La Lignée des Vauganne

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sora le Lun 28 Juil - 3:38

Je vais condamner ton jeu à de la torture à perpétuité s'il t'empêche de terminer ton Legacy à jamais!   

J'ai hâte de voir la binette de (ou des xD) l'enfant qui va venir au monde ^^

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Lun 28 Juil - 9:17

Ooooooh vous avez trouvé une solution ? Yaaaay ! Je suis super contente pour toi

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 28 Juil - 9:45

Oui moi aussi ^^ Même s'il crash de temps à autre, au moins j'ai pu les recréer \ o /
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Lun 28 Juil - 9:49

Vous avez fait comment au final ? (flemme de lire tous les messages sur skype :P)

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 28 Juil - 11:32

Il m'a fait faire une manip' directement sous Windows
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mer 30 Juil - 21:16

Episode 15 : Pluie d'étoile



Spoiler:


Ambrine remuait dans les draps, frôlant sans cesse la jambe de son époux qui grommelait dans son sommeil, sentant l’agitation de sa femme. Il finit par ouvrir un œil lassé et secoua sa femme afin qu’elle se réveille. Il écopa ainsi d’un léger coup sur le nez. Le pauvre Lawrence retint un cri de douleur et se vengea de la maladresse inconsciente d’Ambrine en la chatouillant.

- Mais quoi ? Fit-elle entre deux crises de rire, à moitié énervée.
- C’est à ton tour.

Cette simple phrase fit soupirer la belle qui se réfugia plus profondément dans ses draps. Mais Lawrence n’était pas prêt à se laisser avoir une nouvelle fois.



Depuis l’accouchement d’Ambrine, ils avaient instauré un système de tour de rôle. Comparé aux quadruplés, les jumeaux étaient une croisière. Mais Ambrine avait bien du mal à y aller la nuit. Elle aimait sa tranquillité. Surtout lorsqu’elle était blottie dans les bras de son homme. Il y avait une certaine quiétude qu’elle n’arrivait à se défaire, comme une drogue. Mais Lawrence la connaissait bien désormais.

Sentant le regard pesant de son musicien de mari, Ambrine soupira et étira le bras afin d’allumer sa lampe. Elle se redressa et vit que Lawrence était déjà endormi. Elle le maudit en son for intérieur et lui baisa la joue. Ce geste fit sourire le faux dormeur qui roula sur le côté.



Elle regarda le cadran de son réveil. L’heure était raisonnable, mais devoir se réveiller si près de l’heure convenue ou habituelle était toujours une torture. Elle soupira et se leva avec difficulté. L’accouchement eut beau avoir lieu il y a des semaines, elle pouvait encore sentir des douleurs. On eut dû la recoudre et cela cicatrisait trop lentement à son goût.



Les enfants trônaient dans le séjour. Il n’y avait pas assez de pièce dans la maison pour accueillir autant de monde. C’était aussi une des raisons qui avait ébranlé Ambrine lorsqu’elle apprit sa dernière grossesse. Et ce qu’elle redouta, arriva. Une naissance multiple. La petite fille qui arriva sur Terre balaya ses doutes et ses peurs. Elle était heureuse d’offrir de nouveau la vie, même cela sera difficile.



Mais Azilis était une perle. Un véritable chaton qui ne pleurait guère souvent. La petite avait le sourire facile et le babillage naissant chez l’enfant ravivait le cœur meurtri de la mère. Elle prit sa fille contre elle et la berça gentiment.

- Là, ma chérie. Maman est là. Tu as faim ?

Cependant, le regard bleu sans faille du bébé sondait Ambrine et ne lui apporta aucune réponse. Ambrine se retourna et fixa l’heure qu’affichait le téléphone.

- C’est pas encore l’heure du biberon… Qu’est ce qui te chagrine alors ? Tu veux un câlin ?

Et de sa petite main potelée et douce, Azilis se saisit d’une mèche de cheveux, folle de la nuit, et tira dessus avec toute la force qu’un enfant de cet âge put avoir. Ambrine sourcilla et grimaça sous la douleur. Elle retira ses cheveux de la main de l’enfant et la sermonna gentiment. Elle savait que c’était inutile de sermonner un enfant de cet âge, mais elle lui faisait simplement savoir sa désapprobation.



- Petite Coquine ! Maman va te manger si tu continues à lui tirer les cheveux.

Cette fausse menace, accompagnait du souffle de sa mère sur son ventre, fit rire Azilis aux éclats. La petite riait si fort qu’elle griffa sa mère dans le cou. Ambrine maudit sa propre fainéantise et se promit de lui couper les ongles dans la journée. Alors que les deux filles jouaient, un autre enfant s’éveillait tout en commençant à se chauffer la voix. Ambrine sourit en coin, à la fois affligée et attendrie.  



Cette deuxième petite merveille n’était autre que son dernier fils : Yoric. Ambrine n’était pas déçue de ce dernier né. Elle espérait une fille, elle devait l’avouer. Mais cet enfant était un tel bonheur. Là où les quadruplés étaient ingérables les jumeaux étaient un plaisir. ,



Mais ce qui l’inquiétait outre mesure était en grande partie l’état des finances. Lawrence gagnait bien sa vie, son propre salaire n’était pas négligeable, mais ils étaient huit désormais – neuf avec Falère. Et Ambrine refusait qu’un de ses enfants ne souffrent de la misère où de la faim. Elle regarda alors son fils, qui reput, commençait à somnoler. Elle caressa alors son petit visage rondelet avec un sourire aimant. Ce qui l’affligeait pour le moment, c’était son incapacité d’offrir une véritable chambre à ses enfants. Les garçons, Eudes, Willheim et Taliesin se partageaient déjà une chambre. Mais à ce rythme-là, elle allait devoir réunir les enfants dans une même et unique pièce. Elle soupira tout en reposant Yoric dans son berceau. Il était bien trop tard pour qu’elle aille se recoucher et de toute façon le bruit dans la cuisine lui annonçait que la journée était bien entamée depuis longtemps.  Elle s’attarda un instant sur le berceau des jumeaux puis soupira en entendant un éclat de rire.



- Vous êtes pas possible… Soupirait Eudes alors qu’il rejoignait sa sœur à table.
- On ne fait que dire la vérité.
- C’est bien vrai ! Enchérit Anaïs entre deux bouchées.
- Maman nous a assuré qu’il y aurait qu’un bébé… Ronchonnait Willheim.
- Oui ben y’en a deux finalement. Qu’est-ce que vous voulez y faire ?

Anaïs soupira. Rien, apparemment mais cela la chiffonnait un peu. Elle devait l’avouer. Elle qui n’attendait pas plus pressée que cela l’arrivée d’un bébé, il y en eut deux. Mais elle savait qu’elle devait sourire et faire bonne figure afin de faire plaisir à sa mère. Eudes, comme à son habitude, s’en fichait un peu. Il était certes un peu réticent au début, mais cela ne changeait pas sa vie, alors pourquoi devrait il se plaindre ? Willheim était le plus mitigé d’entre les quatre. Un jour, il était heureux, un jour, il ne l’était pas.



- Eudes a raison Anaïs.
- Je sais, mais bon…

Elle regarda autour d’elle et trouva étrange qu’il n’y ait que trois avis sur la question. Il observa Eudes qui haussa les épaules, devinant ses pensées.

- Où est Taliesin ?
- Ca… Va savoir?! Dit Eudes en entamant son bol de céréales.
- Il est dans la serre ! S’écria joyeusement Willheim tout en regardant sa peluche.

Anaïs regarda alors par la fenêtre et ne put que constater que son frère avait raison. Taliesin était solitaire. Bien trop à son goût mais elle pouvait comprendre son envie d’évasion.



Mais Taliesin ne fuyait pas. Taliesin faisait simplement ce que ses envies et son cœur lui dictaient. Ainsi  s’il avait envie de courir, il irait courir. S’il voulait simplement observer la voute céleste, il le ferait. Il passa un long moment avant qu’il ne s’aperçut que le soleil était haut et que le ciel était bleu. Il se frotta les yeux et bailla.  Son regard étincela lorsqu’à travers sa lentille, il put voir sa mère dans le jardin. Un immense sourire parcourut son visage et à l’aide du télescope, observa son visage.



Ambrine s’était habillée depuis. Elle paraissait soucieuse, mais lorsqu’elle toucha enfin les plantes, son visage se détendit et s’inscrit alors une expression aimante, presque maternelle. Taliesin fronça légèrement les sourcils, car il n’avait pas souvenir que sa mère eut une telle expression à son égard. Son petit cœur se flétrit un peu. Il adorait sa mère, comme un fils devait aimer sa mère, mais il pensait que sa mère l’aimait tout autant.
Il reprit son observation, bien décidé à élucider son tout nouveau mystère.



Au même moment, dans une autre pièce de la maison, l’on pointa du doigt Ambrine, ou tout du moins son portrait.

- Que l’un de vous fasse le premier pas, Camarades ! Nous allons entrer dans l’Histoire avec notre conquête d’un nouveau monde. Mais avant ça, Camarades ! Il nous faudra combattre le terrible ennemi qu’est la Reine Ambrosia !

L’enfant stoppa son regard sur la photo de sa mère. Le petit cosmonaute adorait sa maman, il l’adulait même ! Mais elle était absente ses derniers jours. Lawrence eut beau lui expliquer qu’Ambrine était épuisée depuis l’accouchement, le petit explorateur n’en était pas réellement convaincu.



La petite exploratrice, plutôt, ne se laissera pas abattre et détruire son instant de jeu par le comportement affligeant de sa mère. Elle devait laisser passer les jours et voir comment cela allait se passer. Elle avait foi en l'avenir. Et puis, elle n’était pas totalement seule, la petite Anaïs, elle avait ses frères.



Ou encore son père qui s’épanouissait dans la musique. Elle aurait pu s’intéresser à son art mais Anaïs préférait rester distante. Peut-être remarquerait-il son isolement ?
Mais pour l’instant, Lawrence avait d’autre idée en tête et fut interrompu par l’arrivée de son fils. Sans avoir à se retourner, le père sut reconnaitre quel fils se dirigeait vers lui.

- Ça va mon grand ?
- Ca va…

Lawrence arrêta sa mélodie et fixa son fils avec un petit air inquiet. Eudes n’était pas de ceux qui se plaignaient mais il savait, comme tout enfant de son âge, montrer son inquiétude. Le musicien arrêta de jouer et déposa son instrument non loin de là.



- Et si tu me racontais ? Dit simplement Lawrence.

Eudes avait la mâchoire qui tressaillait mais faisait tout son possible pour rester digne et ne pas pleurer. Son père remarqua son petit manège et ouvrit simplement les bras. L’enfant comprit le message et s’y engouffra sans un mot.

- Alors mon grand ? S’étonna sincèrement Lawrence.
- C’est rien Papa… Renifla Eudes contre son épaule.
- S’il y a larme c’est que ce n’est pas rien.

Il se détacha de son père et recula d’un pas, le regard vissé sur ses pieds. Eudes ne savait s’il devait avouer ses craintes à son père. Après tout, il voulait passer pour le plus réfléchi des quatre. Mais son cœur en avait gros. Lawrence essuya une de ses larmes et lui posa un mouchoir sur le nez. Eudes connaissait cette manœuvre par cœur et sans un mot fit ce que son père attendait de lui. Il souffla fort, chassant de son nez l’encombrement.

- Papa… Entama Eudes après s’être mouché. Je suis pas un lâche, tu sais ? L’adulte lui fit signe que oui. Mais… J’ai un peu peur… Avoua l’enfant d’une petite voix.
- De quoi ?
- De grandir…

Cet aveux fit sourire le musicien qui gratifia son fils d’une pichenette sur le front. Eudes pouvait jouer les matures autant qu’il voulait, devant lui, il restait un enfant. Un enfant qui appréhendait la vie et les responsabilités qu’engageait l’adolescence. Cela fit redoubler son sourire d’autant qu’il avait oublié que les quadruplés allaient bientôt souffler leur bougies.  



Et le moment arriva. Installée dans le jardin, sous un magnifique soleil, Taliesin fut celui qui ouvrit le bal. Non sans joie et fierté, ses parents chantaient à tût tête l’éternel refrain. A ses côtés se trouvaient ses frères et sa sœur qui attendaient leur tour avec un soupçon de peur et une grande part d’impatience.



Ce fut ainsi que Taliesin entra dans un nouvel âge : celui de l’indépendance par intérim et des choix décisif.  L’après-midi fut donc teintée de chant et de sifflets. Suivit Willheim, Eudes puis Anaïs. Ambrine ne savait où poser son regard. Elle était à deux doigts de pleurer. Et elle pleura lorsque ses quatre enfants l’enlacèrent avec chaleur et amour.



Le lendemain, le réveil fut difficile, surtout pour Anaïs qui entra comme une furie dans la cuisine. La pauvre avait dormi que d’un œil, pestant contre son imbécilité et ses doutes concernant sa mère. Ambrine était maladroite, et surtout épuisée par ses nombreux enfants. Et il lui fallut un anniversaire pour le comprendre. Anaïs se sentait bien stupide, mais elle refusait de l’avouer. En sus, les petits ont pleuré toute la nuit, chose qui entama le peu de patience qu’elle avait en ce jour.



Elle ignora alors ses frères qui mangeaient dans un tintamarre digne d’une cantine, leur mère près d’eux qui acquiesçait en silence. La blonde se retrouva alors devant le frigo et décida qu’elle n’avait pas faim. Elle fit alors demi-tour, entrant dans sa chambre et enfila sa robe puis prit la direction du jardin. Elle n’avait pas une grande affection pour les plantes mais elle avait vu tant de fois sa mère s’y plonger pendant des heures. Elle était curieuse du bien être que pouvait éprouver Ambrine.



Alors elle entama la corvée en chantonnant légèrement. Elle était maladroite dans ses gestes, abimant quelques plants avant de comprendre le truc. Ambrine arriva à ce moment,  sous son parapluie. Anaïs releva la tête vers elle lorsqu’elle entendit le salut de sa mère. Elle n’avait pas remarqué la pluie.

- Tout va bien ? S’enquit sa mère.

La blonde haussa les épaules et essuya une goutte de pluie qui la gênait sur son nez. Elle n’était ni souffrante, ni malade. Elle était juste un peu fatiguée et sur les nerfs. Elle regarda alors sa mère qui portant encore son habit de nuit. La blonde secoua la tête, cherchant qui des deux était la mère.



Elle fit la remarque à sa mère qui, tout en quittant son parapluie, se mit à rire avec franchise.

- C’est vrai ! Alors Maman, quelle sera ma punition ? Dit Ambrine sur le ton de l’humour.

Anaïs prit la peine de réfléchir un instant et de son index désigna un des plants près d’elle.

- Chère Mère, vous n’aurez qu’à jardiner en ma compagnie.

De bonne grâce, Ambrine s’exécuta, tout en reprenant l’air qu’Anaïs chantonnait peu avant. Anaïs fut étonnée que sa mère connaisse cette chanson. Elle lui demanda d’où elle la connaissait, chose qui surprit Ambrine.

- C’est moi qui devrais être étonnée ! C’est une chanson de ton arrière-grand-père.
- Mon arrière-grand-père ? Répéta l’adolescente, peu convaincue.
- Wyatt était un chanteur. Il a fait une belle carrière. J’adorais écouter ses disques lorsque je vous attendais, toi et tes frères.
- Tu l’as connu ?

Le visage d’Ambrine se figea un instant puis, d’un signe de tête, lui répondit que non.

- Enfin, je l’ai connu, mais il est mort alors que j’étais toute juste bambine. C’est trop jeune pour en avoir des souvenirs. Mais plus tard, avec ma mère, on avait investi dans une machine à karaoke et je ne chantais que ses chansons.

Reparler du passé fit légèrement sourire Ambrine. D’un sourire un peu amer mais Anaïs était désireuse de connaitre le passé de sa mère et de sa famille. Ce fut avec plaisir qu’Ambrine lui en parla, sous les quelques gouttes de pluie qui venaient nourrir la terre de Moonlight Falls.



A l’intérieur, l’ambiance était tout autre. La nostalgie n’était pas au rendez-vous, mais Taliesin s’en souciait peu, trop heureux de sentir la fourrure de Falère lui chatouiller le nez.

- Ce chien est une catastrophe ! Dit Eudes en entrant dans la pièce.



Que pouvait bien encore reprocher Eudes à ce chien. Taliesin le regarda en coin, tout en gratifiant Falère d’une gratouille derrière l’oreille.

- Qu’est-ce que tu lui reproches encore ? Dit-il sur la défensive.
- Va voir par toi-même !! Elle a encore fait dans l’entrée !

Taliesin plongea son regard bleuté dans les yeux de Falère qui baissa légèrement la tête. L’adolescent soupira en quittant son étreinte réconfortante. Falère était quelque peu perturbée depuis quelques temps. Elle n’arrêtait pas de faire dans l’entrée ou dans la cuisine.

- Je nettoierai. Répondit simplement Taliesin.
Eudes le toisa du regard puis fila dans la salle de bain parentale.



Wilheim, qui s’apprêtait à engloutir son petit déjeuner regarda ses deux frères tour à tour avant de soupirer. Si Talieisin était étrange et se complaisait dans sa relation avec Falèr, Eudes était tout aussi spécial en écrasant son frère au lieu de le soutenir. Mais ce n’était pas son problème. Alors qu’il mâchait sans trop de conviction, il observait Taliesin, occupait à s’occuper de la chienne.



Le silence était là depuis longtemps. Les deux frères ne savaient quoi se dire. A vrai dire, ils n’avaient que le sang en commun. Willheim piqua dans son gâteau puis suspendit son geste. Mais Taliesin était son frère, et comme Anaïs la toujours dit, il fallait le protéger.

- Laisses le parler, Tal’… Tu sais comment il est… Tenta Willheim.

Mais il n’eut pour toute réponse qu’un haussement d’épaule de la part de son « petit frère ». Le brun soupira puis reporta son attention sur sa nourriture.



A la demande de leur mère, les adolescents posèrent ensemble. Ambrine déplorait le manque de photo de sa jeunesse, aux côtés de sa mère. Elle ne souhaitait pas que ses enfants eussent ce même regret s’ils devaient être un jour séparés par une quelconque tragédie ou coup du destin.  Elle pouvait voir que ses quatre enfants, bien que nés en même temps, étaient foncièrement différents. Anaïs était blonde comme le blé, traits familiale qui avait disparu depuis une génération.  Le bleu de ses yeux étaient identiques à Taliesin qui avait hérité d’elle plus qu’elle ne l’aurait imaginé. La couleur de ses cheveux et son regard insondable… Willheim et Eudes se ressemblaient assez physiquement. Tous deux avaient hérité d’Aveline avec leur chevelure brune et leurs yeux marron. Mais la ressemblance s’arrêtait ici, car autant Willheim était ouvert et expansif, Eudes était distant et mordant. Il n’était pas mauvais, mais juste suffisant. Elle espérait au fond d’elle, qu’avec le temps, il apprendrait des autres.



Eudes et Taliesin se côtoyaient, simplement, se lançant des piques de temps à autres. Mais ils partageaient tous les deux le goût pour la logique et les la voûte céleste. C’étaient les seuls moments où ils se parlaient réellement.



Anaïs était une jeune fille serviable et agréable, qui était posée et sa voix douce était tout aussi apaisante que son comportement. Ambrine aimait se reposer sur elle lorsqu’elle en avait besoin, surtout pour les petits.

- Dis Maman ?

Ambrine releva la tête, quittant un instant la télévision. Elle put voir que sa fille s’attelait à la vaisselle avec entrain.

- Oui ?
- Tu pourrais m’apprendre à conduire ?
- Bien sûr ! Mais tu veux bien attendre la fin de mon émission ?

L’adolescente se tourna vers sa mère et lui figne que oui avec un grand sourire.



- Alors là, tu pinces la corde de mi, tout en posant tes doigts sur les cartouches.
- C’est dur, P’pa …

Lawrence se mit à rire devant la mine déconfite de son fils. A son plus grand bonheur et étonnement, le brun était venu voir son père quelques jours plus tôt, lui demandant s’il pouvait lui enseigner la guitare. Lawrence s’était senti flatté, mais avait préféré e confier à un professeur, de peur d’être trop laxiste. Mais Willheim déclina l’offre insistant sur le fait qu’il souhaitait que ce soit lui.



- Et là ?
- C’est pas mal. Dit avec enthousiasme Lawrence, tout en enchainant sur un autre accord. Allez, essayes celui-ci.

Willheim fit la moue, se concentra et tenta d’imiter son père. Peine perdu, il n’arrivait à rien. Pourtant la guitare était un instrument qu’il le fascinait depuis tout petit. Il aurait cru l’apprentissage bien plus facile. Il en fit d’ailleurs la remarque à son père.

- Tout instrument est difficile, Will, mais pas impossible. Il suffit juste de travailler. Et si tu n’y arrives toujours pas, il ne faut jamais abandonner.



L’adolescent acquiesça sans trop y croire. Il était si facile de faire de grandes phrases, hors leur sens prenait corps lorsqu’on en faisait l’expérience soi-même.
Azilis s’agita dans son berceau. Lawrence quitta son instrument et alla s’occuper de la petite. Il demanda alors à son fils de continuer de jouer. Mais le petit Yoric chanta à son tour.  



Willheim suivit les pas de son père et prit alors son petit frère dans ses bras, sous le regard bienveillant de Lawrence. Il était fier de ses enfants. Tout aussi serviable les uns que les autres, le cœur sur la main –malgré le caractère entier d’Eudes- Il regarda alors sa dernière né et au plus profond de lui, espéra qu’elle suivrait les traces de ses aînés.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Mer 30 Juil - 21:36

Wiiiii un épisode bien long lo/

J'avais hâte de voir les quadruplés ados. Maintenant qu'ils le sont, je vois mieux leurs différences. Et puis Anaïs, je l'aime bien. Elle est bien sympathique, cette jeune demoiselle. Ce sera elle l'héritière ? J'ai hâte de voir Azilis grandir, histoire de mettre de la compétition entre elles deux, mouahaha >:) En passant, j'aime bien ce nom, je connaissais pas (un peu comme la plumart des noms de tes héritières en fait XD)

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Mione le Mer 30 Juil - 22:00

Ahhhh enfinnn un retour ! Que de joie !

J'aime bien Will, Talie et Anaïs (elle me fait penser à un mélange de Léonie et de Aveline). Eudes, il a le côté nerd'z mais agit comme une merde >< parler comme ça de Falère et sur un ton aussi méchant ! Pffff !

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 4 Aoû - 16:30

Episode 16 : Ce cœur trop lourd



Spoiler:


Mes enfants grandissaient, affirmant leur individualité et leur caractère. Nés le même jour et d’un même ventre, les quadruplés se trouvaient être totalement différents et opposés. Wilheim était une parfaite copie de ma mère, Aveline, physiquement, mais ses passions et sa douceur me rappelaient Lawrence à bien des égards.



Taliesin ne changeait pas. Fidèle à lui-même, il restait mon enfant chéri mais l’éternel adorateur de son père. Il trouvait plaisir à jouer en silence aux échecs, sous la tutelle ferme et intransigeante de son dernier frère : Eudes.



Eudes n’était pas très ouvert, il aimait se réfugier dans les astres et le télescopes était devenu son meilleur ami. J’étais heureuse de sa passion sans fin, mais inquiète de son isolement. Mais mes enfants ne se quittaient jamais, inconsciemment. Rares étaient les moments où mes fils étaient seuls dans une pièce.



Anaïs était une toute autre paire de manche. Gentille, douce, calme… Elle était la perfection même aux yeux des autres, mais elle n’était pas fille pour rien, et piquait ses crises de temps à autre. Elle restait aussi seule souvent, car il lui était difficile de rester tout le temps avec ses frères. Leurs centres d’intérêt différaient désormais.



Mais elle n’était pas pour autant solitaire et asociale. Au contraire, elle avait le cœur sur la main et le rire sur les lèvres. Ma petite fille adorait taquiner, et pour le plus grand malheur de notre chienne, ce fut elle qui prit le plus souvent.



Mais notre bonne Falère adorait cela. Au moins, on s’occupait d’elle. Si ce n’était pas Anaïs, c’était Taliesin qui prenait soin d’elle. D’ailleurs notre chienne ne le quittait rarement des yeux. Une telle complicité me crevait le cœur, car après tout, j’étais sa maîtresse. Mais là où je ne pouvais être Taliesin s’y trouvait, et inversement…



… Car mes derniers enfants me prenaient temps et énergie. Ils avaient grandi depuis. Yoric était tout aussi brun que ma mère. Moi qui n’avait hérité rien d’elle, je voyais en trois de mes fils sont reflets. Ses beaux yeux marron si profonds me sondaient de nouveau. Parfois, je me sentais encore comme une petite fille sous l’inquisition aimante de sa mère.




Les jours ont passés, se muant en mois. L’automne était désormais bien présent et très ancré dans le paysage de notre ville de Moonlight Falls. Avec Lawrence, nous avions décidé de prendre un peu de repos, sous les menaces de nos aînés. Ils s’étaient aperçut depuis longtemps de mon état de fatigue constant et de ma lassitude globale… J’en étais presque venue à détester mon mari…




Maman fut difficile à convaincre, mais avec un soupir plus que las, elle accepta notre cadeau : un long week-end dans une ville thermale de notre pays. Elle avait les yeux embués de larmes et la voix chevrotante lorsqu’on lui tendit le ticket. Elle nous inonda d’arguments bancals comme quoi elle ne pouvait partir et laisser les jumeaux sans mère. Mais nous étions quatre, voire cinq avec Papa, contre elle. Elle finit par abdiquer et nous l’avons poussé sans ménagement dans la voiture.



Ce qui poussa mes frères à agir ainsi n’était pas des plus glorieux, mais au moins ils m’aidèrent à soulager notre mère. Eudes, fidèle à lui-même, s’en fichait. Willheim y voyait un élan de liberté et Taliesin lui… Je ne saurais le dire. Taliesin était fidèle à lui-même également. Je croyais le comprendre enfant, mais non, j’avais tort.



Dans tous les cas, la tâche de m’occuper des jumeaux m’incombait. En même temps, cela ne me dérangeait pas, j’adorais Yoric et Azilis, mais je me rendis compte du travail que c’était de s’occuper d’un enfant. Mon respect mon admiration pour ma mère en fut décuplée. Mes frères m’aidèrent, il fut vrai, mais lorsque je le réclamais. Il n’était pas instinctif pour eux de tendre la main à leur sœur.



Mais un jour, mon frère fut pris de folie et à notre insu, Taliesin adopta un nouvel arrivant : Sekmet. J’étais atterrée. J’ai dû passer des hors à lui hurler dessus, lui rabâchant sans cesse son immaturité. Mais Taliesin se contentait de m’écouter, sans exprimer la moindre émotion. Lorsque je finis mon laïus, il s’était alors contenté d’hausser les épaules et de prendre Sekmet à sa suite. Je massais les tempes, soufflant afin de faire partir la pression.



Willheim et Eudes n’eurent cure de cet acte, et laissèrent faire notre frère. J’avais l’impression de prendre dix ans d’un coup. Je me sentis vieille avant l’heure, alors que je n’étais qu’une simple lycéenne. Will’ me serra l’épaule et me dit alors "Il saura s’en occuper. Tal’ est toujours épanoui avec les chiens". C’était vrai, je n’allais pas le nier, mais il avait pris cette décision arbitrairement et sans consulter personne. Surtout les parents…

Je ne pouvais rester les bras croisés devant tant d’insouciance. Mon téléphone fut ma meilleure arme, ou plutôt défense.




Il allait surement en venir à me détester, mais que pouvais-je faire du haut de mon adolescence. Je n’étais pas sa mère, mais sa sœur. Je n’avais ni l’expérience, ni l’âge, ni l’autorité pour qu’il puisse agir avec maturité.



Je fis appel à notre bon oncle Aldrick. Le vieil homme était respecté de nous tous, étant le doyen et un grand-père de substitution. Même Taliesin lui vouait un culte. Ce soir-là, mon frère ne fit guère le fier, et baissa le regard devant les reproches de mon oncle. Il n’éleva pas la voix, il resta calme tout le long de sa tirade, mais son ton fut ferme et sec. Il était intransigeant.



Mais Taliesin obtint gain de cause. Son argument final "Il est là, maintenant. Tu aurais le cœur de le renvoyer d’où il vient, sachant qu’il sera euthanasié ?" Je ne pouvais lui donner tort, mais c’était de la manipulation, du chantage pure et simple.



J’avais de quoi devenir folle avec tous ces frères aussi différents les uns que les autres, mais tout aussi buté et entêté. Heureusement que parmi cet océan de testostérone, il y avait une petite fleur timide aux cheveux bleus et au regard tout aussi magnifique. Azilis avait surtout pris de Maman. Je l’enviais… J’étais blonde, comme mon ancêtre. Maman en était heureuse, pourtant j’aurais aimé avoir sa chevelure si particulière.



Le week-end passa rapidement, laissant le temps maussade revenir. Nos parents n’allaient pas tarder à rentrer de leur voyage. Je venais de terminer mon petit déjeuner lorsque je le surpris ainsi. Grimace sur grimace, je m’étonnais de le voir agir ainsi.



Mais c’était pour le grand bonheur de notre petite sœur qu’il s’agitait aussi stupidement. La petite Azilis, ma petite fleur, s’épanouissait et adorait Will.



J’étais prête depuis longtemps, les jumeaux également. Vaquant à leur occupation de bambin, j’en profitais pour vaquer aux miennes : celle de jeune fille.  Falère prenait ses aises. En la voyant s’installer je n’eut le cœur de la déloger. Elle savait pertinemment qu’elle n’avait aucunement le droit de dormir sur le canapé. A croire qu’elle aussi bravait les interdits.




La porte claqua et me fit lever le nez de mon livre. Je découvris alors avec joie mon père sur le seuil de la maison. Je me précipitai sur lui lorsque je me remarquai une différence. Je le scrutai alors qu’il prenait la pose.

- Tu as vieilli ?! M’exclamais-je alors.
- Et oui, ton vieux père entre dans une nouvelle phase de sa vie.  




Je me laissai alors couler dans ses bras en le serrant chaleureusement contre moi. Mon père m’avait manqué plus que de raison, et je m’en rendais compte seulement maintenant. Il rit devant mon ardeur puis me rendit mon étreinte avec amour.



Le premier geste de ma mère fut d’aller réveiller mon petit frère Yoric, qui terminait doucement sa sieste. A ses côtés trônait pour étrange frère Taliesin.  Le voyant dormir encore, elle arqua un sourcil et l’interpella sèchement. Il émergea difficilement, se frottant les yeux encore collant. Lorsqu’il vit ma mère et son visage fermé, il déglutit avec peine et baissa le regard.

Je ne sus ce qu’elle lui dit, mon père m’avait alors décollé l’oreille de la porte, mais j’étais heureuse que Taliesin en prenne pour son grade. L’affaire Sekmet avait été houleuse, et Oncle Aldrick avait dégainé son téléphone afin de prévenir mes parents.




Mais l’heure n’était plus à la punition ni aux objections. Car pour nous, lycéen de Moolight Falls, le bal était à notre porte. Parés de nos plus beaux atours, nous posâmes pour notre mère. Tout le monde se prêta au jeu, même l’éternel renfrogné d’Eudes, qui pour l’occasion avait ôté ses lunettes.



Mais nous apprîmes une bien noire nouvelle cette soirée-là. Ma mère était inconsolable. Le téléphone avait retentit dans toute la maison. Avec un regard inquiet, j’avais interrogé mon père qui nous ordonna de nous rendre à la fête. Je pus entendre le « clic » du combiné se raccrochant alors que la porte se refermait sur moi. A travers la fenêtre, j’ai pu apercevoir ma mère s’élancer dans les bras de mon père, la mine défaite.



J’appris plus tard que notre oncle Aldrick venait de rendre son dernier souffle. Un voisin l’avait découvert près de la tombe de Mathis, comme assoupi, dans ses plus vêtements. Mon père eut beau lui dire qu’il était parti en paix, rejoindre celui qu’il avait le plus aimé, c’était une bien piètre consolation pour ma mère – et pour nous également.



Mais la vie reprit son cours, comme une rivière que l’on a détourné. Nous ne pouvions rien contre la mort, c’était un évènement naturel qui dévastait les cœurs et les souvenirs. Hors, il nous fallait aller de l’avant, avancer pour oublier et ne garder que les bons côtés de la vie.




Et si nous ne pouvions compter sur l’être humain, l’ami animal n’était jamais bien loin à nous offrir son soutien et son amour inconditionnel. Ma mère était heureuse de l’affection de Falère à son égard. Depuis son retour de vacance, ma mère avait appris à déléguer et à nous faire confiance. Elle passait donc plus de temps avec chacun d’entre nous.



Elle apprit même à apprécier le tout dernier venu, Sekmet. Elle avait beaucoup râler après lui et le comportement insensé de Taliesin, mais le chien avait su l’amadouer.  Et puis, Sekmet était devenu un bon compagnon pour Falère, ils se tenaient compagnie mutuellement, ainsi, lorsque nous, humains, n’avions le temps de nous occuper d’eux, ils passaient le temps ensemble.



Le tour de ma mère arriva, enfin, selon mon père. Elle avait déjà bien rempli sa vie, ma maman. Six enfants, une belle carrière prometteuse –mais ralentie selon elle. Un mari aimant et présent.



Je ne voyais guère ce qu’il pouvait lui manquer. Nous étions tous ensemble, réunis et aimant. Mais si j’avais su que derrière le sourire de ma mère, ce soir-là, se dissimulait tant d’amertume, je n’aurais pas fait une telle fête et chantait si gaiement.



J’eu beau tenté de dissimuler mon amertume, mon envie de liberté et ma déception quant à ma vie, mais ma fille était très maligne. Il m’était désormais difficile de regarder en face mes enfants. Mais il fallait que je sourie, tous les jours, tout le temps, à chaque instant. J’en étais arrivée à un point que sourire me faisait mal.



Avec Lawrence, ce n’était plus comme avant. Au fond de moi je l’aimais, c’était ce faible espoir qui ne me faisait pas tout claquer, mais je le savais tout autant fatigué de que moi. Mais nous ne disions rien, même en privé. Notre routine ne nous permettait guère d’échange. Je travaillais le jour et lui la nuit, nous étions comme des relayeurs qui nous passions le témoin en la présence de nos enfants.



J’en étais réduite à me demander ce que je faisais là, dans cette maison, cette cuisine, aux côtés de cet homme merveilleux et à la fois inconnu. Avec qui passais-je mes nuits désormais, hormis le père de mes enfants ? Nous nous regardions, nous lancions un sourire, mais c’était tout. Pas un mot, pas une caresse, pas un baiser. Rien qu’un regard vide de sens.



Alors que nous dinions, mon fils Eudes me prit à parti et trancha dans le vif sans aucune pincée de subtilité.

- Maman, tu nous aimes plus ou quoi ?

Ce n’était pas la bonne question à poser. Alors que je mâchais ma bouchée, je regardais profondément Eudes qui attendait sans un mot une réaction de ma part. Je pouvais sentir le même regard de mes autres enfants sur moi.




Je ne pus que croiser les bras et soupire lourdement. Cette question m’était pénible, mais il me fallait leur répondre.

- Comment peux-tu douter de mon amour pour vous…

Ma voix était faible, je m’en souviens encore. Piètre mère que voilà…

- Ce que veut dire Eudes, tenta Anaïs avec tendresse, c’est que tu nous sembles ailleurs. Même si tu es dans la pièce que nous… je sais pas, Maman… Tu as changé.
- Je n’ai pas changé, j’ai vieilli… Dis-je sans grande conviction.

Mais à leur regard, je compris tout de suite qu’ils n’étaient pas dupes. Sans un autre mot, un seul regard, je me levai et quittai la pièce péniblement.




J’étais une épave. Le mot n’était pas faible. Je n’arrivais à rien, encore moins à réfléchir à trouver de sens à mes sentiments. Lawrence, les enfants… Ils n’avaient pas à pâtir de mon mal être, ni de mon incapacité à agir. Pourtant j’étais dépendante d’eux. Sans eux, je serais partie depuis bien longtemps… Loin de tout, loin de soucis. Seule et oubliée…



Mais j’en étais incapable. Clouée au lit comme une grande malade, j’attendais la mort pour qu’elle me cueille comme un fruit mûr, mais elle ne vint pas. Elle ne vint jamais. En repensant à cette époque, j’ai honte de moi et de mon comportement. J’étais leur mère, un exemple qu’ils devaient suivre. Et non une représentation lamentable d’une femme au plus profond des gouffres de cette terre…

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Mar 5 Aoû - 15:04

Naaah Ambrine secoue-toi ! D:

J'aime bien cet épisode mais quand tu changes de narratrice, c'est assez difficile à saisir je trouve ^^ Vu que les deux sont en italique et qu'il n'y a pas forcément quelque chose qui indique ce changement

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 5 Aoû - 15:50

Je sais mais j'ai pas eu le temps de réfléchir à comment le mettre en avant ^^'
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 8 Aoû - 9:19

Bonus



Spoiler:


Et oui ! Encore une nouvelle maison ! Vous savez ce que cela veut dire ? Une nouvelle génération ! Voici donc le petit coin agréable de la famille Vauganne Génération 8 !



Dans des tons chaud avec du crépi jaunâtre et mes éternelles briques, la maison garde cependant des airs de campagne.



L’entrée à trois accès, disposés de part et d’autres de la maison sur fondation. Elles permettent les entrevues discrètes loin des yeux inquisiteurs des parents tout en étant abrité d’une quelconque pluie.  



Une autre vue, on profite un peu plus des plantes ainsi.



Un éternel garage. Avec huit habitants, le bâtiment a intérêt à être large et à grande capacité.



L’intérieur est à demi employé pour ce que ce fut créée. Car en bon sportif –tout du moins Ambrine- a besoin d’un espace sportif.



Une immense allée permet d’accéder à la cour arrière. Toujours fleuri.



Notre petite famille compte en son sein des passionnés de jardinage en les personnes d’Ambrine et Anaïs, alors ces dames ont un somptueux jardin clôturé et entretenu.



La cour extérieure dans son ensemble. Remarquez le petit coin d’eau venu égayer l’ensemble.



Pour une vue d’ensemble.



Pénétrons désormais dans l’antre. Voici ce que vous trouverez lorsque vous franchirez le seuil de la maison, une entrée sobre servant de salon.



Salon qui dessert le reste de l’étage ainsi que l’accès au deuxième.



Mais également, offre l’accès à la cuisine.



Cuisine sobre et simple, mais fonctionnel. Nous avons suivi les prérogatives d’Ambrine : pas de lave-vaisselle.



Mais cette dernière tenait un accès extérieur par cette pièce, la porte mène donc à la coursive arrière.



L’autre porte, non vitrée, mène dans une des salles de bain. Un peu sombre, c’est vrai, mais grâce à un rayon de lumière vous pouvez voir qu’elle donne dans les tons verts.



Revenons sur nos pas et découvrons ce que le reste de la maison à nous offrir. Ici, un petit espace menant à un couloir. Le piano trône fièrement dans cette pièce.



Derrière la vitrine, se trouve une porte qui mène à la seconde salle de bain. A l’instar de la précédente, elle s’adonne dans le rouge.



Bien plus spacieuse et lumineuse que l’autre.



Une vue sur le couloir qui vous montre la longueur de la maison.



La première porte est une jolie chambre d’adolescent. Si je vous laisse remettre vos souvenirs en place, et le temps de compter, vous en déduirez qu’elle appartient à Yoric.



Il a droit à tout le confort, contrairement à ses aînées à son âge.



La pièce suivante est la chambre de Taliesin.



Elle a des allures un peu rétro.



La suivante ? Celle d’Eudes.  Allures campagnardes, n’est-ce pas ?



Son voisin n’est nulle autre que Willheim.



En bon rocker, sa chambre a quelques pointes électriques !



L’étage.



Encore un grand espace artistique.



En bout, se trouve un coin pour l’artiste de la maison –ou les artistes.



Derrière : bureau et échiquier.



La première porte à droite nous mène dans une chambre colorée et acidulée, attribuée à Azilis.



Ses voisins ne sont autres qu’Ambrine et Lawrence. Ils souhaitaient un espace un peu zen et floral.



C’est un peu sombre, mais ils voulaient une pièce intimiste et reposante.



Et voici la dernière pièce, et nous des moindres !  La chambre de notre héritière.



Cette dernière affectionne le rose (-_-) et une personne à la fois simple et élégante, alors sa chambre et son reflet.

Episode 1



Spoiler:


Les oiseaux pépiaient tout leur content parmi la flore sauvage des Vauganne. La maison  respirait la sérénité, comme une matinée calme et ordinaire.

Les années s’étaient écoulées avec des hauts et des bas, rencontrant des difficultés dans le couple d’Ambrine et Lawrence. Anaïs s’en trouva choquée lorsqu’ils lui annoncèrent qu’ils devaient faire une pause. L’adolescente qu’elle était à ce moment n’en était que révoltée et avait commis un bien grand nombre de bêtises afin de faire connaitre son mécontentement.  



Mais aujourd’hui, tout allait mieux entre Ambrine et Lawrence. Ils avaient longuement discuté et le problème s’était avéré être Ambrine. La femme était ancrée dans une sérieuse dépression qui l’amena à se reposer hors de son foyer et loin de sa famille, dans un centre de repos –ou un hôpital psychiatrique pour les plus terre à terre. Ambrine recevait la visite de ses enfants une fois tous les quinze jours. Anaïs lui en a longtemps voulu de s’épanouir loin d’elle et de ses frères et sœurs. Mais avec le temps, la blonde du reconnaitre que l’état de sa mère s’améliorait considérablement lors de leurs visites.



Aujourd’hui, un petit déjeuner tout en discussion était un lot quotidien bienvenu et attendrissant, qui soulageait le cœur peiné de la jeune femme. Ils avaient grandi en l’absence de leur mère, mais bien assez mature et compatissant pour en comprendre la cause.

Mais c’était du passé, car désormais la belle Ambrine resplendissait et souriait tout le temps, n’hésitant guère à rabrouer ses enfants et à taquiner son mari. Comme avant… Anaïs aimait cette expression.



Mais ils n’étaient plus tous ensemble, désormais. Avec la majorité, certains ont pris leur envol. Enfin un surtout. Eudes s’était rapidement installé avec sa petite amie du lycée : Rosa Burgos. C’était une charmante demoiselle à l’allure enfantine, mais provocante à la fois qui avait su redonner le sourire à Eudes et lui ouvrir le cœur. Désormais, c’était un jeune homme épanoui, rieur, mais toujours aussi mordant, qui adorait rendre visite à sa famille après une bonne journée de travail. Ils vivaient donc ensemble depuis quelques mois et avaient de grands projets pour leur avenir commun.



La nuit même, la famille se reposait devant un bon repas préparait par Taliesin, futur grand cuisinier. La petite famille était toujours heureuse de goûter ses nouveaux plats. Il avait un certain don et voir sa famille réunit dans ce petit bonheur ne pouvait l’ouvrir que sur le monde.



- Mais Tal’…
- Pas de mais ! La coupa le jeune homme.

Un peu déçue, Azilis fit la moue. Elle était en pleine crise d’adolescence, et rien de ce qu’on lui présentait ne lui convenait. Taliesin n’était pas fort en autorité, mais avoir des cadets lui avait offert l’opportunité de ne plus être le souffre-douleur de chacun et de s’affirmer. Cet échange fit sourire Anaïs qui attendait, muette, de voir comment l’échange allait évoluer.



- Moi je trouve ça très bien !
- Toi, Yoric, quand tu auras fini de faire le lèche-pompes, on te sonnera ! Répliqua avec hargne l’adolescente.
- Azilis ! Siffla sa mère.
- Mais quoi ? Pesta-t-elle. C’est pas ma faute ! Tal’ n’arrête pas de faire des pâtes ! J’en ai marre.



- Et bien, la prochaine fois, c’est toi qui feras la cuisine. Dit-il simplement, en se levant de table.

L’adolescente soupira fortement, soulevant une mèche de ses yeux. Elle savait qu’elle était allée trop loin, mais son orgueil l’empêchait de faire marche arrière et de s’excuser. Elle baissa alors les yeux et picora sans grande motivation dans son assiette, jouant avec les spaghettis, la tête appuyée contre sa main. Tous l’ignora, comme d’habitude. Ils étaient habitués aux caprices de la jeune fille et s’amusaient souvent à la rabrouer.

- Mais, au fait, où est Willheim ? Demanda Lawrence en prenant place à table.



Où il était ? Tout simplement devant la maison à cajoler sa petite amie. Eudes n’était pas le seul à avoir trouvé l’âme sœur. Bien que Willheim s’y était pris à plusieurs reprises, avant de tomber nez à nez avec Dietrich. La belle était tombée en panne à deux pas de chez nous. C’était une vieille voiture qu’elle conduisait alors, et Willheim rentrait du travail, la bouche en cœur, heureux de son dernier set à la guitare. Elle frappait du pied le pneu avant de sa voiture en pestant puis avait aperçu Willheim et lu avait réclamé son aide.

Une rencontre banale dans une ville pas banale. Ce qui était moins banal encore, c’était que la demoiselle était la toute récente voisine des Vauganne.



- Tu voilà enfin ! Dit-elle dans un murmure.

Sa voix haut perchée aurait pu en rebuter plus d’un mais Willheim y trouvait une tonalité, une musicalité particulière qui la rendait unique.

- Pardon, mais tu sais comment c’est les repas avec ma famille.

Elle lui pinça une joue en souriant. Il se laissa faire, heureux de la voir et de pouvoir la toucher. Ils se voyaient régulièrement, n’ayant qu’une route à traverser, même si la belle faisait le plus souvent l’effort de se déplacer que lui.



Sans un mot, il sortit de derrière son dos un petit bouquet de roses rose. C’était le pêché mignon de Dietrich. Elle prit le bouquet, ne sachant quoi dire. Devait elle se montrer vexée ou heureuse. Ils restèrent un petit moment murés dans le silence.

- Ne crois pas pouvoir m’acheter avec ces fleurs. Finit-elle par dire, sur le ton à demi-accusateur.



- Et si je fais ça ?

Il ne lui laissa pas le temps de répondre et s’empara avec délicatesse de ses lèvres. La jeune femme lui rendit son baiser, bien heureuse de se contact. Elle aimait à la folie Willheim, tout comme lui l’aimait également. Ils adoraient se taquiner et les petits élans d’affections.

- Ne croit pas m’avoir avec un simple baiser… Souffla-t-elle contre ses lèvres.



Cette réponse était tout ce que Willheim espérait. Avec un immense sourire narquois, il plia le genou au sol, fourra une main dans sa poche et fouilla. Sa petite amie le dévisageait, sourcil arqué, intriguée par son comportement.



Sans un mot, il ouvrit simplement l’écrin qu’il lui présenta. Dietrich suffoqua en voyant l’éclat de la pierre et la beauté du bijou. Mais plus encore, c’était la signification de cette bague qui lui donnait des difficultés à respirer et à réfléchir.



Sans un mot, ton comme le jeune homme, elle tendit la main et se laissa passer la bague au doigt. La pluie commençait à tomber, mouillant allégrement les deux tourtereaux. Mais ils s’en fichaient. Ils étaient heureux, ensemble et se promettaient un avenir radieux à deux.



- Je t’aime Will…
- Je t’aime aussi…

Et ils restèrent un long moment blottis l’un contre l’autre, à se chuchoter leur amour et à parler d’avenir.



Petit matin, Anaïs s’éveillait doucement. La nuit fut courte car elle dût corriger un bon nombre de copie. Elle s’était engagée dans le corps enseignant. Elle aimait les enfants et enseigner ne la rebutait guère. Mais elle n’avait pas pour aspiration d’évoluer dans cette voix. Mais il fallait bien manger.



Elle repensait à la vieille, car Willheim était rentré mouiller mais béat. Intrigué, il subit un long interrogatoire avant de cracher le morceau et avouer ses fiançailles avec Dietrich. Si Azilis et Yoric avait sauté au plafond, que Taliesin s’était contenté d’un simple hochement de tête et un petit sourire, Ambrine était restée pantoise, et n’avait esquissé comme geste de prendre la main de son époux. Lawrence le félicita gracieusement.

Elle, elle était restée tout aussi muette que sa mère. Non pas qu’elle n’était pas heureuse de la nouvelle –au contraire- mais elle put sentir le vide dans son cœur, et une prémices de jalousie poindre. Elle était une jeune femme libre de tout sentiment, à son insu.



- Bonjour ! Arriva en chantonnant Ambrine.

Anaïs la salua d’une petite voix, qui fit prendre une moue inquiète à sa mère. Elle se positionna alors près de la blonde et la fixa.

- Ca va ma chérie ?
- Oui Maman… Juste une petite nuit. Mentit-elle.



Lawrence arriva à son tour et regarda sa fille avec compassion. Il baisa la joue de sa femme puis le front de sa fille avant de se diriger vers le réfrigérateur.

- Fais attention à toi.
- Je sais Papa… C’est juste que j’aie un peu de mal à m’organiser.
- C’est la clé de la réussite !

Elle lui sourit et il fit de même. Il savait qu’il y avait autre chose, mais il respectait le silence de sa fille. Elle était adulte désormais et avait droit à son jardin secret.



Petit déjeuner englouti, Anaïs sortit sur la coursive arrière et s’attela au jardinage de proximité, comme elle l’appelait. Elle avait installé quatre pots près de la cuisine afin d’avoir les aromates à porter de main lorsqu’on cuisinait.  



Elle était sereine et complète lorsqu’elle s’occupait de ses plantes, bien plus qu’en présence d’enfants et d’innombrables copies fatigantes et parfois consternantes à corriger. Mais il fallait bien gagner sa vie. Elle ne pouvait pas éternellement vivre aux crochets de ses parents, même si ces derniers ne l’auraient aucunement mise à la porte.



Pourtant, plus elle réfléchissait, plus elle sentait qu’il lui manquait quelque chose à sa vie. Pourtant, elle avait une belle vie : ses parents étaient toujours de ce monde, elle avait des frères et des sœurs, un travail gratifiant et bien payé, elle n’était pas laide et ne souffrait d’aucune maladie.



Mais sa vie était vide de sens. Elle était jeune et se sentait déjà dépassée et déprimée par le métro-boulot-dodo qu’était son quotidien.



Anaïs partie au travail, Yoric s’éveillait un grand sourire aux lèvres et salua chaleureusement ses parents.

- Coucou mon lapin !
- M’maannn !  Se plaignit l’adolescent. On avait dit stop !



- Avec de tels chaussons, c’est difficile de faire autrement. Pouffa sa mère.

Yoric se lamenta avant de rejoindre le réfrigérateur en grommelant. Il ne détestait pas foncièrement ce surnom mais il avait grandi et souhaitait simplement qu’on le considère comme mature. Ambrine le savait pertinemment, et c’était bien pour cela que le taquiner la dessus était bien amusant.



A son tour, il avala sa dernière bouchée lorsque le klaxonne du bus résonna dans la rue. Azilis l’attendait, tout en battant du pied, impatiente.

- C’est bon… Soupira le garçon.
- Mais non ! On va être en retard !!

Il se leva péniblement, soupirant de plus bel et la dépassa afin d’aller dans sa chambre afin de s’habiller.



Elle soupira à son tour, exaspérée par le comportement mollasson de son frère. Elle releva les yeux et tomba nez à nez avec Willheim qui la saluait.

- Encore en train de l’attendre ?
- Comme toujours…
- Comme toujours. Lui sourit-il.



Les enfants partis à l’école, Ambrine courrait sur son tapis de course. Taliesin la rejoignit déterminé à progresser. Elle sourit en le voyant entrer dans le garage.

- Fais attention, tu n’es pas habitué.
- T’inquiète Maman ! J’ai ta vigueur !



Mais au bout de deux tractions, ses mains lâchèrent prises et il se retrouva fesses sur le sol, à pester comme une furie. Cela fit rire aux éclats Ambrine qui courrait avec aisance.



Taliesin avait bien des tares, mais pas celle de manquer de détermination. Le sport c’était comme la cuisine : un abandon était un échec, il ne fallait jamais s’avouer vaincu et se vaincre soi-même pour progresser.  Alors, sans attendre, il se remit en selle et s’entraîna toute la matinée sous la houlette de sa mère qui parfois riait, parfois s’inquiétait et d’autre chose encourageait.



Le soir arrivant, Eudes rendit visite à sa petite famille, à la sortie du travail.



Il fut accueilli par sa sœur, qui toute heureuse ne put s’empêcher de le chambrer.

- Monsieur l’agent, nous n’avons commis aucune infraction !
- C’est ça, moque toi, Madame l’institutrice ! Mais en attendant, c’est moi qui remet dans le droit chemin tes petits délinquants.
- Derrière ton bureau ? Fit-elle faussement septique.



Il la prit contre lui, heureux de la voir de bonne humeur. Il se souvenait de leur adolescence et la période de dépression de leur mère. Anaïs avait dû jouer le rôle de mère, et il en avait bien profité et guère épaulé.  

- Ça va ?
- Bien sûr que ça va ! Le rassura-t-elle. Et Rosa ?
- Elle va bien… Enfin lorsque je l’ai vu ce matin.



Ils entrèrent dans la maison parlant des uns et des autres. Anaïs le quitta, relayée par Azilis qui ne trouva rien de mieux que d’accueillir son aîné par une grimace. Cela lui valut une pichenette sur le front qui la fit hurler de douleur –et surtout de joie. Elle se massait le front tout en pestant faussement.



C’était leur façon de se saluer. Elle finit de bouder et s’approcha de son frère d’un air conspirateur.

- Tu sais quoi ? Il fit signe que non. Will’ est fiancé !

Eudes recula légèrement, surpris que son propre frère ne lui ai rien dit.

- Quand ça ?
- Hier soir.

Eudes se frotta le menton. Après tout, c’était une bonne nouvelle et Willheim méritait ce bonheur, bien qu’il souhaitait se marier le premier. Mais Rosa était un peu frileuse à l’idée de s’engager et souhaitait prendre son temps.



Un peu plus tard, Anaïs passait le temps avec les jumeaux devant une partie de domino. Elle avait besoin de mettre de l’ordre dans son esprit, et cela l’y aidait un peu.

- Dites, vous êtes présents ou pas ?! S’impatientait Azilis.

Anaïs soupira et ouvrit un œil. Azilis fulminait en attendant son tour. Apparemment Yoric trainait et ce n’était pas à son goût.



- Yoric, tu es avec nous ? Intervint la blonde.

Le jeune homme sursauta puis regarda tout à tour ses sœurs qui attendaient.

- Pardon, je réfléchissais.
- Tu dormais oui ! L’accusa sa jumelle d’un index accusateur.
- Oh ça va ! S’impatienta Yoric à son tour.

Anaïs frappa du plat de la main sur la table, retenant l’attention des adolescents.



- Tu ne vas pas me dire que ce sont les cours qui t’ont épuisé à ce point, Yoric ?
- Ben quoi d’autre ?
- Yoric…

La voix d’Anaïs grondait alors qu’elle tapotait du bout de son index le bois de la table. Elle détestait qu’on lui mente et il le savait.

- D’accord, d’accord… On est allé à la plage avec Azilis.
- Ah bah sympa ! Merci … Pesta l’adolescente.



- Et comment tu es au courant ? S’indigna Azlis.
- Vous n’êtes pas très malin. Si vous vouliez sécher, vous auriez dû prendre de meilleures dispositions. Vous oubliez que je travaille dans votre école. J’ai toujours un œil sur vous.
- Quoi ?!
- Hey… Et notre vie privée ! Cria Azlis.



- Tu auras une vie privée lorsque tu sauras subvenir à tes propres besoin, Azilis ! Ça vaut pour toi aussi Yoric ! Les réprimanda Anaïs. Qu’est-ce que vous avez gagné à ne pas aller en cours…
- Du fun ? Tenta maladroitement Yoric.
- Et ? C’est tout ? Ils acquiescèrent tous les deux.  Vous allez bientôt devenir des adultes, prenez vos responsabilités.
- Mais l’école c’est nul… Protesta Azilis.
- C’est utile si tu veux réussir dans ta vie.



Non loin de là, Ambrine écoutait l’échange avec satisfaction. Elle aurait pu intervenir, mais elle savait qu’ils ne l’auraient pas écouté. Elle était leur mère, et il était toujours plus divertissant de braver l’autorité parentale que celle de sa sœur ou de son frère. Anaïs était une personne responsable et équilibrée, Ambrine avait toute confiance en elle.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Ven 8 Aoû - 10:25

Héhé, Anaïs prend au sérieux son rôle d'héritière, c'est bien tout ça ! :)
Contente qu'Ambrine aille mieux, je pensais pas qu'elle aurait besoin de se séparer de Lawrence :O Heureusement qu'ils sont de nouveau ensemble !

Dietrich ! Bonne idée de l'intégrer au jeu ! Ils sont mignons, Willheim et elle ^^ (par contre j'aime pas la barbe de Willheim :P). Hâte de voir ce que tu vas faire avec Anaïs ! Elle a besoin d'un compagnon, cette jeune demoiselle.

Bon et à part ça j'adore la maison, une fois de plus ! J'aime bien la chambre de Taliesin et aussi celle de ses parents ^^ celle d'Anaïs fait un peu "exubérant" par contre, avec les fleurs et tout ^^'
J'adore le lit d'Azilis sinon, tu l'as eu où ?

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 11 Aoû - 14:08

Et vi ^^ Je voulais l'employer autrement que Mannequin pour le Modeling, j'aimais bien son visage qui était différent de mess sims habituel. Dietrich power !!!
Pour le lit, il trouvable sur TSR, c'est le set Adonia normalement.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 11 Aoû - 14:26

Episode 2



Spoiler:


Un fumet appétissant parcourait la maison mettant en appétit ses habitants. Mais il leur fallait être patient car Taliesin débutait dans sa manœuvre. Willheim pianotait distraitement sur les touches d’ivoire de piano du rez-de-chaussée. Il était en pleine composition et avait peu –ou pas- dormi de la nuit.

Le jeune homme à la barbe était anxieux, comme tout futur marié qui se respectait. Il n’était pourtant pas du genre à prendre ses jambes à son cou, ni à ne pas assumer ses actes et ses promesses, mais il lui fallait reconnaître que c’était un grand pas dans sa vie, aussi jeune était-il.



Une main sur son épaule le fit légèrement sursauter. Il croisa le regard amusé de son père. Willheim était étonné de voir que le temps n’avait guère d’emprise sur son géniteur, car si omettait les quelques rides d’expression, Lawrence faisait illusion.

- Tu n’as pas dormi ? Lui demanda son père.

Willheim secoua la tête tout en griffonnant sur sa portée une annotation qui semblait importante. Lawrence scruta la composition avec intérêt et pianota les notes que son fils avait écrites dans la nuit.

- C’est joli mais il manque quelque chose.
- Je sais… mais je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Willheim soupira et se leva, faisant face à son père. Malgré ses cheveux noirs et ses yeux marron, Willheim lui ressemblait beaucoup. Leur caractère et leur passion était commune.



- Arrête de faire autant de mouron, Will’ !
- Mais Papa …
- Tututut ! Pas de mais avec moi, jeune homme. Ça se voit tout de suite que tu t’inquiètes pour cet après-midi.

Le brun soupira devant le sourire confiant de son père. Il n’arrivait donc pas à dissimuler son anxiété ? Il se pensait maître de ses sentiments pourtant.

- Ne te reproches rien, Willheim. C’est parce que je te connais comme si je t’avais fait que je le sais.
- Papa… C’est toi qui m’a fait !
- Raison de plus pour écouter ton vieux père ! Lui dit Lawrence avec une légère tape sur le haut du crâne.

Willheim sourit malgré lui, il ne lui avait pas fait mal mais ce petit geste affectueux lui mit du baume au cœur. Il en venait à espérer vivre une telle relation avec sa propre famille.



Plus tard, dans la journée, les premiers invités arrivèrent. Willheim se préparant ne put les accueillir lui-même mais remercia sa mère lorsqu’il entra dans la chambre de Yoric. Son sourire s’accentua en voyant le nouvel arrivant.



- Alors comment va mon cher beau-frère ? Dit l’invité avec malice.
- M’en parle pas ! Je suis totalement stressé ! Regarde mes mains, dit-il en lui montrant, elles sont trempées.

Ludéric était le frère de Dietrich, la fiancée de Willheim, et également le meilleur ami du musicien. Ils avaient fait les quatre-cent coups ensemble, et souvent s’attirèrent les foudres de la jeune femme. Mais ils s’entendaient si bien que ce mariage ne pouvait que les réjouir.

- Ta sœur n’est pas encore là ?
- Non, elle se fait belle. Tu sais que ça peut prendre longtemps.

Cela fit rire les deux hommes qui continuèrent à taquiner la future Madame Vauganne, qui ne pouvait guère se défendre.



Dans la cuisine, Anaïs profitait pour faire plus amples connaissance avec la petite amie d’Eudes : Rosa. Cette jeune femme avait un comportement naïf et très spontané, le contraire d’Anaïs qui se voulait plus réfléchie et plus calme.



- Je suis heureuse que tu aies pu venir, Rosa.
- Et moi donc ! J’ai rarement l’occasion de venir ici. Comme si Eudes avait honte de moi.
- Non, ne pense pas comme ça. La rassura Anaïs. Eudes est peut être un ours dans le fond, mais un ours en peluche qui préfère te garder pour lui que de te partager avec nous.

Cette réponse fit sourire Rosa qui ne pouvait démentir, car si Eudes était ronchon, il était tout autant adorable et protecteur avec elle.



- Et toi alors ? Pas de Jules à nous présenter ? Demanda Rosa, taquine.
- Ouhla ! Non ! Très peu pour moi ! S’exclama farouchement Anaïs.
- Ben pourquoi ? S’étonna sincèrement la brune.
- Je… Je ne suis pas prête… Dit en bégayant la blonde.

Cette réponse laissa septique Rosa qui scruta le visage rose d’Anaïs. La blonde ne savait pas mentir, mais elle n’était pas assez intime pour que Rosa se permette de la taquiner et d’approfondir son interrogatoire.



- Tu n’es pas plus laide qu’une autre Anaïs. Je ne vois pas ce qui te retient de faire des rencontres.
- Mais…
- Je te dis pas de coucher avec le premier venu, mais simplement de prendre un verre, discuter…

Anaïs baissa les yeux. Rosa ne savait rien de sa vie, mais la blonde ne pouvait pas blâmer sa tentative de réconfort. Elle était maladroite mais si gentille. Anaïs sourit faiblement et haussa les épaules. Elle avait bien tenté, il y a longtemps, et le résultat ne fut pas celui qu’elle escompta. Depuis, elle n’avait jamais réitéré l’expérience, préférant sa solitude et son célibat aux déceptions que les relations amenaient.



L’on sonna à la porte, avec insistance. Mais les deux jeunes femmes étaient plongées dans leur discussion. Willheim soupira et se dirigea vers la porte d’un pas rapide, mais chargé d’émotion. Il redoutait ce qu’il s’apprêtait à faire, il n’arrivait pas à se défaire de cette boule d’angoisse qui n’arrêtait pas de grossir au sein de son estomac. S’il s’écoutait, il prendrait ses jambes à son cou pour ne plus jamais revenir.



Il ouvrit la porte avec force, réussissant à surprendre Eudes qui patientait derrière elle. Le policier faillit trébucher mais son frère le rattrapa de justesse.

- Mais enfin ! T’es fou ?! S’exclame Eudes, qui se stabilisait.
- Pardon, mais qu’est-ce que tu faisais le nez sur la porte aussi ?
- J’essayais de voir si on nous avait entendus.
- On ?
- Oui, « on » ! Répondit une voix douce.



Willheim se jeta sur la jeune femme, voyant que c’était Dietrich. Elle était magnifique dans sa robe blanche. Ses cheveux défaits avec simplicité encadraient son visage souriant et doux. Il ne pouvait résister à ses yeux bleus si profonds.

- Tu es magnifique, souffla-t-il dans son cou.
- Merci… Tu es très beau aussi, mon Will’.



- Ce que je vais te dire va te paraître fou, mais… Dès que je t’ai vu, mes doutes se sont envolés !
- Parce que tu hésitais ? Lui reprocha-t-elle, légèrement moqueuse.
- Pas de mes sentiments, mais de l’engagement.

Elle sourit en coin puis lui baisa la joue. Il était si attendrissant, qu’elle n’avait qu’une envie : le manger tout cru ! Mais l’heure n’était pas aux réjouissances charnelles, chose qu’Eudes rappela sans mal en se raclant la gorge. Le couple piqua un léger fard puis s’engouffra dans la maison, main dans la main.



Ce fut lorsque le soleil commençait à se coucher que les convives étaient enfin tous prêt et présents. Alors le couple s’avança, d’un même pas, sous la lumière déclinante du jour, jusque l’arche. Si Dietrich était souriante, Willheim avait du mal à contenir son œil humide et sa gêne.



Il était la cible des railleries de son petit frère Yoric, appuyé par le rire persistant et agaçant d’Azilis. Il ne pouvait répondre, ne souhaitant aucunement briser le moment solennel de la cérémonie. Yoric étouffa un cri lorsque la main d’Eudes rencontra son crâne. Derrière l’adolescent, Eudes le foudroyait du regard, tandis que Rosa contenait son hilarité. Willheim remercia son frère d’un léger hochement de tête.



- Dietrich… Je ne sais pas si tu te souviens de notre rencontre, mais je chérirais cette instant toute ma vie, car cette rencontre changea du tout au tout ma vie. Si l’on m’avait prédit notre rencontre et notre amour, jamais je n’y aurais cru.



- Willheim…
- Laisse-moi finir, s’il te plait. Il inspira profondément, cherchant ses mots. Je ne suis pas doué pour ça… Cela fit rire l’assemblée. Dietrich, je compte sur toi pour faire de moi un homme heureux et comblé. Et je te promets d’en faire tout autant pour toi. Je t’aime.



- Willheim, fidèle à toi-même ! J’avais espéré des vœux plus romantiques et dévoués, mais tu es comme tu es : timide sous ton sourire et un cœur en or. C’est ainsi que je t’aime et que j’accepte de devenir tienne pour l’éternité. Joindre mes mains avec les tiennes jusqu’à ce que la mort nous sépare. Je t’aime Willheim Vauganne et si heureuse de devenir ta femme.



Sous un tonnerre d’applaudissement et divers cri, les tout jeunes mariés échangèrent un baiser amoureux et sincère. Dietrich se permit de laisser une larme perler de ses yeux. Cela fit sourire avec tendresse son mari qui lui essuya avec amour du revers de son pouce.



Après que les invités eurent mangé et la plupart s’étant retiré, Anaïs s’autorisa une petite marche digestive dans le jardin, parmi les fleurs si chère à son cœur. Elle en respirait le parfum avec délice, lorsqu’elle aperçut une silhouette familière la dominer sur le bastingage. Sans un mot, elle le rejoignit et s’installa à ses côtés. Ce fut à cet instant qu’il se rendit compte de sa présence. Cela ne l’étonnait guère.



- Beau mariage, n’est-ce pas ? Dit-elle simplement.
- En effet. Ma sœur en est très heureuse.
- Elle a bien de la chance, ta sœur. Continua Anaïs après un long moment de silence.
- Tu es jalouse ? Demanda avec sincérité le jeune homme.



Elle lui donna un coup de coude dans les côtes, ce dernier expira bruyamment alors qu’elle continuait son observation stellaire.

- Tu sais très bien pourquoi je dis ça, Ludéric.

Oh que oui ! Il le savait, et c’était justement une tentative d’esquive qui venait d’échouer. Il soupira et changea de position, quittant son appui.



- Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis, Anaïs…
- Et pourquoi pas ? Tant que je n’aurais pas mes réponses, je continuerais. Et tu le sais.

Ca, pour le savoir, il le savait. Anaïs avait beau être patiente et gentille, elle n’en était pas moins entêtée et déterminée. Mais il ne pouvait lui donner ses raisons. Non, cela lui ferait bien trop mal, et la jeune femme ne méritait pas cette souffrance.



- On en a déjà parlé. Entre nous, c’est impossible.
- Je n’y crois pas ! Maintint l’enseignante. Je suis sûre de moi, Ludéric ! Sûre de mes sentiments envers toi.
- Je suis désolé, mais il faut que tu te fasses un raison.

Anaïs ne voyait pas cela du même œil. Elle avait connu l’amour, plus jeune, en la personne de Ludéric, et bien que les années aient passées, elle conservait toujours cette attirance envers lui. Mais leur relation ne fut qu’un flirt passager lors de l’adolescence. Ils ne pensaient jamais se revoir, et le destin se jouait d’eux.



Un peu plus loin, Ambrine saluait son fils, avant que celui-ci ne rentre chez lui. Rosa avait légèrement abusé du champagne et était en train de dépérir sur le canapé du salon.

- Je suis si heureuse…
- Maman, ce n’est pas ton mariage.
- Et alors ? Je n’ai pas le droit d’être heureuse ? S’offusqua Ambrine.



- Bien sûr si, ma petite Maman ! Dit Eudes contre Ambrine.

Ils se détachèrent puis Ambrine aperçut Anaïs sur la coursive. Elle l’observa d’un œil critique et reconnu Ludéric dans la pénombre. Eudes surprit son regard et vit également sa sœur. Il soupira puis reporta son attention sur sa mère.

- Laisses la tranquille, Maman. Elle est assez grande pour apprendre d’elle-même. Bon je vais filer, sinon Rosa va vous retapisser le salon.
- Rentre bien mon grand. Fais attention à toi.
- Mais oui ! Tu me connais !

Il prit le chemin de la sortie mais jeta un dernier coup d’œil par-dessus son épaule. Ambrine avait le poing serré et semblait prête à intervenir.

- Maman ! La rappela à l’ordre son fils.

Ambrine soupira à son tour puis s’engouffra dans la maison, dans les bras de son époux qui tentait de la calmer.



- Pourquoi ?
- Je vais devoir me répéter ? Commençait à s’impatienter le roux.
- Non, mais… je t’en prie, dit faiblement la blonde, j’ai réellement besoin de savoir pourquoi tu as rompu.



- Ca fait des années Anaïs ! Lui jeta Ludéric au visage. Il faut que tu tournes la page ! Franchement, tu ne trouves pas ça puéril ? Tu t’engouffres dans le passé, alors que tu devrais aller de l’avant.

Anaïs baissa le visage, peinée par les propos du jeune homme. Elle l’avait aimé de tout son être, aujourd’hui encore, son cœur battait à tout rompre en sa présence. Son simple parfait l’affolait. Mais lui, il lui jetait au visage de tes propos qu’elle ne pouvait que se sentir meurtrie.


Il remarqua sa peine, et soupira avant de lui remonter délicatement le menton de son index.

- Anaïs…

Sa voix fut comme une goutte d’eau qui déversa toute sa peine. Une larme roula le long de sa joue. Elle ne voulait pas pleurer, car il détestait cela.

- Et voilà que tu pleures…
- Pardon…



Elle se frotta les yeux, mais sa tristesse était plus grande que sa raison. Cela fit soupirer le roux qui l’obligea à soutenir son regard.

- Je sais que je t’ai fait de la peine, et ce n’était pas mon intention. Mais, Anaïs…A rester ancrée dans le passé, tu ne feras que te perdre.
- Et si mon passé n’était autre que mon futur ? Tenta-t-elle, tremblante.



- C’est impossible…
- Pourquoi… Souffla-t-elle. Pourquoi ne m’aimes-tu pas comme je t’aime, Ludéric…

Ce n’était pas une question, mais un constat. Elle était lasse de son cœur de jeune fille. Elle était lasse de sa naïveté, elle était lasse de sa lâcheté. Mais elle avait essayé. Oh oui… Tant essayé de l’oublier…



- C’est mieux ainsi, crois-moi, Anaïs. Tu es une femme sublime. Une femme comme on en rêverait tous, mais je ne suis pas celui qu’il te faut.
- Comment peux-tu le savoir…
- Je le sais. Dit-il simplement.

Ce n’était ni un reproche, ni de la lassitude. Cette certitude, il l’a détenait simplement, comme on détenait un souvenir.

Il lui baisa le front avec délicatesse, brisant le cœur de la jeune femme un peu plus. Il recula, plongea ses yeux dans les siens, lui fit un triste sourire puis la dépassa. Anaïs resta debout, se tenant les bras, puis ferma les yeux.

- M’as-tu seulement aimé, autrefois ?

Un long silence s’installa, mais elle sut qu’il ne bougeait plus car le bruit de ses pas s’était tu.

- Oui. Lui susurra-t-il au creux de l’oreille avant de partir.

Elle frissonna, et dans le sillage de Ludéric, son parfum citronné embaumait, étouffant Anaïs.



Sans attendre, elle s’élança à l’intérieur puis grimpa quatre à quatre les escaliers. Elle devait mettre de la distance, beaucoup de distance entre elle et lui. Et surtout ne pas pleurer. Même si toute sa famille était couchée, elle ne pouvait flancher.



Mais il lui fut impossible de se retenir. Les larmes perlaient sans cesse sur son visage, dès qu’elle sut que Ludéric n’était plus là. Elle n’arrivait pas à s’imaginer autre homme dans sa vie.
Elle s’engouffra dans sa chambre, refermant la porte en s’appuyant dessus. Elle sentait ses forces l’abandonner. Elle se força à se trainer jusque son lit où elle se lança en travers. D’une main tremblante, elle alluma une lampe de chevet puis s’observa pleurer dans le miroir, de sa place. Elle était affreuse, son maquillage coulant sur ses joues, mais la tristesse était-elle une beauté ? Non. C’était un sentiment si cruel et déraisonnable qu’il n’avait pas sa place dans le panthéon de la beauté. Mais c’était bien le cadet de ses soucis, car elle se sentait si mal qu’elle voulait mourir.

A nouveau, il lui avait refusé son amour, ses faveurs. Et en cruel homme qu’il était, il l’avait touché et avait distillé un peu d’espoir dans son fol cœur. Elle plongea alors son visage entre ses mains et pleura de tout son saoul, maudissant cet homme à jamais.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Lun 11 Aoû - 18:23

Haanw mais c'est quoi tout ça ? Ludéric !! Reviens tout de suite auprès d'Anaïs, namého !
Bon, en tout cas s'il ne revient pas vers elle, elle a intérêt à se dépêcher, cette demoiselle ! Elle est déjà devancée par ses frères XD Enfin pas Taliesin, si ? Je suis curieuse de voir ce qui va lui arriver côté coeur, à lui aussi :)

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Liloo le Mer 13 Aoû - 12:38

J'ai hâte de savoir le "secret" de Ludéric !! Le pourquoi de sa réaction.

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 15 Aoû - 7:28

Moinonyme : Ludéric... Oui c'est rien qu'un vil faquin ! Devancée par ses frères c'est vrai, mais c'est surtout pour une question pratique XD Si j'ai trop de monde, je peux pas avoir d'enfant... Faites des gosses, qu'il disait...

Liloo : Un secret ? Mais quel secret ?

PS : Ludéric devient Lydéric en bonne auteur que je suis, je me suis trompée dans le prénom XD
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 15 Aoû - 7:32

Episode 3



Spoiler:


Un nouveau jour s’annonçait, réchauffant doucement les murs de la maison avec ses rayons de soleil. Tout comme lui la vie émergeait lentement de sa torpeur de la nuit.



Taliesin et Yoric était déjà sur le pied de guerre depuis longtemps. L’aîné préparait le petit déjeuner, tandis que le cadet s’appliquait à nettoyer la maison. Il était bien une exception, notre Yoric, avec son petit côté fée du logis –ou grand maniaque de la propreté !



- Vous pouvez pas faire attention, non ?! Ronchonnait l’adolescent.
- Tu veux manger oui ou non ? Dit simplement Taliesin.
- Oui mais…
- Mais lorsqu’on cuisine, on salit. C’est inévitable.

L’adolescent arrêta de frotter un instant et observa Taliesin qui chantonnait en cuisinant. Il savait son obsession pour la propreté exagérée, mais c’était plus fort que lui. Il en avait besoin, comme un fumeur aurait besoin de sa cigarette de bon matin.



- Ah ! Souffla Taliesin.

L’agitation de son frère poussa Yoric à redoubler d’ardeur, car il venait de renverser le lait.

- Taliesin !!
- Hé ho ! Tu crois que je l’ai fait exprès ?

Yoric était rouge de colère ! Il était bon à tout recommencé, mais le visage désolé de son frère le fit se taire et à s’appliquer davantage.



- Vous avez fini de vous disputer ? S’enquit Azilis qui était là depuis le début, affairée à ses devoirs.
- On ne se dispute pas ! S’écria Yoric.
- Tout à fait, on discute.
- Alors discutez ailleurs ! Y’en a qui bosse,  là !
- Tu n’avais qu’à les faire hier tes devoirs. Répliqua avec hargne l’adolescent à sa jumelle.

Azilis leva les yeux au ciel. Lorsqu’il était dans cet état, il était impossible de raisonner son frère. Et elle aurait aimé les faire la veille, ses devoirs, mais on lui avait imposé un stage pratique dans une des entreprises de la ville.



Les enfants dans le bus en direction de l’école, Ambrine et Lawrence émergeaient à leur tour, l’estomac en appétit, grâce aux bonnes effluves de crêpes préparées par leur fils. Chaque petit-déjeuner était un plaisir depuis que Taliesin s’était mis aux fourneaux.



- Dis mon grand, entama Lawrence, quand est-ce que tu nous la présente ?
- C’est vrai ça ?! Ajouta sa mère.
- Mais qui voulez-vous que je vous présente ? Demanda Taliesin, sincèrement incrédule.
- Ta petite amie, bien sûr !



Taliesin les regarda tour à tour, fatigué par leur regard amusé et curieux. Il soupira et fit la moue, comme s’il était un enfant. Il n’avait pas l’intention de leur présenter Béatrice, pas tout de suite, tout du moins. Il avait peur de la réaction de ses parents. Mais c’était le moment où jamais, puisqu’ils abordaient d’eux même le sujet.

- Pas pour le moment.
- Et pourquoi ça ?



- Parce qu’elle est plus âgée que moi.
- Agée comment ? Demanda sa mère.
- De treize ans.

Les adultes s’étouffèrent sous le regard à la fois effaré et peiné de Taliesin. Il savait que c’était une grosse nouvelle, mais qu’ils le prennent ainsi le blessait.



- Tu es sur de toi ? Tenta Lawrence, alors qu’il tenait la main d’Ambrine qui commençait à fulminer.
- Non. Répondit sincèrement le jeune homme. C’est pour ça que je vous la présenterais plus tard.

A cette annonce, le couple parut se détendre et acquiescèrent en silence.



Dans la soirée, Anaïs rentrait tout juste du travail et se rendait chez son frère, Willheim, lorsque son téléphone sonna dans sa poche. Las, elle soupira et sortit l’appareil puis en regarda l’écran. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’elle vit le nom de Lydéric. Son cœur palpita et s’accéléra. Elle regarda autour d’elle, comme si elle ne voulait pas être entendue et décrocha.

- Oui ?
- Anaïs, c’est moi, Lydéric.
- Que veux-tu ? Tenta-t-elle de répondre avec détachement, mais sa voix tremblait.



- J’ai besoin de te parler.
- Je t’écoute.
- Non, pas par téléphone. On ne pourrait pas se voir ?

Son cœur fit un bon et s’arrêta un instant. Instant qui lui sembla être une éternité. Elle ne savait si elle était capable de le voir, sans pleurer. Il lui avait clairement dit de tourner la page, et elle reconnaissait qu’il avait raison. Mais s’il la rappelait à lui, comment pouvait-elle l’oublier ?

- Anaïs ?

Sa voix la ramena à la réalité. Elle secoua la tête, afin de remettre ses idées en place et reprit le fil de la conversation.

- Oui ?
- Tu es où ?
- Devant chez toi… Je peux t’y attendre si tu veux.
- Non ! Enfin je veux dire, retrouvons nous devant le dépôt-vente.



Puis il raccrocha sans lui laisser le temps de répondre. Un peu blessée, elle se contenta cependant que de soupirer puis rangea son téléphone avec appréhension. Vu leur lieu de rencontre, c’était loin d’être une proposition romantique. Le dépôt-vente…

- Il aurait pu faire plus original…



Ville parcourue et lieu de rendez-vous atteint, Anaïs prit son courage à deux mains et rejoignit Lydéric qui attendait, impatiemment. Il détestait ça, attendre. Elle trottina alors dans sa direction.

- Ah enfin ! S’exclama-t-il.
- Pardon, mais tu me fais venir à l’autre bout de la ville aussi. Et à cette heure-ci la circulation n’est pas fluide !



Veines excuses qu’elle lui présentait alors, mais pourtant si vrai. Hors, Lydéric détestait attendre, tout autant que l’on pleure, et Anaïs le savait que trop bien. Elle baissa alors le regard, devant les deux yeux bleus qui la criblaient de balle. Parfois le silence était la meilleure arme. Mais elle se souvint qu’elle n’était pas ici pour conter fleurette pour écouter ce qu’il lui avait à dire.



- Qu’est-ce que tu me voulais ?
- Anaïs, Anaïs… Depuis quand es-tu aussi sèche ?
- Oh laisse-moi réfléchir ?... Depuis que nous ne sommes plus ensemble, peut-être ? Répliqua la jeune femme avec piquant.

Le jeune homme arqua un sourcil, mécontent du ton de la demoiselle à son égard, mais il ne releva pas, préférant amorcer la conversation sur autre chose.



- J’ai bien réfléchi tu sais.
- A propos de quoi ?
- De nous deux.

A ces mots, le cœur d’Anaïs sembla imploser mais elle resta stoïque et coite. Elle croisa les bras et le fixa, d’un œil mi critique, mi curieuse.



- Tu m’expliques ?
- C’est pas facile à expliquer.
- Oh, vraiment ? Dit Anaïs plein de sarcasme. Serait-ce parce que je suis blonde ? C’est pourtant pas compliqué : soit tu m’aimes, soit tu ne m’aimes pas ?!



Elle s’approcha de lui, les yeux dans les yeux. Elle le mettait au défi, car Lydéric était un homme froid qui montrait rarement ses sentiments. Il avait parfois des airs d’ours mal léché, mais il était un homme doux lorsque l’envie lui en prenait.

- Alors ? Dit-elle dans un souffle.
- Je… Je ne te déteste pas mais…
- Non, Lydéric. C’est oui ou non, pas peut être.
- Je t’aime… Lâcha-t-il alors, d’une petite voix.



Elle s’empara alors de ses lèvres, ne lui laissant aucunement le temps de prendre sa respiration. Il étouffa un murmure de surprise et fixa la belle avec deux grands yeux ronds.



- Tu vois… Ce n’était pas si compliqué. Dit-elle une fois détachée du jeune homme.

Lydéric la fixa longuement, ne sachant quoi faire. Elle resplendissait sous les rayons de la lune, tel un phare en pleine mer tumultueuse.



Il ceignit alors la taille d’Anaïs de ses bras, se collant à elle avec envie. Puis yeux dans les yeux, ils restèrent un long moment à s’observait, ne sachant qui des deux ferait le premier pas. Anaïs soupira en souriant puis appuya doucement ses lèvres sur celles de Lydéric qui, peu à peu, répondit à son baiser.



Il lui prit la main et regarda le sol. Intriguée, Anaïs l’observa en silence.

- Je… Je ne sais pas comment te dire ça, Anaïs, mais… J’ai déjà quelqu’un.

Cette nouvelle était comme une enclume qui s’écrasait sur son cœur, mais elle conserva le sourire. Elle l’avait déjà perdu une fois, elle n’était pas prête à le perdre une deuxième fois. Elle resserra son emprise sur la main du jeune homme, le forçant à la regarder.



- Alors je serais celle de l’ombre.
- Mais…
- Lydéric, je t’aime, et tu le sais. Mon cœur ne supporterait pas une autre rupture.

Le jeune homme détourna le regard, se sentant soudainement sale. Anaïs était prête à le partager par amour pour lui et cela le rendait mal à l’aise. Mais il ne dit mot et ils restèrent un long moment ainsi, sans bouger, avant de se séparer sans un mot.



A l’autre bout de la ville, c’était un autre couple qui se retrouvait. Taliesin avait filé dès sa sortie du restaurant chez sa petite amie, Béatrice Ladentelle. Mais alors qu’il la rejoignait, elle pâlit et fila sans dire un mot vers une autre pièce de la maison.



Inquiet, le cuisinier s’empressa de la rejoindre dans les toilettes. Elle était au-dessus de la cuvette, en train de répandre son mal être. Il lui tapota le dos avec un sourire compatissant. Mais il était très inquiet. Elle se releva et lui fit face, maladroitement et lui sourit.

- Tout va bien. Dit-elle simplement.
- Tu es sûre ?
- Oui, ce n’est rien.

Mais Taliesin n’en était pas convaincu cependant il n’insista pas. Il connaissait Béatrice désormais, et la femme n’aimait guère qu’on l’interroge sur sa vie privée.



- Comment s’est passée ta journée ? Lui demanda-t-elle.
- Bien. J’ai eu ma promotion ! S’enorgueillit le jeune homme.
- Oh ? Félicitations !!



- Je mérite plus qu’un câlin, non ?

Cette petite supplique taquine fit glousser la femme qui ferma les yeux et approcha son visage de celui de son petit ami et se laissa embrasser avec passion. Elle adorait passer du temps avec lui, elle se sentait rajeunir et ses soucis s’envolaient. Mais elle connaissait les ravages des on dit et des rumeurs sur un couple de leur nature. Une femme mûre aux bras d’un jeune homme tel que lui était souvent mal vu.



Mais pour le moment, elle était heureuse, elle se sentait désirée et désirable, et peu lui importait l’âge de l’homme qui la prenait dans ses bras. La jeunesse comme la maturité n’était qu’une marque du temps sur le corps d’un être humain, hors lorsqu’un homme ceignait la taille d’une femme et que leur regard se croisait, il n’était rien d’autre qu’un homme et une femme.



Et l’amour n’avait pas d’âge, juste des envies et des désirs qu’il fallait souvent assouvir. Démontrer son amour et ses attentes afin de plaire, d’attirer et de faire plaisir à l’être aimé.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Moinonyme le Ven 15 Aoû - 9:21

Yaay ! Je suis contente pour Anaïs, j'aime bien Lydéric même s'il l'a quittée une fois, revient vers elle et est amoureux de deux personnes X)
J'espère qu'Anaïs arrivera à le garder pour elle toute seule, namého ^^ Ou alors elle aura peut-être un enfant de lui, mais qu'elle élèvera seule ? J'attend la suite en tout cas :D

Aaah mais Taliesin est casé, lui aussi ! J'aime pas trop Béatrice mais j'aime bien le fait qu'elle soit plus âgée que lui, surtout qu'avec ta façon d'écrire, ça passe comme une lettre à la poste (d'habitude j'ai du mal avec les couples où la femme est beaucoup plus âgée, je sais pas pourquoi ^^). Là je trouve ce couple sympathique :)
Mais Béatrice, elle serait pas enceinte quand même ? Oo Et de qui, d'abord ? De Taliesin ? :O

Vite vite, on attend la suite ! ^^


(à part ça, Ludéric c'était pas moche non plus, comme prénom ^^ )

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Shloupi le Dim 17 Aoû - 22:24

Hourra ! Hourra ! J'ai enfin rattrapé mon retard !! \o/

Bref, tout ça pour dire que ça commence fort cette nouvelle génération XD Et que je le sens mal cette relation avec Lydéric... (même s'il est assez sympathique... visuellement parlant...) C'était d'ailleurs bien joué l'intégration de ton mannequin ^^ Et tal' est tout mimi avec Béatrice !

Sinon, que de belles amours ! (et peut-être une nouvelle pur mua ? Hmmm, pas du tout ch***t le Shloupi  ) Joli mariage, et jolies rencontres... Enfin bref, tout ça me semble prometteur, surtout qu'en plus ils sont pleins. Qui aurait cru que cette pauvre Ambrine en ferait autant XD

PS: Louons le grand Wyatt d'avoir intégré cette couleur de cheveux tout à fait fantaisiste dans cette famille, y'en a partout maintenant XD
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Liloo le Lun 18 Aoû - 8:44

Sleio a écrit:Moinonyme : Ludéric... Oui c'est rien qu'un vil faquin ! Devancée par ses frères c'est vrai, mais c'est surtout pour une question pratique XD Si j'ai trop de monde, je peux pas avoir d'enfant... Faites des gosses, qu'il disait...

Liloo : Un secret ? Mais quel secret ?

PS : Ludéric devient Lydéric en bonne auteur que je suis, je me suis trompée dans le prénom XD


Ben le pourquoi du rejet ! Il s'explique pas ! C'est louche   

Bref m'en vais lire le dernier épisode !   
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Liloo le Lun 18 Aoû - 8:53

Bon ben du coup il sérieusement étrange ce Lydéric mais il est beau alors sa rattrape le truc ! lol
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 18 Aoû - 9:09

Moinonyme : Oui j'ai envie eu envie de faire ca ^^ Ca change un peu, bien que je déplore ma tendance à faire de mes héritières des "anges" alors que parfois ce sont les femmes qui sont fourbes ^^' Tal'... Tal', mon chouchou Taliesin... Oui, Béatrice s'est présentée donc voilà XD

Shloupi :    Bravo Shloupi !!   

Le visuel ne fait pas tout Shloupi XD Mais tu le voudras dans ton pack Mâle ??    Oui j'avais besoin de personnage, et comme je manque cruellement de créativité en ce moment ( oui même avec les sims) j'ai réutilisé ma Dietrich \ o / La reléguer au simple rang de mannequin, ca me chagrinait. Et pour Ambrine... C'était pas de mon fait... maudit jeu !!

Ps : Wyatt est un saint âme ! Béatifions le !


Liloo : XD J'ai pas d'explication à ca. Pour moi, lorsqu'on est ado, parfois ca marche, parfois ca marche pas. C'est aussi simple que ça ^^ Mais je tenterais de l'expliquer plus tard alors.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Lun 18 Aoû - 9:31

Episode 4



Spoiler:



Le soleil était au rendez-vous, tout comme Ambrine qui s’était dépêchée de se préparer afin de rendre visite à l’un de ses fils. Willheim était débordé avec son métier de musicien, tout comme Lawrence à l’époque, et les horaires des deux familles étaient difficilement compatible, car lorsqu’Ambrine rentrait, Willheim s’en allait. Elle se voyait mal s’imposer auprès de Dietrich, par peur de paraitre comme une belle mère possessive.


Mais en cette belle matinée Ambrine avait bravé sa pudeur, par chance elle tomba sur son fils qui l’accueillit avec chaleur.

- Faut-il que ce soit moi qui fasse l’effort ? Lui reprocha-t-elle.
- Maman… On est un jeune couple !

Elle fit une mine de dégout et brandit ses mains devant son visage. Elle ne voulait en savoir plus. Mais le ton de Willheim était à la plaisanterie. Il avait dit cela pour l’embêter.

- Comment va ta petite femme ?
- Et bien… C’est pas trop la forme.

Inquiète et perplexe, elle arqua le sourcil tout en entrant dans la maison. Elle chercha du regard sa belle-fille mais apercevant son absence, elle interrogea du regard son fils quand un bruit immonde inonda le salon. Gêné, son fils lui indiqua les toilettes.



En effet, Dietrich était en plein nettoyage corporel. La pauvre n’arrêtait pas de vomir, se soulageant comme elle le pouvait.
Las, Willheim demanda à sa mère de s’éloigner de la porte. Ambrine voulait l’aider mais tout ce qu’elle pourrait tirer de la jeune femme serait mépris et méchanceté.

- Elle veut qu’on la laisse tranquille.
- Même toi ?
- Dietrich ne souhaite pas que je la vois démunie.



- Surtout qu’elle n’est pas malade.
- Oh ? Dit Ambrine, dont le visage s’illuminait.
- Et oui, tu vas bientôt être grand-mère !

Ambrine se plaça dans les bras de son fils, les yeux larmoyants. Ses enfants grandissaient, évoluaient et prospéraient. Elle était si heureuse, elle qui déplorait tant d’enfant. Mais en entendant cela, elle se sentit soulagée. Elle avait malgré tout réussi à élever ses enfants correctement.

- Félicitations mon grand.
- Merci… Dit Willheim sous l’émotion.



Un soir, alors qu’Ambrine, Lawrence et Taliesin étaient au travail, Anaïs veillait sur les jumeaux –même s’ils étaient assez grands pour se gérer. Ils venaient de terminer leur repas lorsqu’on sonna à la porte. Intriguée, la jeune femme se leva, et se dirigea vers la porte.
- Vous attendez du monde ?
Mais aucun de deux adolescents n’avaient prévu de recevoir. Elle reprit alors son chemin vers la porte où l’on sonnait avec insistance.



Ce fut le souffle court qu’elle accueillit Lydéric. Le jeune homme se tenait là, tout simplement, le regard plongeait dans le siens. Elle détestait lorsqu’il faisait ça, cela la mettait plus que mal à l’aise. Elle baissa le regard instantanément.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Souffla-t-elle., une fois la porte refermée.
- Je suis venue te voir.



- Mais … On avait dit qu’on se verrait demain.
- Je sais mais je n’ai pas le droit de venir voir la femme que j’aime lorsque je le souhaite ?

Elle ne dit rien, préférant se plonger dans le mutisme. Il était toujours aussi capricieux et désinvolte. Il ne comprenait pas la place d’AnaÏs dans sa vie. Elle avait accepté de jouer le rôle de la maitresse. Elle ne connaissait pas l’autre femme, mais elle ne voulait aucunement lui jeter préjudice.



- Tu ne dis rien ?
- Non.
- Non ? Je croyais pourtant que me voir te ferait plaisir.

Plaisir ? Bien sûr, qu’elle en était heureuse. Elle crevait d’envie de joindre ses lèvres aux siennes, mais Anaïs avait une certaine pudeur. Même si elle conservait le silence, Lydéric put voir ses joues rougir. Cela le fit doucement sourire, surtout que cette rougeur s’accentua lorsqu’il lui caressait le bras.



Il le prit le menton d’une main et le souleva, la forçant à le regarder. Yeux dans les yeux, Anaïs rougit de plus belle. Elle voulut se dérober mais l’emprise de Lydéric était ferme.

- Alors ?
- Alors quoi ? Dit-elle d’une petite voix.
- Je ne sais pas… Parle-moi, tout simplement.


- Je… Je n’ai rien à dire.

En fait, si, elle avait une multitude de chose à dire. La raison de sa présence, ses sentiments, ses envies inavouables, ses espérances, ses rêves… Mais elle ne pouvait lui en parler car elle savait que cela le gênerait.

- Alors c’est moi qui parlerais.



- J’ai une nouvelle à t’annoncer.
- Ah… Ah oui ? Dit-elle, apeurée.
- Allons… Je ne vais pas te frapper. Pourquoi as-tu aussi peur ?

Elle baissa les yeux. Elle avait peur, c’était vrai, mais pas de lui, mais de cette nouvelle. Elle était persuadée qu’il lui annonçait à nouveau une rupture, trouvant sa régulière bien plus à même de le combler. Mais l’emprise de Lydéric se fit caresse. Elle releva les yeux sur lui, sa mine était grave.



- J’ai quitté Doreen.
- Tu as quoi ? S’estomaqua Anaïs.
- Je l’ai quitté ! Tu es celle qui fait battre mon cœur, Anaïs.

Elle eut le souffle coupé. Elle qui s’attendait à l’inverse. Elle porta une main à ses lèvres, tremblantes, et fixa Lydéric avec effarement. Le jeune homme lui sourit avec tendresse puis s’approcha d’elle. Elle se laissa faire, trop heureuse pour parler.



- Dis-moi que ce n’est pas un rêve. Lui souffla la blonde contre ses lèvres.

- Ce n’est pas un rêve.

Et comme pour lui prouver, il s’empara délicatement de sa bouche, y goûtant avec douceur et une pointe d’avidité qui mit en émoi le cœur –ainsi que le corps- d’Anaïs. Elle ne rêvait pas ? C’était réellement la réalité ? Elle en doutait, mais elle n’allait pas faire la bêtise de détruire un si beau moment.



- Alors tu n’es rien qu’à moi ?
- Je ne suis rien qu’à toi. Répéta Lydéric sur le même ton.

Heureuse, elle sourit enfin et engouffra son visage contre le torse de son petit ami. Elle était si heureuse qu’elle laissa des larmes s’échapper de ses paupières.



A l’intérieur, les jumeaux piaffaient en se racontant leur journée. Azilis avait encore une fois mené par le bout du nez un de ses camarades et ami de Yoric.

- Tu pourrais être plus sympa avec lui, n’empêche.
- Et pourquoi ? S’étonna la jeune fille. Il aime ça !



- T’es en train de me dire qu’il est maso ?
- Non, mais avoues quand même qu’il est assez spéçial, ton copain, parce que j’ai beau le casser, il revient toujours.

Yoric considéra ses propos un instant avant de pouffer de rire. Son ami était secrètement amoureux d’Azilis. Bien que le brun n’arrive à comprendre son engouement pour sa jumelle, il encourageait son ami. Hors Azilis était sans pitié avec lui. Peut-être avait-elle deviné ses intentions, ou alors agissait elle ainsi par pure méchanceté ?



Elle fit signe de s’approcher. En bon frère, Yoric obéit sans attendre puis elle se mit à sa hauteur.

- J’ai bien plus croustillant comme nouvelle !
- Comment ça ? Fit Yoric en reculant, sourcil arqué.
- Tout à l’heure, lorsqu’Anaïs était dehors…
- Ne me dis pas que tu as encore espionné ?



- Et alors ?! Si elle n’avait pas de secret je n’aurais pas à faire ça !
- Bref…Préféra continuer Yoric, il n’était pas là pour juger sa jumelle. Qu’est ce a fait ?
- Oh ! Rien de bien méchant… Enfin, tout dépend comment tu te places…
- Tu vas accoucher, oui ?! S’impatienta Yoric, las de ces messes basses.

Ambrine, tout juste rentrée de l’entrainement, sortit le nez du frigo et regarda en direction de ses enfants. Mais comme Yoric lui fit signe que tout allait bien, elle retourna à son affaire, mais elle resta vigilante.

- Ca va, t’énerve pas !
- C’est toi aussi, avec tes vieux suspenses…
- Roooh ! Donc je disais : Anaïs a un petit ami !

Cette nouvelle fit pouffer les adolescents tandis qu’Ambrine ne put s’empêcher d’hurler.



A l’étage Lawrence, tout juste promu Guitariste de son groupe, fit riper son crayon de papier lorsque sa femme hurla. Elle arqua un sourcil tout en regardant derrière lui. Mais la tirade suivant le cri le rassura. Ambrine n’était pas mal prise, juste en colère et passer ses nerfs sur les jumeaux.



Il haussa les épaules, les enfants avaient dû encore faire une bêtise quelconque et s’étaient attirés les foudres de leur mère. Il n’avait aucunement envie de s’en mêler. Il avait besoin de calme et le seul le dessin lui apportait cette sérénité. Pas question de briser ce moment à lui, pour une querelle d’enfant que leur mère était tout à fait capable de gérer.



Un beau matin, alors que Lawrence était en ville pour raison professionnelle, Ambrine se levait doucement, s’étirant comme si elle avait dormi une centaine d’année d’affilé. La nuit fut courte mais douce et pleine de vigueur avec des ébats amoureux sportifs et exaltants. Elle n’avait gouté à tant de désir et de plaisir depuis bien longtemps, tous deux très pris par leur emploi du temps respectif. Elle se massa l’épaule et réfléchit à la raison de tant de vigueur de la part de son époux. La réponse était évidente. Cela la fit sourire et souhaita ardemment que les évènements à venir ne changeront rien à la hardiesse de Lawrence.

Elle retrouva Azilis dans la cuisine qui était en train de regarder à l’évier avec colère. Ambrine la laissa pester dans son coin et prit de quoi se restaurer. Mais à peine fut elle assise, qu’un cri de frustration mêlé de surprise s’échappa de la gorge de sa fille. Elle se retourna à demi et sourit en voyant Azilis se débattre avec fureur de l’eau qui s’échappait par jet de l’évier.

- Maman… Supplia l’adolescente.



- Ah non ! Tu casses, tu répares ! Dit sa mère intransigeante.
- Mais Maman… Je sais pas faire.
- Mais qu’elle belle occasion d’apprendre que voilà !

Azilis soupira fortement, retenant sa colère contre sa mère puis s’attela à la tâche en grommelant après le monde. Cela fit sourire Ambrine qui termina son petit déjeuner puis fila dans la salle de bain.

- N’oublie pas qu’il faut que la maison soit nickel pour l’arrivée de ton père.
- Oui Maman…



Lorsqu’elle en ressortit, elle était fin prête et avait terminé l’installation de rigueur pour les festivités à venir. Azilis n’en avait pas terminé avec l’évier, lorsqu’un individu fit son entrée, plat en main. Il salua Ambrine d’un signe de tête et se dirigea dans la cuisine.

- Salut cousine !
- Oh Nathaniel, t’es déjà là ?
- Ben, il est midi passé…
- Déjà ? S’insurgea l’adolescente.

Cela fit rire Nathaniel –fils d’Elouan- car Azilis fila à toute allure dans la salle de bain en pestant après sa mère.



Les invités arrivèrent au compte-goutte. Willheim fut le suivant, précédant Eudes et sa petite amie. Anaïs descendant de sa chambre, fin prête et se dirigea vers sa mère. Depuis qu’Ambrine avait appris sa relation avec Lydéric, leurs rapports étaient tendus, et la jeune femme le déploré. Elle aimait sa mère, et la voir aussi farouchement opposée lui faisait du mal. Mais Anaïs tenait à mettre les choses à plat.



- Ecoutes Maman, je sais que tu n’aimes pas Lydéric.
- Et ? Fit sa mère.
- Mais moi je l’aime. Ce n’est pas suffisant ?
- Te souviens-tu du mal qu’il t’a fait ?



Anaïs soupira. Bien sûr qu’elle s’en souvenait. Elle avait tant et tant pleuré que ses larmes avaient creusés des sillons sur ses joues. Aujourd’hui encore, elle pouvait toujours les sentir. Mais ses sentiments n’avaient nullement changé après tant d’années. Et c’était cela qu’elle voulut faire comprendre à sa mère.

- Maman… Papa ne t’a-t-il jamais déçu ?
- Ton père est différent de cet énergumène !
- Oui, mais réponds Maman…
- Non. Dit-elle après un moment. Ton père est un homme de confiance.



Anaïs soupira, abandonnant pour aujourd’hui. Elle ne voulait pas se battre avec sa mère. Ce n’était pas le jour.

- Je ne baisse pas les bras, Maman. Mais aujourd’hui c’est l’anniversaire de Papa, alors faisons une trêve.
- D’accord… Soupira Ambrine à son tour. Mais j’espère que tu ne l’as pas invité.
- Ah… euh en parlant de ça…

La gêne d’Anaïs et le regard rivé derrière Ambrine obligea sa mère à se retourner. Lydéric arrivait en courant dans la maison, le sourire impétueux. Le rouge monta aux joues d’Ambrine qui foudroya du regard sa fille.



Mais Lydéric n’était pas la seule surprise du jour, car Béatrice, la petite amie de Taliesin fit son entrée également, peu à l’aise. Mais s’il fallait choisir entre Lydéric et Béatrice, Ambrine porterait son choix sur la femme. Même si elle était plus âgée que son fils, elle semblait être une femme de confiance et mesurée.



- Allez ma belle.  N’aies pas peur, ils ne vont pas te manger.
- C’est facile à dire pour toi, tu les connais tous.
- Non pas tous, mais c’est ma famille.

Cette réponse fit légèrement sourire Béatrice qui accepta l’étreinte de son amant avec bonheur.



Dietrich arriva enfin. Elle sortait de la maternité où elle avait un rendez-vous avec son gynécologue. A peine entrée qu’Anaïs se jeta sur elle. Elle avait appris à connaître sa belle-sœur, et la blonde l’adorait. Elle avait trouvé en elle une autre sœur.



Lawrence rentra et fut étonné de voir tout ce monde dans son salon. Toute sa famille était présente. Il n’aurait jamais imaginé une telle chose possible. Ambrine alla à sa rencontre et passa un bras dans son dos. Les invités s’écartèrent et il put découvrir le gâteau qui jonchait en plein milieu de la pièce. Yoric lui fit un petit signe, l’invitant à le rejoindre. Avec dextérité, il alluma les bougies qui trônaient sur le gâteau.

- Vous êtes fous. Dit simplement Lawrence avec le sourire.
- Allez Papa ! Dépêches toi de devenir un petit vieux tout ridé !
- Je vais t’en fiche moi des rides ! S’exclama Lawrence en lui offrant une petite tape sur le haut du crâne.



La famille se mit en branle, hurlant avec joie et souhaitant un bon anniversaire au père de famille. Lawrence se pencha et réfléchit à un vœu. Il sourit en fixant sa femme.

- Je ne souhaite qu’une chose : Une famille épanouie et heureuse à tes côtés ma belle Ambrine.

Ambrine lui sourit à son tour et l’invita à souffler. Chose qu’il fit sans attendre. Il n’était pas réellement près à sauter le pas. Mais quand faut y aller, faut y aller !



Il observa tour à tour chaque invité. A sa gauche il y avait sa belle-fille Rosa –désormais Rosa Vauganne, Eudes préféra un mariage intime- Yoric, sa nièce Lise –fille aînée d’Elouan. Sa femme Ambrine, Azlis, Willheim, derrière lui Taliesin et son amie. Devant eux, une inconnue qu’il regarda à deux fois, puis Lydéric et Anaïs, Eudes puis il termina par la personne qui se trouvait derrière lui. Elle aussi c’était une inconnue. Il haussa les épaules, préférant se concentrer sur son gâteau.



- Bon anniversaire ! S’exclama l’assemblée au grand complet.

Laxrence leur sourit puis s’observa avec un œil critique. Il était un peu fourbu et plus raide qu’avant mais ne relevait pas de changement majeur.



Il se trouvait même pas mal pour ce nouvel âge. Il avait beau être un sénior désormais, rien ne l’empêchait de s’habiller avec goût et en rapport avec son métier.



- Ne fais pas cette moue, ma belle Ambrine.
- Je suis jalouse. Dit-elle simplement.

La fête était terminée depuis longtemps, les invités avaient rejoint leurs habitations, heureux de ce bon moment passé en famille.



- Jalouse de quoi ?
- Ah non ! Tu ne m’auras pas ?!
- Hum ?
- Tu ne me feras pas dire ce que je pense que tu veuilles que je dise.

Cette réplique fit sourire avec sincérité le vieil homme. Sa femme n’avait pas réellement changée, bien qu’elle eut mis leurs six enfants au monde, elle avait encore bien du mal à dire ce qu’elle avait sur le cœur.



Plus qu’avec les mots, Ambrine avait appris à se débrouiller avec  les gestes. Lawrence enclencha alors la "discussion" et lui envoya un baiser. Elle se tritura les mains comme une petite fille. Elle avait compris la subtilité du message, mais elle regarda Taliesin avec insistance avant de reporter son attention sur son mari.
L’homme n’avait pas loupé cet échange et lui sourit en lui prenant la main puis, sans un mot, la guida vers l’étage.



Ils testèrent la résistance du lit –pourtant bien solide- avec amour et ferveur. Lawrence, malgré ses rides et ses nombreuses années était toujours aussi capable de répondre aux besoins d’Ambrine et de remplir ses devoirs conjugaux.

- Je t’aime.
- Je t’aime ma belle Ambrine.

Ce petit surnom la fit sourire. Elle se souvenait avec plaisir que sa propre mère l’appelait ainsi lorsqu’elle était enfant et voir son époux perpétuer ce geste lui fit verser une légère larme. Touché, il la pressa contre lui et lui baisa le haut du crâne.  


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