner pour faire face à sa mère.

- Ma chérie, il faut qu’on parle.
- Si c’est pour hier… Je suis désolée, je n’ai pas vu l’heure.



- Pas d’excuses ?
- Non. Tu préférais que je mente.
- Non. Et bien, tu es privée de sortie pendant une semaine.

Sa fille ne dit rien, se contentant de peindre. A croire que la sanction ne la touchait pas.



Aimée quitta la pièce pour s’installer dans le salon. Comment Aèlys pouvait être aussi… aussi stoïque. A son âge, l’adulte aurait crié, piquer une crise, défié l’autorité parentale. Mais pas elle. La femme soupira. Cela démontrait la maturité de son aînée. Elle allait bientôt devenir adulte. Aimée était mitigée entre la fierté et la colère.



- Aèlys, ça ne va pas ?
- Si, Elven… Tu peux me laisser tranquille ?
- Mais…
- S’il te plait.

La poupée resta là, les bras ballants, exprimant toute son impuissance. Son amie semblait déprimer. Elle se couchait sans même manger.



Kahei venait de rentrer de sa livraison et trouva son fils attablé. Le petit salua chaleureusement.

- Papa !
- Coucou fiston ! Alors cette première journée d’école ?
- C’était super ! Je me suis fait plein de copain.
- C’est vrai ?
- Oui, bon y’a presque que des filles dans ma classe, mais elles sont plutôt sympa.



Nolan baissa le regard puis resta silencieux. Kahei le remarqua.

- Qu’est-ce qu’il y a mon grand ?
- C’est Aèlys…
- Qu’est-ce qu’elle a encore fait ?
- Rien, Papa. Rien… Dis, tu crois qu’elle ne m’aime pas ?
- Mais qu’est ce qui te fait penser ça, Nolan ?
- Elle a loupé mon anniversaire et aujourd’hui je ne l’ai même pas vu.
- Mon grand, ta sœur t’aime. Tu te souviens qu’elle s’occupait de toi.
- Oui, c’est vrai.
- Pour ton anniversaire, elle avait des préoccupations de jeune fille. Tu comprendras plus tard. Mais ne t’en fais pas, ta sœur t’aime.



Rassuré et fatigué de sa première journée en tant que petit garçon, l’enfant s’endormit rapidement.



Ce matin-là, Aèlys était bien mieux lunée. Elle avait dormi ses 7h syndicales, les dépassants même de 3h. Elle regardait une émission abrutissante de bon matin. Elven vint la rejoindre, heureux de la voir si souriante.



Un peu plus dans la pièce, les deux hommes de la maison appréciaient leur petit déjeuner sous les rires d’Aèlys.



- Dis Papa ?
- Oui ?
- On a les moyens pour une voiture ?
- Tu m’expliques le fond de ta pensée ?
- Et bien, je vais bientôt être majeure et j’aimerais bien apprendre à conduire.
- Mais on a déjà une voiture, tu sais ?
- Oui, mais je voudrais la mienne.
- J’en parlerai avec Maman.
- Merci Papa !
- Ne t’emballes pas, c’est pas encore fait. Et tes devoirs ?



La jeune fille ne les avait pas encore terminés, buttant sur une simple question. Le père et la fille passèrent plus d’une heure à débattre sur la logique de la question, chacun ayant la sienne.



Aèlys, voyant que ça ne l’a mènerait nulle part, abdiqua dans le sens de son père.

- On commence les leçons ?
- De ?
- De conduite.
- Oh ! Merci Papa ! Merci !



Kahei enseigna les rudiments de la conduite à Aèlys. Le crépuscule naissait et la jeune fille avait bien progressé.



Mais tout le monde n’était pas sage aujourd’hui.

- Nolan ! Où tu étais passé ?
- Mais Maman…
- Réponds !!
- Dehors…
- Non, tu n’étais pas dans la cour.



- Je suis allé au parc.
- Sans me demander l’autorisation ? Sans me prévenir ?

Le petit baissa la tête, honteux. Il n’avait rien fait de mal, il était simplement allé jouer.

- J’ai rien fait de mal.
- Si ! Tu m’as inquiété ! Et c’est suffisant pour que tu sois puni. Tu ne sortiras pas de la maison jusqu’à nouvel ordre.
- Quoi ? Mais tu n’as pas le droit ?!
- Oh que si ! Je suis ta mère. Et maintenant, à table. Tu te laves les mains
- Mais…
- En silence !



Chose qu’il fit, la tête basse. Aimée n’aimait pas punir ses enfants. C’était contre sa philosophie de vie, mais dernièrement, ils n’arrêtaient pas de faire n’importe quoi, lui usant les nerfs.



Tout le monde était rentré. Aèlys s’était directement installé devant la télé. Kahei se remplissait l’estomac, tandis qu’Aimée remplissait la tête de son fils.

- Tu vois, ici tu dois mettre un –e, car c’est une fille qui parle.
- Maman, je suis fatigué.
- Ta ta ta ! Tu n’avais qu’à les faire plus tôt.
- Mais…
- Nolan, tu as préféré jouer, maintenant tu assumes et tu fais tes devoirs.

L’enfant soupira puis de mauvaise grâce se remit à la tâche.



- Maman ! S’il te plait. Ma maman que j’aime fort.
- Oui ? Fit Aimée, méfiante.



- Tu peux enlever la punition ?
- Et pourquoi je ferais ça ?



- Parce que tu m’aimes ?
- Hin, hin ! Ce n’est pas suffisant.
- Je t’aime ?



Cela arracha un sourire à Aimée.

- Mon cœur, ce n’est pas suffisant. Je t’ai puni pour une chose : car je me suis inquiétais.
- Je comprends…
- Tu es sur ?
- Oui, Maman. Promis, la prochaine fois je te demande avant d’aller jouer.



- Bien.
- Dis… Tu veux bien me lire une histoire, Maman ?
- Euh… Tu ne préférais pas ton père ?
- Il dort déjà Papa.
- Ah… D’accord, mais je te préviens je ne suis pas très douée.
- Merci Maman.



Aimée s’en sortit assez bien. Parfois, elle oubliait de mettre le ton mais Nolan appréciait les efforts qu’elle faisait.



- Maman…
- Oui ?
- C’est quoi l’amour ?

La question surpris la mère qui regarda avec de grands yeux son fils. Elle referma son livre et tenta de trouver des mots simples.

- Ce n’est pas facile à expliquer, tu sais. Il hocha la tête. Bon, et bien, l’amour c’est quand deux êtres éprouvent des sentiments très fort l’un envers l’autre.
- Oui, ça je sais ! Mais qu’est-ce que ça fait ?
- Cela dépend des gens. Pour moi, j’ai envie que ton père soit simplement à mes côtés. J’ai besoin de le sentir présent.
- Pourquoi ?
- Ça me rassure, je dirais.
- Alors l’amour c’est comme une couette ?

La comparaison arracha un rire à la femme. Il n’avait pas tort. Pour l’enfant qu’il était, la couette était son bouclier contre les démons du mauvais rêve et du froid.



Nolan laissa ses yeux se fermer, bailla à s’en décrocher la mâchoire. Aimée remonta le draps sur ses épaules et lui baisa le front.



- Bonne nuit, mon cœur.

Elle regarda autour d’elle. Kahei dormait à poing fermé. Elle soupira et sortit de la pièce.

- Me voilà condamnée à dormir dans le lit de Nolan…
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 11 Fév - 8:32

Episode 23 : A l'approche de la majorité




Spoiler:


Nouvelle acquisition chez les Vauganne : Un four traditionnel. Kahei, férue de petit-déjeuner, s’empressa de l’essayer au petit matin. Il sifflotait tout en préparant la pâte à pain.
 


La chaleur du four le réchauffa tandis que le pain cuisait. L’odeur qui s’en dégager réveilla la maisonnée, tout en la mettant de bonne humeur.



Kahei profitait de la nature autant que faire se peut. Mais détrompez-vous, il n’est pas seul.



Aèlys n’est pas loin,  elle fouinait sur le sol, à la rechercher de graine. Que voulez-vous, son père avait de quoi s’occuper, mais elle ? Comme ils s’étaient retrouvés ici ? Réponse toute simple, alors que Kahei formait Aèlys à la conduite, il vit ce charmant cadre et avait ordonné l’arrêt du véhicule. Résultat : voilà déjà une heure qu’il était ici.



Le soir venu, la vie reprenait son cour. Aimée s’en allait travailler, Kahei peignait, Nolan jouait et Aèlys…



- A toi que mon cœur submerge. Chantons ! Chantons !
- S’il te plait, Elven… Tu pourrais te taire un peu ?
- J’ai bien le droit de chanter !
- Pas maintenant en tout cas.
- Tu n’avais qu’à les faire plus tôt tes devoirs.
- On voit bien que tu n’auras jamais ce fardeau.

La poupée haussa les épaules et reprit son chant.



- Pitié !! Si au moins tu chantais juste !
- La rosée sur ta joue, reflète mes mots. Ah que notre amour est beau !
- Et si tu revoyais ton lyrisme aussi...



Une fois ses devoirs terminés, et son supplice achevé, elle décida de se distraire en regardant un peu la télé. Elven la suivit et se posta devant elle. Ennuyée, elle lui demanda de se pousser.

- Je veux te parler.
- Elven… Chuchota-t-elle en regardant derrière elle.
- Moi on ne peut pas m’entendre. Tu peux toujours m’écouter. Aèlys hocha la tête.
- J’ai envie de devenir humain.
- Hein ?!!

Kahei sursauta et regarda sa fille.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Rien Papa. C’est la télé.
- D’accord. Je sors un moment. Si tu me cherches, je suis dans la cour.
- D’accord.

L’adolescente attendit que la porte se referme derrière son père puis reporta son attention sur son ami.



- Tu trouves ça drôle peut être ?
- Non mais Aèlys, je suis sérieux.
- Même si c’était possible, tu te crois prêt à vivre comme un humain Elven ?
- Bien sûr ! Pourquoi je n’y arriverai pas. Tu le fais bien toi.
- C’est pas pareil. Je suis née humaine, on m’a élevé depuis ma naissance. On m’a appris comment survivre dans ce monde.
- Et bien tu m’apprendras !
- Elven… Elle se prit la tête entre les mains. Ce n’est pas si simple.
- Aèlys, je ne t’ai jamais rien demandé. Fais le pour moi. Au nom de notre amitié.

Ces propos firent réfléchir Aèlys, qui hocha la tête en signe de résignation.

- Je vais tâcher de me renseigner. Mais par pitié, évite de me faire passer pour une folle et surtout, surtout !! Arrêtes de chanter !



L’automne touchait à sa fin. Les enfants allaient tous deux bientôt grandir. La famille Vauganne vivait bien et était loin des soucis matériels.



Ils profitaient de la console. Elle n’était pas dernier cri, mais elle restait satisfaisante pour distraire enfant et parent.

- Je vais gagner ! Chanta Aimée.
- Naaann ! Vite Nolan ! Allions nous  pour occire l’ennemi
- Ça marche ! Prends ça, vilain dragon ?!
- A l’attaque mes braves soldats !
- Euh… Dois-je vous rappeler que nous jouons à un jeu de course ?
- Maman ! Tu gâches tout ! Pesta l’adolescente.

Kahei qui assistait à cet échange, du fond de la pièce, à peindre tranquillement, ne put s’empêcher de rire devant la bonne humeur générale.
 


Plus tard, dans la soirée, Aèlys avait rendez-vous avec une amie. Cette dernière l’avait contacté car elle avait besoin d’un cours de notre adolescente. Elles se donnèrent rendez-vous devant la mairie de la ville.



- Coucou Clara !
- Bonsoir Aèlys. J’espère que je te dérange pas…
- Non, ne t’en fais pas. C’était bien le cours d’histoire sur la guerre d’indépendance simsienne?
- Oui, celle-là même. C’est fou ça, pas moyen de remettre la main dessus.
- Tu ne l’as pas prêté à quelqu’un ?



Clara prit la peine de réfléchir et poussa un cri d’exclamation.

- Ah ! Mais si !! Ah Jérémie ?!
- Mystère résolu ! Quel incapable quand même.
- Ce n’est pas grave.
- A tout lui passer, il va devenir imbuvable. Ne le dorlote pas autant. La prévint Aèlys.



La deuxième blonde rit avant de lui répondre :

- Ne t’en fais pas. L’amour fait passer des choses mais certaines restent difficiles à « passer » comme tu dis.
- L’amour ?
- Oui, nous sortons ensemble. Je te l’ai pas dit ?
- Nan !! Et lui non plus d’ailleurs !
- Mais que va-t-on faire lui…
- Je me demande encore !

Les adolescentes repartirent dans leur rire. L’horloge sonna. Elle salua Clara puis fila jusque chez elle. Ce soir c’était l’anniversaire de son frère, elle n’allait pas commettre à nouveau l’erreur de le loupé.



Les bougies soufflées, les enfants couchés, le couple se noua à nouveau avec une vieille habitude : la danse.

- Tu te rends compte, mon amour ? Nolan est un parfait petit homme maintenant. Dit fièrement Aimée.
- Ne va surtout pas l’appeler comme ça. Il risquerait de se vexer. Plaisanta son époux.
- Je ne peux m’empêcher de le voir encore comme un enfant. Ce me semble si proche l’époque où l’on changeait encore ses couches. Elle poussa un soupir. Ça me manque tout ça.
- Je sais chérie. Je sais que tu aurais tant voulu d’un autre enfant.
- Oui mais… Elle secoua la tête. Oublions. Je n’ai plus à espérer  qu’Aèlys se trouve un beau mari et qu’elle remplisse la maison de petite tête blonde.



Ils terminèrent leur danse. Kahei se pencha sur la joue de sa femme pour la baiser chastement.

- Je t’aime.
- Moi aussi, Kahei… Comme au premier jour.
- Comme au premier jour.

Cette phrase était devenue leur devise. S’aimer comme au premier jour était leur façon d’oublier les évènements qu’ils avaient pu vivre, bon comme mauvais.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 11 Fév - 8:33

Episode 24 : Ceci n'est que le commencement




Spoiler:


Retour du lycée. Et oui, notre Nolan avait bien grandi et était devenu un magnifique jeune garçon. Mais après les festivités, dur retour à la réalité. Les devoirs. Ce fut en traînant les pieds qu’il s’y mit, sous le regard intransigeant de sa mère.



- C’est pas juste… Aèlys, elle, elle les fait pas.
- Ta sœur fête son anniversaire aujourd’hui.
- Ouais, ben moi j’ai dû quand même les faire.
- Nolan, on en a déjà discuté. A la différence de ta sœur, tu continues l’école.

L’adolescent soupira puis commença les exercices.



De l’autre côté du mur, Aèlys avait entendu l’échange. Cela la fit bêtement sourire. Elle allait enfin être débarrassée de cette corvée.  Aller à l’école ne la déranger pas mais c’était ce surplus de travail communément appelé devoirs, qu’elle exécrait.



Les corvées faites, la famille décida de se réunir autour d’un jeu vidéo. Notre trio habituel ne changeait en rien ses habitudes.

- Maintenant que je suis plus grand, je vais vous rétamer !
- C’est ce qu’on va voir. Se provoquèrent les adolescents.
- Hey, doucement ! N’oubliez pas qui est là ?
- Maman, laisses la place aux jeunes ! Répliqua Nolan

 

- C’est ce qu’on va voir !

Kahei regardait l’échange avec enthousiasme. Ils étaient heureux tous les quatre. Une harmonie créait grâce à Aimée et lui-même.

- Doucement les enfants, ménagez votre mère.
- Papa, elle nous a jamais ménagé.
- J’approuve ! J’vois pas pourquoi on en ferait autant !



L’heure sonna. Aèlys allait enfin passer à l’âge adulte. Tout le monde était là, même Elven. Le moment était parfait.



- Bon anniversaire ! S’écria Kahei.
- Joyeux anniversaire, mon ange.

Mon ange… Cela faisait bien longtemps que ses parents ne l’avaient employé. Ce petit surnom affectueux de son enfance. Cela serra le cœur d’Aèlys. Cela représentait tant de chose : l’amour de ses parents, son enfance. Ce qu’elle laissait derrière elle.



Son petit frère qui la charriait si souvent, mais qu’elle aimait. Elle regrettait encore plus maintenant le fait d’avoir loupé ses premiers anniversaires. Elle fut une mauvaise sœur. Elle se promit de ne plus jamais faillir.



Oui. Être adulte c’est prendre ses responsabilités et assumer ses actes. Ce fut gorgé de ces sentiments et ces convictions qu’Aèlys passa le cap. La voici devenue une superbe jeune adulte, prête à entrer dans la vie.



Au petit matin, la maisonnée s’éveillait doucement. Avec le passage à l’âge adulte de l’aînée, toute la famille était sur le pied de guerre car aujourd’hui il y avait…

- Aèlys !!! Lèves toi ou tu seras en retard à ta remise des diplômes !!



On ne change pas du tout au lendemain. Aèlys était peut être majeure mais le réveil était toujours aussi difficile. Même plus compliqué. Ce fut en grommelant qu’elle rejoignit ses parents pour déjeuner.

- Alors ma grande ? Prête ?
- Groum…
- Laisses Kahei, tu sais bien que tant qu’elle n’a pas pris sa douche, elle ne décroche pas un mot.
- Notre fille est un ours.
- Mais un fort joli ours.

L’ours en question se retourna vivement et décocha un regard furibond à ses parents qui rirent devant sa réaction. Elle n’avait pas changé et cela les rassurait.



Prêts et parés, les Vauganne s’engouffrèrent dans leur voiture et filèrent jusqu’à la mairie, lieu où se déroule la cérémonie.

- Ça va, ma chérie ? Pas trop stressée ? S’inquiéta Kahei.
- Mais Papa, c’est bon ! Combien de fois je vais devoir te le répéter…



- Aèlys, tu n’arriveras pas à le raisonner. C’est un vrai Papa poule ! Plaisanta la mère.
- Ouais, ben Papa c’est gentil de t’inquiéter mais y’a pas de raison. J’ai toujours eu de bonne note à l’école.

Kahei bougonna dans son coin en fixant l’extérieur par la vitre. Cela instaura l’hilarité générale.



Ils y avaient bien entendu d’autres jeunes qui arboraient fièrement leur tenue de cérémonie.  Nous retrouvâmes Gaël.



Ainsi que Rémy et une autre camarade de classe d’Aèlys. Ils étaient tous très beaux et fier de leur réussite. Le maire les invita à entrer dans la salle. Ce fut le cœur battant que les jeunes y pénétrèrent.



Comme elle l’avait prédit, aucun souci à se faire. Aèlys avait décroché la meilleure mention et élu susceptible de réaliser son souhait par ses camarades.



Plus tard dans la soirée, Aèlys se détendait comme habituellement, devant sa toile. Elle réfléchissait à son avenir. Elle n’avait pas d’ambition pour un domaine particulier. Les affaires ne l’intéressaient pas. Le sport, l’armée, l’enseignement non plus. En fait, elle n’aimait pas être dirigée et préférait être indépendante. Ce fut à ce moment-là qu’Elven vint la rejoindre. Cela la fit sourire au plus haut point.

- Elven ! J’ai réussi ! Annonça-t-elle fièrement, une main sur une hanche, l’autre exposant le signe de la victoire.
- Félicitations ma belle !
- Ça te dit une petite photo pour immortaliser ce jour ?

La poupée fit signe que oui. La jeune femme s’empressa de sortir son téléphone de sa poche puis passa un bras autour des épaules de son ami.



Mais Elven se colla à son visage. D’abord surprise, elle en oublia l’objectif et le fixa. Leurs regards se croisèrent. Elle ressentit une chose au fond d’elle. Une chose inconnue qui lui mit le rouge aux joues. Elven lui déposa un léger baiser sur le coin des lèvres. Chose qui fit battre son cœur à toute allure.  



Elle voulut aller plus loin, goûter à ses lèvres, partager un moment intime. Mais la poupée disparut, laissant Aèlys, seule, dans le salon, l’appareil toujours devant elle.



Elle était déçue mais quand elle vit l’écran, elle ne put s’empêcher de sourire : la photo était prise et ce souvenir à jamais graver dans son esprit.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mer 12 Fév - 10:31



Dernière édition par Sleio le Jeu 13 Mar - 9:01, édité 4 fois
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mer 12 Fév - 10:32

Episode 1 : A nos liens




Spoiler:


Les jours ont passé, et la fête du printemps résonnait dans la ville de Riverview. Les enfants Vauganne ont décidé de partagé cette journée tous les deux, sans leur parents. Après tout, ce n’était pas la journée de l’amour ?

- Bon tu le lances ton fer ?



Aèlys soupira. Son frère se montrait souvent impatient, et quand il était question de jeu, c’était pire.

- T’as bien deux minutes non ? J’ai besoin de concentration.



- De la concentration pour lancer un fer autour d’une tige ? Tu en fais trop Aèlys. Ça se joue à l’instinct.
- L’instinct, hein ?



- Bien sûr ! Regardes, je vais te montrer.

L’adolescent se pencha puis ferma un œil pour mieux viser. La demoiselle observait son jeune frère qui prenait cette démonstration très au sérieux. Elle s’empêcha de rire.



Il lança enfin, après quelques secondes d’hésitation. Le fer entra en contact avec la tige, produisant un bruit métallique. Sa mine se décomposa. Tandis que celle d’Aèlys s’illumina d’un sourire sarcastique.

- L’instinct ?
- Oui bon ça va ! Le soleil m’a gêné.
- Mais bien sûr, d’où ton superbe bronzage !

Le garçon recula tout en boudant. Ce que sa sœur pouvait être désopilante.



La journée se passa dans le rire et le jeu. Bien qu’ils se chamaillent constamment, les deux enfants s’aimaient sincèrement. Et Aèlys, voulant rivaliser avec le bronzage de Nolan, a passé le reste de la journée sur une serviette à lire paisiblement.



Hors, cette merveilleuse journée fut teintée de gris. A peine rentrée, la pauvre Aèlys se fit agresser par Elven. Son ami n’était plus le même. Il passait ses journées à crier sur elle, comme impatient et frustré.



Et la demoiselle se retrouvait la plupart du temps désarmée, impuissante devant sa rage. Elle ne lui demandait jamais ce qui le mettait dans cet état. De peur ? Sûrement. Pourtant, elle en avait une petite idée.



Mais si les jeunes se disputaient, les plus vieux, eux, prenaient du plaisir et partager leur amour sans faille. Kahei avait pris des cheveux blancs, mais cela n’avait en rien entaché l’amour qu’Aimée lui portait.



Alors que les oiseaux chantaient, que les enfants babillaient et que les amoureux roucoulaient. Les amis, eux, se disputaient. C’était devenu un rituel car chaque matin la jeune femme devait se confronter à la mauvaise humeur de son ami d’enfance. Elle avait plus qu’assez, et ce matin, elle décida d’agir.



- Elven ! Je commence à avoir marre ! Pourquoi tu me cris dessus constamment ?
- Tu oses me le demander ?



- Je ne suis pas devin, Elven ! Tu crois que je peux lire dans ton esprit ?
- Tu as vraiment la mémoire courte, Aèlys.


- Comment ?
Offusquée, elle recula d’un pas et fixa sévèrement la poupée.
- Elven, je te parle !
- Et bien, pas moi. Si tu te souviens de ta promesse, fais-moi signe.

La poupée se réduisit au silence en prenant sa forme initiale, restant aux pieds de la demoiselle, qui resta là, les bras ballants et bouche bée. Mais de quelle promesse parlait-il ?



Plus tard, sur les routes de Riverview…

- Tu appuies trop fort, Nolan.
- Je fais ce que je peux. C’est pas si simple.



- Et bien concentres toi. Fit sèchement l’aînée.
- Aèlys, ça ne va pas ? S’inquiéta Nolan.
- … Non, mais ce n’est pas grave. Regarde la route.



Nolan ne dit rien et fit ce que sa sœur lui demanda. Cependant il remarqua les larmes qui ruisselaient sur les jours de la jeune femme et cela lui fit mal. Que pouvait bien faire du mal à sa sœur ?



Le garçon avait adopté une nouvelle passion : la création de potion. Voir sa sœur ne pas travailler lui avait fait prendre conscience qu’il lui fallait réfléchir à son avenir. Alors il tentait un peu tout ce qui se trouvait sous ses mains. Et mine de rien, la chimie lui plaisait.



Aimée terminait la vaisselle quand elle surprit sa fille à frapper du poing le bureau.

- Qu’est-ce qu’il se passe, ma chérie ?
- Rien Maman.
- Ne me dis pas « Rien » ! On ne frappe pas innocemment le mobilier.
- Maman, s’il te plait…



La mère passa la tête derrière le mur et put voir sa fille concentrée sur l’ordinateur. Au premier regard, elle paraissait normal, mais elle était sa mère et voir sa fille trembler et respirer de façon si peu naturelle. Aimée poussa un soupir et voulut la rejoindre mais un coup de klaxon résonna.

- Aèlys, n’oublies pas de manger et de rappeler à ton frère d’aller se coucher. Je vais au travail.

La jeune femme fit un vague signe de la main, sans pour autant se retourner.



Aimée avait bien progressé dans son milieu, et devait prendre des précautions lorsqu’elle allait travailler. Elle avait gardé une perruque et une paire de lunette.



La nuit avait bien progressé et Aèlys était toujours sur l’ordinateur. La maison sommeillait mais elle était trop plongée dans ses recherches. La promesse, bien sûr qu’elle s’en souvenait. Mais c’était plutôt l’incertitude qui la travailler. Etait-elle prête à assumer ses sentiments ? Là était la véritable raison de sa lenteur à rendre humain Elven. Elle regarda l’heure puis soupira avant d’éteindre l’écran. Ce n’était pas en veillant toute la nuit qu’elle aurait la réponse.

- Qu’y a-t-il de si bien à être humain, Elven…



Au petit matin, alors qu’Aimée dormait encore et que Nolan était parti au lycée, Aèlys s’approcha de son père qui jardinait depuis l’aube.

- Tu as une petite mine.
- Je sais Papa.
- Tu as veillé tard, il faut dire.
- Pardon… J’ai fait trop de bruit ?
- Non, mais je me suis inquiétait. Qu’est-ce que tu faisais ?
- Des recherches. Tu sais, pour mon histoire.
- Ton histoire ?
- Oui, je ne t’ai pas dit ? Je veux devenir écrivain.

Le père stoppa son activité et scruta sa fille. Elle semblait déterminée mais en même temps, mal à l’aise. Kahei sut qu’elle lui mentait mais fit comme si de rien n’était. Elle était intelligente, et si elle se sentait mal, elle viendrait en parler d’elle-même.

- C’est une belle idée, mais ca va être difficile de gagner ta vie, tu sais ?
- Oui, c’est pour ça que je vais commencer avec la peinture.

Le sourire que lui offrit Kahei était des plus beaux. Sa fille avait un bon coup de pinceau et la voir s’épanouir dans l’art ne pouvait que le réjouir, lui qui aimait peindre et photographier.



Ce fut sans tarder, qu’elle rejoignit la mairie et s’inscrivit en tant que peintre indépendante.



Nolan tentait de parfaire ses compétences… Mais la chimie restait un art aléatoire. Parfois ça fonctionnait, parfais ça ratait. Pauvre Nolan, tout couvert de suie qu’il était.



- Tu as quoi ?
- Allons, c’est pas si étrange que ça… Non ?
- Mais quand même…



Alors que la famille était toute attablée pour manger, Aèlys venait de faire part de ses ambitions professionnelles. Ses parents l’avaient plutôt bien pris. Mais la réaction de son frère la toucha.

- Nolan… Ta sœur est assez grande pour choisir ce qu’elle veut faire de sa vie.
- Mais Maman ! Peindre… Ecrire ! Ca ne rapporte pas !?
- Possible, mais si elle croit en elle, elle pourra le faire.
- Merci Maman.



- Ecoutes, tu te vois élever des enfants avec aucun revenus ? Sois réaliste Aèlys.

Attristée par la véhémence que son frère employait, Aèlys se sentit faiblir.

- Tu as peut être raison…

Les larmes s’échappèrent de ses yeux. Honteuse, elle porta la main sa bouche et prit la fuite dans sa chambre. Cela fit soupirer les parents.

- Va t’excuser Nolan. Ordonna Kahei.
- Pourquoi ? J’ai rien fait de mal !
- Vas-y !

De mauvaise grâce, l’adolescent sortit de table et toqua fébrilement à la porte de son aînée.



Elle lui permit d’entrer, sans trop de réjouissance. Le garçon s’approcha tout en traînant les pieds, mais en voyant la mine de sa sœur, il changea de comportement. Gêné, il n’osa lui faire face.

- Pardon Aèlys. Je suis allé trop loin.
- Non… Ce n’est pas ta faute, Nolan.
- Pourquoi alors ?
- Tu vas me prendre pour une folle.
- … Je ne me moquerais pas.



Devant la sincérité de son frère, elle déposa les armes.

- Tu te souviens de ma poupée ?
- Elven ?
- Oui… Et bien… Elle est vivante.
- Quoi ? S’écria l’adolescent.
- Tu vois que tu ne me crois pas.
- Attends, c’est pas si simple à avaler cette histoire quand même !
- Je ne sais pas… Avoua Aèlys d’une petite voix. Pour moi c’est normal, Elven est avec moi depuis ma naissance. Nolan regarda autour de lui, comme pour voir cette poupée. Tu n’arriveras pas à le voir, tu sais ? Etrangement, il n’y a que moi pour le voir.
- C’est à cause de ça qu’on t’a souvent laissé seule à l’école ?
- Oui et non. J’ai toujours préféré être seule, les autres ne me comprenaient pas.



Aèlys continua son récit, lui expliquant les crises d’Elven, lui parlant également de sa promesse à le rendre humain. Nolan fut touché par la sincérité et la détresse de sa sœur. Alors qu’il l’enlaçait pour la réconforter, il lui fit lui aussi une promesse. Il l’aiderait à rendre Elven humain.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mer 12 Fév - 10:33

Episode 2 : Ton avenir t'appartient





Spoiler:


Le soleil était haut dans le ciel. La maison Vauganne venait de terminer son expansion.



Kahei profitait de nouvel accès à sa demeure pour dessiner. Bien qu’on ait pu le croire capable de réaliser une belle perspective, il préféra croquer sa femme.



Cette dernière profitait d’une nouvelle acquisition : un piano à queue. Il se trouvait dans la pièce commune, séparant la cuisine et le salon. La pièce était également séparée par un simple mur conduisant  à la nouvelle chambre du couple Vauganne.



Voici le petit coin détente où sort la chambre de Nolan et une autre porte fournissant un  accès à l’extérieur, une petite terrasse aménagée.



Le couloir, réunissant les activités préférées des trois adultes : la peinture, la lecture, et l’ordinateur au fond.



Aimée appréciait ce nouvel aménagement, le trouvant plus spacieux et plus moderne.



Et la fierté de son homme : la cuisine. Chez eux, c’était Kahei qui profitait de la cuisine. Aimée n’étant pas particulièrement douée.



Pendant ce temps, Aèlys attendait devant son ancienne école. Elle avait promis à son frère de poursuivre la leçon de conduite. Mais le fait qu’elle attende devant l’établissement n’était pas au goût de tout le monde. Surtout celui du directeur.

- Mademoiselle, je vous prierais de partir.
- Bonjour Mr D’estouville. Vous ne me reconnaissez pas ?
- Je n’ai pas souvenir de vous.
- J’étais élève ici il y a encore quelques semaines.
- Je ne vous connais pas jeune fille ! Je n’ai pas de racaille dans mon établissement. Maintenant, partez !
- Mais…
- Sur le champ !



Aèlys raconta sa mésaventure à son frère qui ne put s’empêcher de rire.

- Arrête, c’est pas drôle.
- Si. Avoue … Quand même. Le directeur, qui t’a donné des cours pendant des années, ne t’as même pas reconnut et en plus, il te traite de délinquante.
- Arrête, j’ai honte…



Mais après les rires, les devoirs. Nolan déchantait. Il n’aimait passer par cette étape, surtout qu’il n’éprouvait aucune difficulté en cours.



Tout le monde passait le temps, Aèlys à la peinture, Aimée au piano et Kahei lui se trouvait derrière les fourneaux.



Au menu : Hamburger ! La petite famille s’empressa de dévorer ce plat. Nolan n’était pas décidé à lâcher le piano. Il s’était pris de passion pour cet instrument.

- Allez mon grand, lâche un peu ce clavier et viens manger. Lui dicta sa mère.



Le repas se passa dans les rires et les chamailleries des enfants.



Kahei se décida enfin à s’occuper de son jardin aujourd’hui. Ces vieux os ne lui permettaient guère d’être aussi actif qu’avant. Et son métier devenait un peu plus difficile chaque jour. Aimée avait bien tenté de le raisonner afin qu’il prenne sa retraite. Mais Kahei n’accepta pas. Comment pouvait-il laisser sa femme rapporter tout l’argent ? En tant qu’homme, il ne pouvait l’accepter.



Quelques nuits plus tard, Nolan était penché sur son établi de chimie. Il transvasait avec délicatesse un produit bleuâtre dans une autre fiole, quand la solution devint orangée. Il se mit à faire une drôle de danse, tout en criant.

- Ca y est !



Il s’empressa de rejoindre sa sœur qui peignait soigneusement dans sa chambre tout en chantonnant. L’arrivée brutale de son frère ne défit pas pour autant son calme.



Elle pivota légèrement pour lui faire face.

- Nolan, il ne t’arrive jamais de frapper avant d’entrer.

Mais l’expression qu’arborait son frère lui fit perdre son sourire.



Sans un mot, l’adolescent lui remit un paquet. Hébétée, elle resta figée, à bouger seulement la tête pour regarder son frère et le paquet, tour à tour.

- Bon tu le prends ? S’impatienta Nolan.



- C’est pour moi ?
- Pour qui veux-tu que ce soit ? Il n’y a que nous deux dans ta chambre. Enfin je crois.
- Tu crois ?
- Elven …
- Il n’est pas là. Il boude, encore…
- Vous vous êtes encore disputé ?



- C’est devenu quotidien. Une habitude. Elle rit doucement. A croire qu’à force ça ne me touchera plus.
- J’espère que ce que tu trouveras dans le paquet brisera cette habitude.

A nouveau, elle resta figée, fixant son frère d’un air ahuri.



- Tu veux dire…
- Oui. Dans ce paquet, il y a la solution à ton problème.
- Tu l’as… tu l’as trouvé ?
- Combien faut-il que je te le répète, bécasse ?! Le sourire grandissant de sa sœur le fit sourire à son tour.



Sans crier gare, elle lui sauta dessus et l’enlaça comme jamais elle ne l’avait fait. Son frère était un ange. Un trésor tombé du ciel que l’on avait mis sur son chemin.

- Ouhla ! Du calme Aèlys !
- Merci ! Merci Nolan ! Si tu savais ce que ça représente pour moi.
- J’en ai une vague idée.

Cette réponse leur arracha un rire, puis Aèlys s’essuya le coin des yeux.



- Maintenant, tu as les cartes entre les mains. A toi de bien jouer.

La jeune femme hocha la tête, un pâle sourire sur le visage. Son frère lui baisa la joue avec un sourire d’encouragement, puis quitta la pièce laissant seule son aînée. Elle avait besoin de réfléchir, car même si elle pouvait offrir l’humanité à son ami, était-elle prête à le faire ? Le rendre humain c’était aussi devoir accepter des choses surnaturelles, les partager avec d’autre. Le partager avec le reste du monde.



Fatiguée, elle se glissa sous les draps et se laissa sombrer dans un sommeil rempli de songe à la limite du cauchemar.



A peine levée, et pas encore éveillée, Aèlys dû subir le courroux d’Elven. Comme elle l’eut signifié à son cadet, la veille, c’était devenu une rengaine.



Une rengaine qu’elle ne voulait plus chanter.



- Ecoutes Elven… Tu n’en as pas assez de toujours me reprocher la même chose, inlassablement, chaque jour, chaque matin ? Car moi, oui…



Sa colère s’intensifia. Ce fut comme si la demoiselle avait lancé de l’huile sur le feu.

- Tu te moques de moi Aèlys ? Pourquoi crois-tu que j’insiste autant ? Crois-tu que ma situation me plait ?
- Je sais que ce doit être difficile mais



- Non tu ne sais pas ! Il y a tellement de choses que je voudrais pouvoir te dire, mais je m’y refuse sous cette forme. Je t’en prie Aèlys. Ne me fais pas attendre plus longtemps !

Paniquée, elle fit un geste de défense. Elle n’avait jamais vu Elven si désemparé, si désespéré, qu’elle le pensa capable de violence.  



- Elven… Tenta-t-elle. Si tu me laisser parler…Elle prit le silence de son ami pour un oui. Hier soir, mon frère est venu me voir. Et dans ses mains, il tenait la clé de ton problème.
- Tu…tu plaisantes…
- Elven…
- Pourquoi tu ne me l’as pas donné tout de suite hier ?

Aèlys resta muette. Le lui dire révélerait de la cruauté et son amitié avait déjà assez souffert ainsi. Il fallait que cette histoire se termine.



Elven prit la potion sans attendre. Pour lui c’était tout vu, depuis combien d’année attendait il se remède ? Ce miracle qui lui permettrait de vivre.



"J’ai peur. Oui, très peur… Mon cœur me dit que non, mais ma conscience me hurle que jamais je n’aurais dû. Jamais je n’aurais dû lui faire prendre vie, lui donner ensuite de l’amour, de l’amitié et puis de l’espoir. J’ai toujours souhaité qu’il devienne mon égal, mon meilleur ami, qu’il profite du monde. Mais maintenant je ne veux plus. Je ne le veux rien que pour moi…"
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