La Lignée des Vauganne

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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 13 Fév - 10:24

Episode 3 : Amour, gloire et consentement



Spoiler:


Aèlys se sentit tirailler. Que venait-elle de faire ? Avait-elle fait le bon choix ? Ce qui se trouvait sous ses yeux n’était pas réel. La magie seule avait opéré. Elle ne pouvait y croire.



C’était un homme. Un bien bel homme. Plus beau que tous ses rêves. La demoiselle n’osa bouger, de peur de briser cette magie. Elle était peut-être en train de rêver ? Non cela était sûr, elle rêvait.

- Aèlys…

Sa voix était teintée d’espoir et de bonheur. Grave et douce à la fois, elle s’insinua dans chaque parcelle de peau de la jeune femme. Elle n’osa pas le regarder.



Elle préféra lui tourner le dos. Elle avait peur de sa réaction, de ses sentiments qui venaient se bousculer dans sa tête, dans son cœur ou encore dans son corps. Elven remarqua le trouble de sa « maîtresse » car cette dernière tremblait de tout son être. Doucement, il vint se saisir de son poignet et l’attira jusqu’à lui.



Il pressa ses lèvres contre celle d’Aèlys, qui soufflée resta figée sur place.



L’échange fut rapide, tant qu’elle crut à une hallucination. Pourtant la chaleur qu’elle ressentait encore sur ses lèvres était bien réelle.



Sans plus attendre, comme pour ne pas perdre cette sensation, la demoiselle répondit à son invitation et lui offrit un long baiser plein de promesse.



Elle l’attira jusque son lit. La demoiselle n’était guère du genre provocatrice, ni entreprenante, mais elle aimait pour la première fois. Son cœur, son corps, tout son être le réclamait. Lui qu’elle avait tant attendu.



Ils se regardèrent, les yeux dans les yeux. Se parlant ainsi, essayant de sonder le cœur de l’autre. Le sourire naquit sur chaque visage. Le duo oublia ce qui l’entourait. La magie était là, et chacun d’eux avait peur qu’elle ne disparaisse. Telle une fine bulle de savon qui d’un simple coup de vent, s’envole et n’éclate.



Elven attira Aèlys plus près de lui pour approfondir leur étreinte. Tout doucement, il remonta la main dans son dos afin de lui retirer son haut. Sans hésitation, et avec un immense sourire prometteur, elle fit de même avec lui. Ils allaient en profiter, contre vent et marée. Avant que le rêve ne s’effrite.



Alors que matinée commençait à s’étirer, la petite famille prenait le repas. Aimée avait déjà mangé, levée depuis longtemps. Elle fixait sa fille qui se nourrissait, un immense sourire aux lèvres.  



Sourire qui ne passa inaperçu même à Kahei.

- Tu me sembles heureuse ma chérie.

La demoiselle suspendit son geste et fixa son père.

- Pas plus que d’habitude. Mentit-elle.



- Aèlys, nous sommes tes parents, nous t’avons toujours observé. Et te voir nous mentir nous fait du mal.

La jeune femme s’étouffa et dévisagea son père. Son petit mensonge n’avait rien de grave. Comment pouvait-il être irrité pour si peu ?

- Papa,  pas la peine de t’énerver comme ça.
- Ton père n’a jamais apprécié le mensonge, mon Ange.
- Maman, arrêtes avec ce surnom.
- Non ! Fit-elle taquine. Que tu sois grande ou encore au berceau, tu es et restera mon Ange.



Aèlys soupira. Sa mère avait gardé sa tendance à la protéger. Mais elle était majeure désormais. Un bruit sourd se fit entendre dans la pièce à côté, qui n’est autre que la chambre d’Aèlys. Le visage de la demoiselle devint livide.

- Oh, et tu diras à ton ami de venir se présenter, jeune fille. Il va falloir qu’il revoie ses manières.

Aèlys s’étouffa pour de bon. Comme sa mère avait-elle pu le deviner ? Elven dormait encore quand elle quitta la chambre.

- Tu n’as pas été très discrète ma fille. J’espère au moins que tu t’es protégée.
- Maman !!
- Quoi ? Protégée ? Aèlys, de quoi parle ta mère ?

Aèlys devint rouge et se cacha le visage entre les mains. Ainsi sa mère avait entendu le moindre son qu’elle avait produit pendant ses ébats avec Elven. Et son père qui ne cesser de lui poser des questions augmenta sa honte.



Apprêtée, et son père calmé, la demoiselle avait demandé à Elven de la suivre dans le salon. Elle avait réussi à lui trouver de vieux habits que son portait plus jeune. Elle ne put s’empêcher de le regarder de haut en bas, fière du résultat, et surtout plus amoureuse que jamais.

- Tu voulais me dire quelque chose ?
- Je sais que nous deux c’est tout nouveau mais…



Sans lui laisser le temps de continuer, la poupée rendue humaine s’avança vers elle et la ceignit par la taille.

- Tu es magnifique. Elle se mit à rougir. Et si mignonne lorsque tu es gênée. Je sais ce que tu vas me dire, Aèlys. Tes parents veulent me rencontrer.



- Oui… Répondit-elle simplement.
- Alors je suis prêt. Pour toi, je suis prêt à tout, même à défier des démons.
- Mes parents ne sont pas des démons. Cela lui arracha un rire franc.



La réunion eut lieu rapidement. Kahei en avait terminé avec son jardin et s’était douché. Prêt et dispo, il rejoignit sa petite famille qui l’attendait sagement dans le salon. Elven se leva rapidement du fauteuil qu’il occupait.

- Bonjour Monsieur Vauganne.

Kahei l’ignora tout allant s’assoir à côté de sa fille.



Aèlys et Aimée ne dirent rien face au comportement de Kahei. Elle le savait tendu et surtout déçue de sa fille. Aèlys décida malgré tout à faire les présentations.

- Papa, Maman… Voici Elven.
- Elven ?! Ne put s’empêcher de s’écrier Aimée, tandis que Kahei conservait le silence. Ce n’est pas le nom de ton doudou ?
- Si… Aèlys ferma les yeux et prit le temps de souffler. L’histoire est assez compliquée. Enfant, Elven a pris vie et à continuer à grandir avec moi.
- C’est pour ça qu’on t’a plus d’une fois surprise à parler toute seule. Aèlys acquiesça. Et tu ne nous en jamais parlé…
- Désolée… J’avais peur que tu me prennes pour une folle, Maman.



Kahei avait conservé le silence jusque-là, tout en écoutant sa fille et en scrutant ce nouveau venu, qui avait adopté la même attitude que lui. A bien le regarder, il n’avait rien de différent d’un humain. Sa peau était un peu trop blanche, mais il avait des mains, des pieds, des yeux, un nez… Bref tout ce que l’apparence humaine proposait.



- Bon, c’est une poupée humaine, d’accord. Ca j’ai compris. Mais ce que je ne comprends pas, c’est comment il a pu devenir visible à nous yeux, après tant d’années à vivre sous le même toit s’en jamais le voir, ni l’entendre.

Kahei soulevait un point très important. Qui poussa Aèlys à soupirer. Elle savait que ses prochaines paroles ne seront peu voire pas appréciées.

- Papa, Nolan a réussi à trouver une potion qui a permis cela.
- Ton frère ? Tu as osé mêler ton frère à cette histoire ?!
- Ne t’emporte pas, Papa ! Je ne lui ai jamais rien demandé, je te le jure.

Kahei détourna la tête et se mit à bougonner.



Ce fut à ce moment-là qu’Elven décida d’intervenir.

- Monsieur, si je puis me permettre, s’il y a un fautif dans cette histoire, c’est moi et moi seul. Car je suis celui qui a insisté auprès de votre fille pour être humain. C’est moi qui ai fait tant de peine à Aèlys. C’est moi qui suis tombé amoureux.



Entendant les paroles d’Elven, le cœur de la jeune femme se mit à bondir, frappant sa poitrine et faisant affluer le sang à ses joues. Ils n’avaient jamais parlé de leur sentiment, même si elle savait qu’il l’aimait, Aèlys fut émue par sa déclaration.



Elle ne pouvait décrocher son regard du jeune homme, troublée. Cette déclaration arracha un hoquet de surprise à Aimée mais la surprise fut encore plus totale lorsque Kahei prit la parole.

- Aha ! Voilà ce que je souhaitais entendre, mon petit Elven !

Tout le monde se tourna vers lui, étonné.

- Et bien Chéri ?
- Papa ?! Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Mon ange, je n’ai jamais voulu passer pour un père aigri et surprotecteur, mais il fallait que je teste ce jeune homme. L’histoire que vous venez de me raconter est étonnante et déboussolant, mais je vois la sincérité dans chacun de vos mots. Et sa réaction est celle que j’espérais.



Aèlys regarda tour à tour ses parents. Sa mère lui souriait, son père également. Elle observa ensuite Elven qui souriait également.

- Mais, je ne comprends pas…
- Ma chérie, ce que ton père tente de te dire, c’est qu’il approuve ton choix. Et moi aussi.

Aèlys, émue, tenta de garder ses larmes prisonnières de ses paupières. Peine perdue, elles se déversèrent le long de ses joues sous les rires aimant de ses parents.



Alors que la conversation avait pris un bon tournant, Nolan vivait sa vie d’adolescent et avait profité du bal du lycée. Il en était ressortit avec le titre « Roi du bal » et moins officiel : Le mec le plus cool de la soirée. Il avait cependant perdu quelques boutons lors d’une bagarre car sa cavalière avait décidé de changer de cavalier en cours de route. Dépité, mais malgré tout heureux, il quitta la fête, le sourire aux lèvres. Ignorant tout ce qui venait de se dérouler chez lui.



Seul dans leur chambre, le couple Aimée-Kahei se prélassait amoureusement sur le lit. Ils se remémoraient les années passées et leur amour indestructible si souvent mis à l’épreuve.

- J’espère qu’Aèlys sera à jamais choyée et aimée.
- Ne t’en fais pas ma Chérie. Elle a du caractère. Je plains plutôt Elven qui va devoir subir son sale tempérament.

Aimée se mit à rire et embrassa son homme avant de se glisser sous les draps. Kahei fit de même, après avoir éteint la lampe, puis se colla à sa femme tout en lui disant combien il l’aimait.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 13 Fév - 10:25

Episode 4 : Et si nous restions ensemble ?



Spoiler:


Au petit matin, Aimée profitait du lever du soleil pour observer d’une manière unique les étoiles. Depuis qu’Elven vivait parmi eux, Aimée sentait sa fille plus paisible et moins lunatique.



Pour Nolan, sa vie n’avait pas réellement changé. En tant qu’adolescent, il devait au mieux mettre à profit cette journée.

- Alors si je fais la maison Simovitch, puis les Mac Dermott… Oui… Ensuite…

Que préparait-il si consciencieusement ?



La journée de l’horreur, pardi ! Et il espérait se remplir les poches de bonbons – à défaut de l’argent.



Mais les bonnes nouvelles ne vont jamais seule. Et Aèlys venait d’apprendre sa grossesse. Bien sûr, elle était heureuse, mais très anxieuse de le dire au futur père. Et même à ses parents.



Les jours ont passés, paisiblement, tout le monde allant dans son train-train quotidien. Mais Aujourd’hui, ils durent se rendre à la mairie. Pourquoi ?



Simplement car il y avait un nouveau diplômé dans la famille.



Elven. Oui, aussi étonnant que cela puisse être, ce dernier avait insisté pour passer des examens et il les avait réussi haut la main –bon il eut tout juste la moyenne. Son excuse pour tout ça : « Je veux être digne d’Aèlys ». Elle a eu beau lui dire que les diplômes n’étaient rien, il n’en démordit pas.



Pendant ce temps, Nolan croisa une de ses camarades : Kristen. La belle blonde avait tapé dans l’œil de notre brun lors du bal du lycée. Non, elle n’était pas sa cavalière, mais sa belle robe de bal l’avait subjugué. Et le petit Nolan était tombé amoureux.



La cérémonie allant commencer, Nolan donna rendez-vous à la demoiselle dans la soirée. Celle-ci accepta avec joie. Ils se quittèrent d’une embrassade et l’adolescent courut jusqu’à l’intérieur du bâtiment.



- Félicitations mon amour.
- Merci mon Ange.

Etrangement Aèlys appréciait ce surnom, tant que c’était Elven qui l’employait. Sous les yeux d’Aimée, la jeune femme papillonnait d’amour.



- A la plus belle de femme !
- Oh Elven…
- Et cette dame accepterait elle de me suivre afin de pouvoir fêter mon diplôme devant un superbe diner ?



Pour toute réponse, Aèlys le laissa l’embrasser. Cet homme –oui, il était humain désormais- était un rêve. Son rêve devenu réalité. Elle sentit une boule au fond de sa gorge se former. Allait-elle réussir à le lui dire aujourd’hui ?



Ailleurs, il y en avait d’autre qui flirter. Enfin flirter n’était pas le bon terme puisque Nolan avait enclenchait la marche rapide, et avait tenté le tout pour le tout. La demoiselle fut réceptive et avait accepté cette offensive.



- Kristen… Je t’aime.
- Je sais Nolan. Je l’ai toujours su.
- Comment ?
- Le soir du Bal, j’ai bien vu tes regards. Fit elle simplement, toute sourire.

Cela arracha un petit rire gêné à l’adolescent. Elle l’embrassa sur la joue. Il l’a fixé, stupéfait.

- Que …?!
- Je t’aime aussi, gros béta ! Se moqua-t-elle tout en lui tenant les mains.



Tenant encore la main de sa jeune amie, Nolan ne pouvait décrocher son regard d’elle.

- Et maintenant ? Que fais-t-on ?

Ce fut une bonne question. Une question qui fit légèrement reculer Nolan.

- Je … Je n’y ai pas pensé…
- Tu croyais que je ne ressentais rien pour toi ?
- Kristen, on ne s’était jamais parlé.
- Peut-être mais je t’avais déjà repéré depuis longtemps. Le beau Nolan, le bellâtre de la classe supérieure !
- Arrêtes j’ai aucun succès !
- Bien sûr que si !



Gêné, il ne dit rien puis il glissa ses doigts entre ceux de Kristen.

- Tu veux bien sortir avec moi ?

Elle écarquilla les yeux puis lui sourit.

- Oui, Nolan… Je serais stupide de ne pas accepter.



Ils restèrent un moment ensemble à se regarder, tout simplement. Puis Kristen dû partir, un appel de sa mère qui l’obligea à rentrer. Une fois la demoiselle partie, Nolan regarda l’heure et s’aperçut que si lui aussi tardait, il risquait gros.



La nuit était paisible, les clients du restaurant sortaient petit à petit, profitant de l’air frais pour mieux digérer.



- C’était bon, n’est-ce pas mon amour ?
- Mouais… J’espérais mieux quand même.
- C’est parce que tu t’étais imaginé tout autre chose, Elven. Je t’assure que ce repas était divin.



L’homme restait cependant septique, mais le visage qu’arborait Aèlys lui fit oublier cette mésaventure.

- Qu’est-ce qu’il y a mon Ange ?

Elle hésitait, il pouvait le voir. Son regard en disait long. Elle avait quelque chose sur le cœur, quelque chose de lourd et elle hésitait à le lui dire.

- Je ne sais pas si c’est le bon moment…
- Aèlys… Je te connais depuis toujours. Quoique tu me dises, je ne me moquerais pas.
- Ce n’est pas de ça que je redoute, Elven.
- Quoi alors ?
- J’ai peur que tu me rejette.
- Jamais je ne ferais ça Aèlys ! Jamais ! Hurla-t-il, estomaqué.



Elle marqua un temps, encore hésitante, puis se lança, enchaînant ses mots à la vitesse de l’éclair.

- Jesuisenceinte !

Là, ce fut au tour d’Elven de marqué un temps d’arrêt. Que venait-elle de dire ? Elle secoua la tête, tentant de remettre les mots dans l’ordre.



Et là ! Il comprit ! Il faut de prime abord surpris, qui ne le serait pas dans une telle situation ?



- C’est vrai ?

Elle hocha la tête. Il l’a pris dans ses bras et la berça tendrement tout en la remerciant. Il en pleurait. Et elle aussi, car ses craintes n’avaient plus raison d’être. Elven avait accepté sa grossesse, le fait d’être bientôt papa. Et elle sut qu’il serait toujours là pour elle et son enfant.



Tout à coup, il se sentit mal. Il s’éloigna de sa bien-aimée mais il ne put faire que quelques pas. Il se mit à vomir, aux pieds de Kristen, qui ne connaissait pas. Dégoûtée, les femmes eurent un haut de cœur. Aèlys la première. Mais cela l’a fit plutôt rire en fait.

- Je croyais que c’était les femmes qui avaient des nausées durant la grossesse ?
- Aèlys… Je me sens mal.
- Je sais, c’est normal quand on vomit mon cœur. Le regard d’Elven lui fit adoucir son sourire. Bienvenue parmi les humains mon amour. Pour le bonheur comme les peines.
- Je veux mourir, se lamenta l’homme.

Aèlys ne s’empêcher de rire.



Alors qu’Elven se remettait péniblement de sa première ingestion, le spectacle était à son comble. Ils étaient aux premières loges d’une dispute. Et devinait qui c’était ? Jérémie Lin et sa dernière conquête en date. Aèlys sentit son cœur se pinçer un peu, car Jérémie fut un grand ami, mais ce dernier avait mal tourné, à toujours être en colère. Elle ne le supportait plus. Et avait décidé de rompre tous liens avec lui.



Sentant la peine chez Aèlys, Elven la pris simplement dans ses bras pour la réconforter. Il savait ce qu’elle avait vécu avec ce Jérémie, lui qui fut son confident.



Il décida de la distraire.
- Tu sais que j’avais une idée en tête en t’invitant ici ?
- Ah bon ?



Le sourire qu’arbora Elven à ce moment fit fondre le cœur d’Aèlys et se mit à battre à tout rompre.



Il posa un genou au sol, sortit un écrin de poche puis le tendit vers la jeune femme. Il prenait son temps pour ouvrir la boite. Aèlys sentit son cœur s’arrêter.



- Mademoiselle Vauganne, me feriez-vous l’honneur de devenir ma femme et la mère de mes futurs enfants ?
- Ah ! Oh… Anh ! Oui, Elven ! Ouiii !!



Elle se précipita dans ses bras, pleurant de joie. Elle ne s’était jamais sentie si heureuse.

- Je t’aime tant Elven !
- Je t’aime aussi mon Ange.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 13 Fév - 10:25

Episode 5 : La famille s'agrandit !




Spoiler:


Le réveil se fit dans la douceur. Nolan trouvait cela injuste de devoir se lever mais s’il n’allait pas en cours, il risquait de manquer de tendre moment sans Kristen. Tout fonctionnait bien entre eux. La jeune fille avait son petit caractère qui était loin de déplaire au brun.



Personne n’était réveillé dans la maisonnée. Comme souvent. Ses parents se couchaient tard. Aimée parce qu’elle travaillait et Kahei l’attendait. Sa sœur se reposait et vivait sa grossesse avec paresse. Quant à son futur beau-frère, lui profitait toujours le plus longtemps possible du lit prétextant qu’il avait goûté trop longtemps le sol de la chambre.



En fait, Nolan se trompa, pour une fois, son aînée était en train de travailler sur son récit. Elle l’entendit claquer la porte tout en grommelant après le bus scolaire qui klaxonnait bien trop fort. Cela arracha un petit rire à la jeune femme.



Le soir venu, après une journée tout à fait paisible et d’innombrable coup de pied reçu, le jeune couple profitait d’un moment à eux pour se restaurer. La conversation tournait autour du bébé à venir.

- Que dis-tu de Michel ?
- Arrêtes ça fait vieux …
- Je ne sais pas ! Proposes alors, bouda Aèlys.



Nolan osa pénétrer dans la pièce à ce moment-là. Mal lui en fasse, sa sœur l’inclut dans la discussion.

- Ah Nolan ! Aide-moi à trouver un nom au petit bout !
- Hey, c’est pas mon boulot ça !
- Sois chic, petit frère !
- Tu connais ta sœur, Nolan… Elle n’en démordra pas.

L’adolescent soupira devant le regard faussement suppliant de sa sœur. Il fit mine de réfléchir un moment, se prenant le menton dans la main.

- Calixte.
- Calixte ?
- Oui, bon je peux manger maintenant ?



Kahei assista à ce débat et cela le fit sourire. Sa fille était si investit dans sa grossesse qu’elle en oubliait son travail. Alors qu’il peignait, le téléphone familial sonna. Il posa son pinceau et décrocha.



Le combiné contre l’oreille, Kahei eut une triste nouvelle. Le fils aîné de Roxie venait de lui annoncer la mort de sa mère. Bien qu’il n’était pas très lié à cette femme, il eut un peu de peine, mais lorsqu’il pensa à Aimée, il eut le cœur en miette, sa femme allait être effondré. Il présenta ses condoléances et nota l’heure des funérailles avant de raccrocher.



Aimée en fut bouleversée, mais elle ne pleura pas. Elle réussit à dire à son époux que c’était le cycle de la vie. Bien sûr, elle regrettait déjà cette femme, mais personne n’était éternel. Ils s’étaient couchés sur un petit sourire contrit, mais la vieille femme ne put trouver le sommeil. Elle déambula dans la chambre tout en repensant à ce que la mort pouvait engendre. Elle n’en avait pas peur, mais elle n’était pas prête à abandonner sa famille. Elle regarda son mari dormir, tout en blottissant contre lui.



L’autre couple de la maison était loin de tout cela, profitant de la nuit pour dormir l’un contre l’autre. Elven avait pris l’habitude de dormir la main sur le ventre d’Aèlys. Et la demoiselle se trouvait plus que protéger.



- Psst Aèlys…Chuchota t’il.
- Hum ?
- Ça te dit de partager la douche, ma belle ?
- Pourquoi ? S’étonna-t-elle.
- Euh et bien… Pour économiser l’eau, voyons !

L’excuse, quoiqu’écologique, de son fiancé la fit rire mais elle lui ouvrit la porte. Ils s’aimaient et n’aimaient guère se séparer. Et surtout ils adoraient assouvir leurs envies.



Alors que la maisonnée était réunie pour un bon petit déjeuner…



… Aèlys sentit son ventre se tordre et se contracter. Toute la famille commença à paniquer, sauf Kahei qui préféra quitter la pièce.



Nolan était dans tous ses états. Sa sœur allait accoucher !



Pas mieux pour la future grand-mère qui s’agitait dans tous les sens.

- Elven ! Faites quelque chose ?!!



Et le futur père ? Pas mieux loti…

- Mais quoi ? Je vais pas l’accoucher moi-même.



De l’autre côté du mur, Kahei avait pris ses pinceaux. D’une voix sereine, il leur conseilla de prendre la voiture et d’aller à l’hôpital.



- Ah mais oui, l’hôpital ! S’écria Elven.

Aèlys reprit son souffle et se dirigea vers l’extérieur, Elven à ses trousses. Devant la panique des plus jeunes, Kahei ne put s’empêcher de sourire. Dire que lui aussi avait paniqué lors des accouchements, il trouvait cela bien amusant de les taquiner.
Aimée vint se placer dans l’angle du mur, les bras croisés et observa son mari qui riait dans son coin.

- Tu es diabolique mon chéri.
- Bien sûr ! Mais avoues le, ça t’amuses aussi.

La vieille femme ne répondit rien, mais son sourire en disait long.



Les heures eurent passées et toujours aucune nouvelle de la naissance. Impatient, le jeune Nolan harcelait de question sa mère.

- M’man, tu es sure que tout va bien ?
- Mais oui, mon grand. Tu sais, avec la médecine d’aujourd’hui, les risques lors d’un accouchement sont moins nombreux.
- Mais pas inexistants…
- Tu as raison, mais fais confiance à ta sœur et aux médecins.



Malgré les mots de sa mère, Nolan ne put s’empêcher de se faire du souci. Ce fut avec le cœur et la tête plein de doute, qu’il entama la vaisselle. Ce fut à ce moment-là que la porte s’ouvrit.



Alors que Nolan se précipita vers l’entrée, Aèlys décrochait son téléphone.

- Oui ?
- Mme Vauganne, vous avez oublié les résultats de vos analyses.
- Oh ! Mince… Je viens tout juste de rentrer, je peux passer les chercher plus tard ?
- Oui, Madame, il n’y a pas d’urgence. Vos résultats sont bons, ainsi que ceux de votre bébé.

Elle raccrocha tout en souriant en voyant son frère complétement gaga devant l’enfant qu’elle tenait.



Nolan fêta l’évènement en allant chercher fortune, à nouveau, auprès de ses voisins, racontant à qui voulait l’entendre qu’il était enfin tonton.



Aèlys resta avec son fils, à le câliner. Elle était épuisée mais si heureuse qu’il soit enfin parmi eux.

- Bienvenue, petit bout. Bienvenue chez toi Calixte.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 13 Fév - 10:26

Episode 6 : Un mariage avancé



Spoiler:


La pluie faisait rage ce jour-là. Battant fort le toit de la maison des Vauganne



Mais cela n’empêchait guère à la maisonnée de vaquer à ses occupations habituelles.



- Je n’en reviens pas, Nolan ! Tu oses tricher avec ta propre mère ?!
- Maman, ce n’est pas de la triche, c’est de la tactique.

Enfin si, quelques habitudes changeaient. Après la naissance de Calixte, l’euphorie retombée et que les nuits furent difficile, Aimée appréciait se retrouver autour de cette table pour jouer avec les membres de sa famille.



Mais la partie était loin d’être gagnée. Contrairement à Aimée, Nolan avait le sens logique et s’entraînait souvent aux échecs. Aimée elle, ne vivait que pour sa musique et trouvait ce genre de jeu dénué de tous sens logique.

- Maman, c’est ton tour.

Oui, ça, elle le savait. Mais elle était bloquée.

- Au fait Nolan, tu as une idée de ce que tu souhaites faire plus tard ?



L’adolescent se concentra sur le plateau de jeu, puis soupira. Sa mère avait le chic de poser ce genre de question au moment qui s’y prêtait le moins.

- J’ai bien une idée… Mais je ne suis pas sûr que tu aimes.
- Dis toujours.
- J’aimerais entrer dans la police.
- Ah bon ? S’étonna Aimée tout en lâchant le jeu du regard.



- Tu vois, je te l’avais bien dit.
- Ce n’est pas ça, mon grand. Ça me surprend c’est tout.
- Tu n’as rien contre ?
- C’est ta vie mon fils. Tu en fais ce que tu veux, tant que ça ne te tue pas ou te détruit. Et puis le corps de police de Riverview a une bonne réputation. Mais tu as encore le temps d’y réfléchir mon cœur.
- Ben, mon anniversaire approche, tu sais ?

Aimée le fixa, oui bientôt Nolan allait être majeur, bientôt il allait la quitter. Cela fendit son cœur et elle laissa une larme s’échapper de ses yeux. Mais l’adolescent, trop absorbé par le jeu, ne le vit pas.



Quelques jours plus tard, vers la fin de l’après-midi. C’était l’hiver et la neige pointait son nez pour la première fois depuis des années.



Aèlys, Kahei, Aimée et Elven se retrouvèrent dans la petite salle. Avec la neige qui rendait ce lieu et l’évènement si magique, les fiancés eurent décidé d’avancer la date de la cérémonie. Ce fut dans la précipitation que toute la petite famille convia les invités.

- Vous êtes surs de vous les enfants ? S’inquiéta malgré tout Aimée.
- Mais oui Maman !

Le fiancé était déjà prêt mais Aèlys hésitait à passer sa belle robe.

- Tu ne t’habilles pas chérie ?
- J’attends que tout le monde soit là, c’est qu’il fait froid !
- Ah ça ! Se marier en plein hiver exige quelques concessions ! Exhorta Kahei.



Les invités arrivèrent et discutèrent dans la salle. Aèlys venait d’entrer dans sa superbe robe laissant Elven sans voix. Mais la jeune femme se sentait fatiguée. Toute la tension qu’elle avait accumulé la submergé et la rendait un peu souffrante.



- Ça va ?
- Oui, oui, ne t’en fais pas Elven. Juste un léger mal de tête. Ça passera.



La cérémonie débuta, arrachant des larmes à notre bonne Aimée. Sa fille se mariait et allait fonder une famille. Certes, l’enfant était déjà là, mais elle s’en fichait.



- Par cet anneau, moi, Elven, je te fais mienne, Aèlys Vauganne. Acceptes-tu être ma femme et la mère de mes enfants, et ceux jusqu’à ce que la mort nous sépare ?
- Oui… Dit Aèlys, aux bords des larmes. Elven Vauganne, acceptes-tu d’être mon époux, dans l’épreuve comme dans la joie, la tristesse ou la colère ? De jurer de m’aimer à tout jamais, et ce, jusqu’à ce que la mort nous sépare ?
- Je le jure.



Aimée était si fière de son aînée. L’émotion était palpable par l’assemblée entière.



Même Renaud ne semblait pas être insensible à ce discours et ces promesses.



Le couple scella leur pacte par un baiser passionné sous le regard et les applaudissements des convives.



Kahei craqua. Il ne put s’empêcher de pleurer. Son bébé devenait la femme d’un autre. Cela était trop pour lui.



Quelques heures plus tard, après le buffet, le couple décida que le moment était enfin venu : découper la pièce montée. Elven se lança dans un petit discours qui mit l’assemblée en appétit.



Puis ce fut le d’Aèlys, mais Nolan ne put s’empêcher d’intervenir et de lancer une petite plaisanterie quant aux origines d’Elven. Cela arracha un pâle sourire et le principal concerné ne put réprimer son agacement.
Mais outre ce petit évènement, le reste de la soirée fut paisible et agréable. Les convives quittèrent la salle avec un grand sourire, souhaitant force et bonheur au jeune couple.

Petite anecdote :
Spoiler:
Alors là, c'était folklo pour tourner ce mariage. D'une, alors que je l'avais fixé en plein milieu d'apres midi. Mais sims ont bugué (vous savez l'éternelle lenteur pour s'habiller pour aller à l'extérieur ?) du coup, le soir venu, ils étaient tous dans le rouge niveau fatigue...\o/ C'est beau pour des noces...
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 18 Fév - 9:15

Episode 7 : Maman, c'est un rôle à temps plein




Spoiler:


Une nouvelle journée se leva. La neige ne cessait de tomber, approfondissant son emprise sur la terre de Riverview.



Alors des centaines de personne meurent de froid, le jeune couple eux profitait d’étrange manière procédé pour se réchauffer.



Heureusement Papy Kahei est là pour donner de l’amour au nouveau-né. Kahei était heureux de l’arrivée de son petit-fils. Calixte était un ange : peu bruyant, affectueux et souriant.  



L’enlaçant tendrement, Kahei profita de l’amour inconditionnel qu’un jeune enfant pouvait tant offrir.



Aèlys et Elven ne se quittaient jamais. Oubliant Calixte par la même occasion. Ce qui n’était pas au goût de Kahei. Mais en bon père qu’il était, il pris son mal en patience.



Il ne changea pas pour autant ses habitudes. La cuisine était devenue une grande passion. Ce midi ? Saumon et courgette !



Nolan en fut le plus heureux. Son père avait pensé à lui en préparant ce saumon grillé. Son plat préféré !

- Ouah ! C’est cool ! Merci Papa ! J’adore !
- Calme tes ardeurs, Nolan. C’est qu’un plat…

Kahei ne dit rien, mais le regard qu’il porta sur sa fille en disait long. Il lui fallait avoir une conversation avec elle, et au plus vite.



La remarque a pourtant eu l’effet escompté, et Nolan fut blessé. Le repas se termina dans la lourdeur et le silence. Kahei soupira, lui qui rêvait d’une famille unie…



La table débarrassée, Elven et Nolan partis, Kahei pris à part sa fille et commença à la sermonner.

- Jeune fille, il faut qu’on parle.
- De quoi ?
- De ton attitude Aèlys !



- Te rends tu comptes du mal que tu as fait à ton frère tout à l’heure ?
- Mais Papa… Il n’y en a que pour lui en ce moment !
- Non mais écoutes toi Aèlys ! Ton frère n’a pas les besoins que toi. Tu es adulte désormais ! Et mère de famille de surcroît !?



Trop, ce fut trop. Elle n’allait pas le laisser lui parler ainsi. Père ou pas, elle avait sa fierté et son orgueil.

- De quoi tu te mêles, Papa ?! J’élève mon enfant comme je le souhaite !
- En le négligeant ? Sois sérieuse, Aèlys. L’amour c’est bien, mais ca ne nourrit pas un enfant !
- Dis-moi que ça te dérange de lui donner le biberon !
- Non, mais c’est ton rôle, ma chérie ! Ton rôle et Calixte a besoin de l’amour de sa mère pour évoluer sereinement. Médites la dessus, jeune fille.

Et Kahei quitta la pièce, laissant une Aèlys furibonde et désabusée.



Il y en avait un pour qui tout cela dépassait. Pourtant il s’occupait de son fils, peut-être plus que sa femme elle-même.  Entendre Kahei rabrouer Aèlys lui fit prendre conscience qu’il devait également se ressaisir.



Quelques jours plus tard, après avoir reçu les excuses d’Aèlys et la promesse que désormais elle s’occuperait de son fils, Kahei pouvait pleinement fêter l’avènement de son cadet.



Nolan devint un magnifique jeune homme, à l’image de son père, tout en conservant le teint de pêche de sa mère.



- Félicitations Nolan !
- Merci Papa. Alors comment je suis ?

Son père rit franchement avant de lui offrir une tape dans le dos et sortir de la pièce. Nolan se regarda dans le miroir et décida de passer par quelques étapes d’un relooking. Sa coiffure n’était pas tip-top, selon lui (et l’auteur surtout)



- Et c’est qui le grand garçon ? C’est Calixte ! Allez mon Poussin, fais plaisir à Mamie



Chez les Vauganne, un anniversaire ne se fête jamais seul et le petit Calixte en fut le bénéficiaire. Aussi blond que sa mère et sa grand-mère, il a hérité également des yeux bleus des Vauganne, pour le grand bonheur d’Aimée. Elle a toujours craint que les traits génétiques de Kahei prennent le dessus.

- Allez Calixte, on fait vite. On va être en retard sinon.
- ‘tard ?
- Oui, Poussin.



En retard, ils ne le furent pas, heureusement. En sortant de la mairie, Aimée était si fière de son fils.



Nolan reçut le prix du meilleure élève de l’établissement ainsi qu’un titre officieux de celui qui réussira à atteindre son rêve. Il n’en était pas peu fier, le Nolan. Trop heureux, il ne pouvait retenir ses cris de joies. Ô grand damne de sa sœur.



Mais la jeune femme était heureuse pour lui malgré tout.

- Félicitations, Petit frère.
- Merci Aèlys.
- J’espère que ton futur entretien sera concluant.
- C’est dans la poche !



Une fois rentré à la maison, Kahei a tenu à immortaliser l’évènement en prenant une photo. Ne sont-ils pas choux –surtout Calixte ?



Plus tard dans la soirée, Kahei avait insisté auprès de son fils pour qu’il lui serve de modèle vivant. Le pauvre accepta de mauvaise grâce, craignant le ridicule et la difficulté de la pose.



- Hum… Si Kristen me voyait… Pensa-t-il.

Si elle voyait, elle le trouverait sûrement sexy… Pas vous ?


Dernière édition par Sleio le Ven 15 Aoû - 8:53, édité 1 fois
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 18 Fév - 9:15

Episode 8 : Aux beaux jours





Spoiler:


Aèlys avait enfin pris son rôle de mère au sérieux. Bien qu’Aimée veillait au grain, endormie dans la chaise à bascule. Cela fit sourire la jeune maman.



- Ma’ ?
- Chut mon poussin, il faut dormir maintenant.



Le couple s’aimait toujours autant et prenait le temps de saluer au lever.

- Bonjour vous ! Fit Elven.
- Mon chéri ! Bien dormi ?
- Oui, et le petit ?
- Il est en train de manger.



Petit déjeuner familiale. Nolan venait de terminer son assiette quand on klaxonna.

- Mince ! Je suis en retard !
- Bonne journée mon grand !

Aimée était amusée devant le stress de son fils. C’était son premier jour au sein de la police.



Cela fit réfléchir Aimée qui décida qu’il était temps qu’elle arrête. Elle avait atteint le dernier échelon de sa carrière depuis longtemps. Elle voulait désormais veiller sur sa famille.



- Bravo Maman !
- Vive la retraitée !
- Félicitations Mme Vauganne !



- Allez mon poussin, tu y es presque !

Maladroitement, l’enfant rejoignit les bras de sa mère, trébuchant sur le dernier pas.



Calixte progressait rapidement dans ses apprentissages, remplissant de fierté ses parents.



Aimée et Kahei s’aimaient toujours autant. Ils adoraient flirter dès qu’ils le pouvaient. Bien souvent Kahei lui chantait les vieux chants qu’il apprit lors de son voyage en France.



Et le reste du temps, Aimée profitait de son petit-fils, tout en respectant ses reins. Elle n’était plus toute jeune. La vieille femme aimait profiter de ces moments avec sa fille, elle discutait de tout et de rien, à l’abri des hommes de la maison.



Parfois les enfants du quartier venaient sonner à notre porte. Mais le plus étrange fut qu’ils venaient fêter la fête de l’horreur, en pleine hiver.



Elven prenait son rôle de père au sérieux et adorait coucher son fils. Le petit Calixte lui réclamait chaque soir une histoire.



- Allez Poussin, il faut dormir maintenant.
- Na’ ! ‘tstoire
- Non mon grand. Demain. Maintenant c’est dodo.

Le petit bouda un long moment avant de se laisser vaincre par la fatigue.



Le soir, le couple se retrouvait enfin seul, pour un moment intime et bien à eux.



Oui, bien à eux.

- Je t’aime ma toute belle.
- Je t’aime…
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 18 Fév - 9:16

Episode 9 : Amour et Disparition





Spoiler:


- A droite ! A droite !

Jour de congé pour notre beau policier. Il avait décidé de se détendre devant un jeu vidéo, mais apparemment, ce dernier ne le stressait plus qu’autre chose.



- Faut-il que je vienne sur le terrain avec vous, bande de larve ?!! Mais bougez moi ces fesses !!

Oui… Chacun avait sa propre manière de se détendre. Nolan passait juste ses nerfs sur des personnages de pixels.



Aimée, elle s’accordait toujours autant de temps à la musique. Bien qu’elle employait des lieux bien étranges pour cela. Ce qui était sure, c’était qu’ici personne ne viendrait la déranger.

- Mme Vauganne… Vous pouvez sortir, s’il vous plait… les toilettes…

Enfin presque. Qui lui avait mis un tel gendre sur le dos ? Aah… Il faut dire que la salle de bain n’était pas le meilleur des endroits pour jouer, bien que l’acoustique fût parfaite.



Aèlys tapait son dernier mot, bouclant ainsi son premier roman.

- Parfait ! Plus que le titre… Alors… Noirceur démoniaque ? Non trop sombre. Ah je sais ! L’orbe d’Azélys !

Elle cliqua une dernière fois sur la souris, enregistrant son récit. Elle n’avait plus qu’à l’envoyer à un éditeur et à espérer qu’il soit apprécié.



Alors qu’elle se leva, elle se sentit mal. Cela lui tiraillait le ventre. Sans un mot, sans attendre, il sortit à toute allure de sa chambre…



…Pour vite terminer sa course dans la cuvette des toilettes.



Elle était inquiète. Que lui arrivait-elle ? Une appréhension lui parcourut l’échine, la prenant de frisson.



Il pleuvait ce jour-là. Nolan avait enfin lâché la console et s’était habillé. Il accueillit sa petite amie, toujours adolescente.



- Salut ma belle !
- Bonjour le plus beau !
- Comment vas-tu ?
- Bien mieux maintenant que je te vois. Lui sourit-elle. Depuis combien de temps on s’est pas vu, Nolan ?



Le jeune homme baissa la tête. Il savait qu’il était en tort, mais il devait se concentrer sur son travail.

- Je suis désolé, Kristen.
- Allez, ne t’en fais pas ! Je comprends parfaitement. Par contre tu sais quel jour on est ? Lui demanda-t-elle avec un petit clin d’œil.



Bien sûr qu’il savait, et c’était bien la raison de sa venue. Il invita Kristen à rentrer et elle découvrit la famille réunie près de la table, un gâteau y jonchait, bougies allumées, n’attendant plus qu’elle.
Elle ne put réprimer un cri de joie et embrassa Nolan sur la joue. Aujourd’hui, leur barrière allait disparaitre.



Aujourd’hui, elle devenait majeure et plus rien ne pourrait l’empêcher de profiter de l’homme qu’elle aime.



Kristen devint une belle femme, toujours aussi souriante.



Comme elle se l’était promis. Elle profita de son homme, n’attendant que peu de temps, une fois isolés dans le couloir, pour lui voler un baiser. Elle lui décocha un petit regard puis disparut dans la chambre du jeune homme. Il entendit un cliquetis, signifiant qu’elle s’était enfermée. Un peu déçu, Nolan s’assis dans le couloir, attendant qu’elle soit prête.



- Aèlys, et si on organisait une surprise pour Kristen ?
- Comment ça ?
- Et bien, tu sais que ton frère l’aime.
- Ca, oui… Il me l’a t’en répété.
- Oui, oui. Cela fit sourire le vieil homme. Et bien que dirais-tu de permettre à Kristen d’emménager avec nous ?



Aèlys sembla réfléchir pendant un petit moment, pesant le pour et le contre. Nolan était un romantique, mais elle ne connaissait pas Kristen. Elle avait confiance dans les choix de son frère. Mais il n’y avait pas qu’elle dans cette maison. Calixte devait avoir un environnement sain pour s’épanouir.

- Tu en as parlé avec Maman ?
- Bien sûr ! C’est même elle qui m’a soufflé l’idée.
- Bon, puisque Maman est aussi d’accord. Faisons confiance à cette demoiselle.
- J’étais sûr que tu comprendrais ma Chérie.

Elle lui offrit un sourire affectueux. Son père était un homme bien et aimant. Une étrange pensée lui parcourut l’esprit. Et s’il venait à disparaître ? Cette pensée lui déchira le cœur. Il était trop tôt pour qu’il les quitte.



Nolan entra dans sa chambre, pour y retrouver une Kristen relookée de la tête aux pieds. Il en eut le souffle coupé. Devant la mine étonnée de son petit ami, la demoiselle se moqua gentiment de lui.

- Suis-je si belle que ça ?
- Belle … ? Non tu es magnifique, mon amour.

Elle lui sourit affectueusement et tendit les bras pour l’inviter à le rejoindre sur le lit. Une fois installé, il se râcla la gorge.

- Kristen, j’ai une bonne nouvelle à t’annoncer ?
- Ah ?
- Ça te dirait de vivre avec nous ?



La jeune femme ne dit mot trop émue, laissant quelques larmes s’échapper de ses yeux. Elle hocha la tête en signe de consentement. Nolan sourit face à cette demoiselle puis passa un bras derrière son dos pour lui donner un tendre baiser.

- Je t’aime.



La nuit était déjà bien entamée, et tout le foyer dormait. Mais Nolan sentit comme un irrépressible appel. Il sortit du lit, pris la peine de s’habiller puis alla à l’arrière de la maison. Il découvrit avec stupeur une étrange lueur verdâtre qui voletait dans le ciel.



Alors qu’il observait ce phénomène étrange, une immense ombre le surplomba. Il écarquilla les yeux en voyant ce qui le dominait.



La machine lâcha un rayon bleuté sur lui. Il se sentit léger et ses pieds se décollèrent du sol. Paniqué, il ne trouva rien de mieux que de courir, mais l’apesanteur fut contre lui, et il se retrouva à faire du sur-place.



Il poussa un immense cri, voyant le sol s’éloigner de plus en plus de lui. Pour ensuite totalement disparaître dans un grand flash.



La soucoupe fila à toute allure, perçant le voile étoilé et laissant dans son sillage une légère brume verdâtre.



Ce fut des heures plus tard que Nolan réapparut sur le trottoir jouxtant sa demeure. Il était dans un tel état d’hébétement qu’il avança machinalement jusque devant la porte d’entrée. Il n’avait aucun souvenir de ce qu’il venait de se produire. A la limite de la perte de la mémoire.



Il secoua la tête et s’étendit. Il bailla puis se gratta derrière le crâne. Penaud, il poussa la porte d’entrée et fila retrouver sa petite amie qui dormait à poing fermé.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Mar 18 Fév - 9:16

Episode 10 : Ne dis jamais adieu...





Spoiler:


Nouvelle matinée sur Riverview. C’était enfin le printemps et le chant des oiseaux arracha Nolan à son sommeil. Il ronchonna de prime abord, mais ouvrant les yeux il vit sa petite amie, il se sentit le cœur le léger.



La famille s’était apprêtée en conséquence. Aujourd’hui était la remise des diplômes pour Kristen.

- Aèlys, tu n’as pas une plus belle robe ?
- Je t’en pose des questions quant à ton costume ?

Kahei regarda sa sœur, perplexe, puis préféra passer outre. Elle était parfois si mal lunée



Kahei insista auprès de son fils pour qu’ils posent ensemble. Le jeune homme soupira avant d’y concéder. (Vous ne trouvez pas que Nolan est le portrait craché de son père ?)



Puis ce fut Aimé qui insista pour prendre en photo tous les mâles de la famille.



La cérémonie terminée, Nolan fit la surprise à Kristen en l’emmenant au nouveau restaurant de la ville. En apprenant la nouvelle, la demoiselle lui avait sauté au cou, criant comme une folle. Cela avait arraché un rire au reste de la famille alors que Nolan paraissait gêné. Le repas se passait dans la bonne humeur, entre flirt, rire et passion.



Mais à la maison, l’ambiance était tout autre. L’humeur était tout à l’opposée.



Kahei s’effondra brutalement, laissant son corps devenir translucide. Aèlys était effondrée, tout comme Aimée. Perdu, Elven, ne sut comment réagir face aux désarrois de ces dames.



- Chérie, c’est une si belle soirée. Merci pour ce merveilleux moment.

Tendrement enlacé, le couple échangea un léger baiser. Mais Kristen sentit la nervosité de son amant.

- Tout va bien Nolan ?



Sans un mot, il s’agenouilla devant elle. Elle comprit tout, à l’instant où il dévoila l’écrin et son contenu. Elle resta un moment sans voix, tout comme le jeune homme qui n’osait briser ce silence.



- Oui…



Ce fut le seul mot qu’elle prononça. Il ne fit pas de réflexion. Il se leva, ouvrit les bras et enlaça sa future femme le plus possible contre son cœur plus battant que jamais.



Au même moment, Kahei ne pouvait soupçonner l’audace son cadet. La mort pénétrait dans sa demeure et lui, l’attendait, alors que sa femme et sa fille le suppliaient de rester avec elles.



La mort lui proposa simplement la main. Kahei n’était pas effrayé. Il avait accepté ce moment depuis bien longtemps. Avant de disparaître, il se tourna vers Aimée dont le visage ruisselait de larme.

- Mon cœur. Ne pleure pas autant. Nous ne serons séparés que peu de temps. Prends soin de toi, Aimée.

Le sanglot qu’émit Aèlys attira son regard sur elle.

- Mon Ange…
- Papa… Ne pars pas…
- Il le faut ma chérie. Tu sais que je ne peux pas vaincre la mort. Restes en pleine santé et veille sur ta mère et tes enfants.
- Sans toi, ça ne sera pas pareil.
- Mais je serais toujours là. Il pointa son propre cœur. Ici et à jamais.

Il leur adressa un dernier sourire puis disparu en traversant le mur.



Aèlys ne put retenir ses larmes plus longtemps. Son père n’était plus. Qui allait la guider, la protéger ou encore la faire rire ?



Aimée, elle, tenta réaliser les derniers vœux de son mari : elle jura de ne pas pleurer. Même si cela lui déchirait le cœur.



Elven se sentait quant à lui, impuissant. Il n’avait pas dit un mot. Pas un seul et s’était contenté de regarder tout à tour la mère et la fille.



Nolan était bien loin de se douter du tragique évènement qu’il venait de se produire chez lui. Il était dans sa bulle avec sa dulcinée. Dans le feu de l’action, ils décidèrent de se marier, en privé, loin de la foule, loin des chichis qu’exigeaient les fêtes de mariage. Ils aimaient tous deux la simplicité. Ce fut ainsi que Kristen devint Mme Vauganne.



- Elven ! Que vais-je devenir ? Mon père est … est…



Le jeune homme craqua à son tour. Il appréciait énormément son beau-père et de voir sa femme pleurer ainsi le touchait profondément.

- Je ne sais pas, mon cœur. Nous allons traverser cette épreuve, ensemble.



- Aèlys, regarde-moi… Elle fit le contraire. Il y a autre chose qui te tracasse n’est-ce pas ?

La poupée qu’il était pouvait sentir que sa femme était désarmée, tiraillée par divers sentiments.

- Parles moi…



- Tu crois à la réincarnation, Elven ?
- Pourquoi tu me poses cette question ?
- S’il te plait, réponds…



Il l’a senti fébrile et prête à s’écrouler au moindre coup de vent. Inquiet au plus haut point il la dévisagea.

- Aèlys, tu me fais peur…
- Je ne sais pas quoi faire… Je sais que je dois être forte. Pour Calixte, pour Maman et pour Nolan. Mais…



Elle tomba dans ses bras, pleurant comme jamais, inondant le costume de son mari. Désarmé, il ne put que lui tapoter le dos, comme on le ferait avec un enfant.

- Aèlys… Je suis là, moi.
- Oui… C’est vrai.
- Tu veux que j’annonce la nouvelle à ton frère ?
- Non. Dit-elle en secouant la tête. C’est à moi de le faire.

Elven acquiesça puis berça sa femme un long moment.



Nolan rentra peu de temps après. Il sentit l’atmosphère étrange qu’il régnait dans la demeure. Lorsqu’il vit sa sœur aussi blanche il s’inquiéta.

- Aèlys ? Ça ne va pas ?

Elle marqua un long moment de silence. Nolan sut qu’il ne fallait le briser sous aucun prétexte.

- Nolan… Ah je n’y arriverais pas… Papa… Papa n’est plus.



Sans un mot, il se laissa tomber dans les bras de sa sœur. Si chaud d’habitude, il pouvait sentir la qu’elle était aussi peinée que lui. Elle était si froide.



Mais ce qui l’interloqua le plus, c’était cette masse arrondie contre son propre ventre. Il osa jeter un coup d’œil vers le bas.

- Mais ?
- Et oui…



- Ça serait une si bonne nouvelle, si il n’y avait pas eu un tel drame…
- Je sais, Nolan. J’espérais en faire la surprise à Papa…

Ils se turent un instant, chacun pensant à leur père.

- Dis… Commença Aèlys. Tu crois qu’il serait heureux ?
- Plus que tout. Tu l’as bien vu lorsqu’il s’occupait de Calixte. Elle hocha la tête. Aèlys ?
- Oui ? Fit-elle alors qu’elle quittait la pièce.
- Je me suis marié.

La nouvelle tomba comme ça. Elle fut d’abord décontenancée mais elle afficha un splendide sourire sur son visage, remplissant le cœur de chaleur de son cadet.

- Félicitations, petit frère.


" La vie, la mort… Tout cela n’est qu’un cycle sans fin, qui se renouvelle, inlassablement. Je suis mort, mais pas en vain, laissant derrière moi une trace dans l’histoire. J’étais et je suis Kahei. Et je resterai à jamais dans vos cœurs."

Petite musique de circonstance : http://www.youtube.com/watch?v=5cWNiW1NZbc
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:00

Episode 11 : Plus on est de fous...





Spoiler:


Jours pluvieux, jours heureux ? Aujourd’hui j’ai bien envie d’y croire. La maison est encore trop bouleversée par la disparition de Papa. Maman ne sait plus trop ce qu’elle fait. J’ai peur pour elle.



Moi ? Oh, et bien, moi je vais. Je lutte contre la mélancolie et les crises de larmes. Vous savez, je dois me montrer forte pour mon fils et mon futur enfant.



Kristen, ma nouvellement belle-sœur, nous est d’une aide très précieuse. Avec Maman qui ne tourne pas rond, moi qui suis restreinte dans mes mouvements, elle fait une grande part du ménage. Pourtant, elle travaille elle aussi. Elle rêve d’être médecin et travaille dur pour y arriver. J’admire sa ténacité.



Elven est un vrai Papa poule, vous savez ? Toujours derrière moi, à surveiller le moindre mouvement que bébé pourrait faire.



Nous discutons régulièrement des différents prénoms et du potentiel sexe de l’enfant. Lui était pressé de le savoir, mais moi, je préférais la surprise.



Pendant ce temps, Calixte… et bien, Calixte commence à avoir son petit caractère. Il n’aime pas quand un de ses jouets n’entre dans le bon trou. Nous faisons montre de patience pour lui enseigner le calme et la réflexion. Mais à mon humble avis, cet enfant sera une tête brûlé qui agira toujours avant de réfléchir.



Mais bon, il reste malgré tout notre bébé : adorable et gentil. Et ça, j’espère que ça ne changera jamais...



Quelques jours plus tard, dans la nuit.

- Maman, tu ne devrais pas lui lire cette histoire… se plaignit Aèlys.



Mais Aimée n’écouta guère son aînée et continua la lecture du conte à son petit-fils. Ils avaient pour habitude de lire dans la chambre d’Aèlys, et Nolan aimait utiliser l’ordinateur de sa sœur.



- Et là arriva l’ignoble créature à deux têtes. Elle avait le regard hagard et bavait. Sa massue fendit l’air et s’abattit à deux pas de l’héroïne, Azèlys.

Sentant la colère lui prendre les tripes, la jeune fille prit la première branche venue et alla la fracasser sur le haut du crâne de la créature.

- Maman, qu’est-ce que je viens de te dire ?



- Qu’est ce qui te gêne tant à ce que Maman lise ce livre Aèlys ?
- C’est trop violent pour Calixte !
- Mais il ne comprend rien ! C’est trop surfait pour lui. Avoues que c’est surtout parce que ce livre est de toi.

La jeune femme s’empourpra et se barricada dans un silence bougon. Son frère avait totalement raison, outre le fait que ce récit narrait les aventures d’une jeune fille au patronyme quasiment similaire au sien, il y avait une grande partie d’elle dans ce roman.



Kristen avait terminé ses corvées et rejoignit son jeune époux qui l’accueillit avec un immense sourire.

- Ta sœur est têtue, tu sais ?
- Oh que oui. Ca fait des années que j’en fais les frais. Mais elle sait se montrer adorable. Je comprends un peu sa position, mais c’est toujours drôle de la faire sortir de ses gonds.
- Tu es vraiment impitoyable ! Se moqua gentiment Kristen.

Il l’a renversa sur le lit et l’embrassa avec fougue.

- Et si je te montrais toute ma cruauté à ton égard ? Dit-il faussement menaçant.

La blonde gloussa et se laissa faire. Ils firent l’amour avec passion et énergie.



En pleine nuit, Aèlys fit se lever Elven. Elle avait pris le temps de s’habiller, croyant avoir le temps, mais les contractions se firent plus intenses. Son hurlement déchaina un vent de panique chez le jeune père qui sortit en pyjama.



Totalement paniqué, Aèlys le jugea incapable de conduire. Elle dû prendre le volant pour se rendre jusqu’à l’hôpital.



Au petit matin, la jeune femme revint avec son deuxième enfant. Un garçon qu’ils prénommèrent Elias. Elle était épuisée, mais si fière de cette merveille qu’elle put s’empêcher de le bichonner et de le regarder pendant des heures.



- Bonjour Kristen.
- Bonjour Aimée. Il y a eu de l’agitation cette nuit.
- Oh, Nolan ne vous a pas prévenu ? Aèlys a accouché.
- Vraiment ?
- Oui, et c’est un petit garçon. Elias.
- Oh c’est mignon. Félicitations Aimée, vous voilà de nouveau grand-mère.
- Merci ma petite.



Calixte, dans le salon, se mit à hurler, cherchant après sa mère. Mais cette dernière se reposait. Nolan se trouvait alors à incarner le rôle de l’oncle. Devoir s’occuper du bambin éveilla ses instincts paternels.



Elle trouva cette image mignonne. Nolan avait une patience d’ange et les enfants ne l’avaient jamais rebuté.

- Alors Nolan ? Tu t’y mets quand ? Demanda innocemment Elven.

Le brun se mit à rougir et détourna le regard.

- Allez Calixte, on va montrer à tes parents que Tonton Nolan il est capable de t’apprendre des choses.

Et le brun lui fit faire le tour des portraits de la maison, essayant tant bien que mal de lui apprendre sa généaloqie.



La soirée se montrait paisible. Aèlys et Elven profitait de la musique d’Aimée pour se retrouver entre eux.



- Chérie, tu es resplendissante.
- Tu n’es pas mal non plus, Elven. Cette remarque fit rire le jeune homme.



Il se glissa derrière sa femme et colla sa bouche à son oreille. Elle profita de ce moment. Elle adorait ça, bien qu’elle ne lui ait jamais avoué.

- Aèlys ?
- Hum ?
- Tu ne veux pas d’un autre enfant ?



Fonder une famille, alors que pour certain c’était déjà chose faite, pour d’autre, ça ne saurait tarder. Kristen avait passé sa matinée à l’hôpital. Le pronostic tomba : elle était bien enceinte.



A peine son époux rentrait qu’elle se précipita dans ses bras, un immense sourire aux lèvres. Amusé, il lui baisa le front alors qu’elle gloussait.

- Oh ! Toi, tu as quelque chose à me dire ?!

La blonde se tortilla dans ses bras, trop heureuse.

- On va avoir une enfant, Chéri !! Cria-t-elle, hystérique.

Nolan, lui, resta sans voix. Il la regarda, observant tour à tour le visage de sa femme et son ventre. Puis un immense sourire fit écho à celui de Kristen. Il la prit dans ses bras pour la faire tournoyer.

- Je vais être Papa !!!!!!



De l’autre côté de la pièce, Aimée toujours installée à son piano laissa un sourire ourler ses lèvres. Aèlys, elle…

- C’est pas bientôt fini de hurler comme ça ? Les petits dorment !
- Aèlys ! Aèlys ! S’égosillait Nolan.
- Quoi ? Demanda t’elle méfiante.
- Je vais être papa ?!!

Sa sœur alors, hurla avec lui et sauta dans ses bras sous le regard amusé de Kristen.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:00

Episode 12: Petit vie de famille



Spoiler:


Euphorie retombée, quelques jours plus tard, Aèlys prenait soin du jardin de son père, voulant par la même occasion sa mère. En fait, cela lui permettait de rester seul avec "son père" et elle en profitait pour lui parler de la vie de la maison.

- Tu sais Papa… Tu vas être encore grand-père. Nolan attends son petit bout avec impatience. Tu le verrais, il est au petit soin avec Kristen. En un sens, tu lui as offert une petite partie de toi.



Assis côte à côte, les enfants Vauganne s’adonnait à une lecture studieuse. Aèlys se renseignait sur quelques végétations pour son prochain roman, tandis que Nolan, lui, potassait sur la grossesse.

- Tu savais ça, toi ?
- Nolan, tu t’adresses à une mère de deux enfants.
- Ah oui, j’oubliais.
- Sympa…



- Ne le prends pas mal, Aèlys. Je voulais dire que tu n’étais pas si vieille que ça.
- Pas si vieille ? Fit-elle septique.
- Bah tu restes mon aînée, donc plus vieille, mais tu fais pas ton âge tu sais.

Pour toute réponse, elle lui donna un coup dans l’épaule. Chose qui lui arracha un petit « Hé » sous les rires gentiment moqueur de Kristen.



Nolan et Kristen se retrouvaient pour une partie d’échec quotidiennement. Nolan avait bien essayé de débaucher son beau-frère et son sœur mais ces derniers s’avérèrent tellement mauvais qu’il ne réitéra jamais.



Durant ce laps de temps, Calixte avait grandi et était devenu un bel enfant à la chevelure aussi blonde que sa mère. Ce jour-là, il revenait de l’école avec une petite camarade de classe –au look un peu douteux.



Mais Calixte s’entendait bien avec elle. Aèlys devait bien avouer que cette enfant était agréable, courtoise et gentille.



Le soir venu, Kristen sentit son ventre de contracter. Ce fut ses hurlements terrifiants qui alarmèrent la famille. Nolan, qui était encore au poste, s’élança vers l’hôpital alors qu’Aèlys accompagnait sa belle-sœur.



La blonde en profita pour rencontrer un de ses voisins qui lui avait confié une tâche dans le domaine de la peinture. De toute façon, Nolan l’avait renvoyé de la salle d’attente, la trouvant trop stressante et trop envahissante.



A la maison, Elven était resté avec les enfants. Si Calixte avait pris de l’âge, Elias également. Aèlys et Aimée étaient toutes étonnées de voir ce si petit bout d’eux aussi brun que Kahei. Aimée déplora cependant qu’il n’ait les yeux de son mari. Aèlys relativisa en lui disant qu’il aurait sa propre personnalité ainsi et que les yeux d’Elven était tout aussi beaux que son défunt père.



La porte claqua et Aèlys se fit entendre. Elle était rentrée seule.

- Maman est rentrée !
- Maman !
- Oui, Elias.



Les enfants couchaient, le couple prit le temps de se retrouver. Enlacés sur le lit conjugal, ils discutaient amoureusement.

- Ton frère ne sait pas ce qu’il dit.
- Quand même… Oser me renvoyer comme ça !
- Il était stressé. Ça se comprend. Je le suis à chaque fois moi aussi.
- Oui, mais à la différence, toi tu ne m’hurle pas dessus.
- Je te laisse ce bonheur, mon amour. Fit il à demi moqueur et enjôleur, tout en lui baisant la main.



Mitigée entre la vexation et le rire, Aèlys se laissa embrasser par son mari qui entreprit bien plus qu’un baiser. Ce fut avec un rire qu’ils se glissèrent sous les draps.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:01

Episode 13 :Et si Poussin n'était plus Poussin ?




Spoiler:


- Bonjour Mamie.
- Tu as bien dormi mon poussin ?
- Oui, oui…



- Dis Mamie ?
- Oui, mon poussin ?
- Tu pourrais arrêter de m’appeler comme ça ?



La vieille femme fut touchée par la demande de son petit-fils. Calixte était un enfant calme et docile, toujours aimant, et lui retirer ce petit surnom lui serait difficile.

- Je… je veux bien essayer, mon grand, mais je te ne promet rien. Dit Aimée la gorge serrée.
- Mamie ?

L’enfant avait senti la peine qu’il venait d’affliger à sa grand-mère. Mais se tût, préférant ainsi ne pas jeter de l’huile sur le feu. Il avait grandi et personne ne le considérait comme un grand.



Elven arriva à ce même moment et sentit la tension qui émanait des deux générations Vauganne.

- Bonjour vous de… Calixte, pourquoi est-ce que ta grand-mère pleure ?

L’enfant ne dit rien, baissant simplement le regard, honteux, dans son bol de céréales. Il ne savait pas qu’Aimée pleurait. Il se sentit encore plus mal.

- Ce n’est rien, Elven. Juste de vieux souvenirs qui me sont revenus en tête.
- D’accord.

Mais le jeune homme n’était pas dupe. Une conversation entre lui et Calixte s’imposait. Il regarda l’horloge et intima son aîné de presser le pas. Le bus scolaire n’allait plus tarder.



Il eut juste le temps de s’habiller. Il croisa sa mère qui venait de lever son jeune frère.

- Bonne journée mon poussin.
- Bonne journée M’man. Soupira Calixte, même sa mère n’arrêtait pas de l’appeler ainsi.
- Dans la joie et la bonne humeur, jeune homme ! Le corrigea Aèlys.



- Vos pancakes sont fabuleux, Aimée.
- Merci Elven. C’est une simple recette.
- Elles ont le même goût que celle de Papa.
- Tu as bien deviné, ma chérie. C’est une de ses recettes.



Les trois adultes déjeunaient dans la sérénité. Elias jouait dans son coin et Calixte était en classe. Aèlys observa sa mère du coin de l’œil alors que cette dernière discutait simplement avec son beau-fils. La blonde était heureuse de voir sa mère souriante et quasiment stable. La disparition de Kahei l’avait plus que bouleversée. Mais à croire que la naissance de ses deux derniers petits enfants lui avait redonnait du baume au cœur et un but dans la vie.



Ce fut à ce moment-là qu’Aimée quitta la table en les saluant.

- Tu t’en vas ?
- Oui, je vais chez Nolan, aujourd’hui.
- Oh, c’est vrai ! Tu m’en avais parlé. Tu les salueras de ma part ?
- Bien sur mon ange.

Aimée lui baisa le front avant de disparaitre dans la salle de bain.



Nolan avait décidé de prendre son envol, une fois le bébé arrivé. Ils s’étaient installés dans une ancienne ferme non loin de là. Aimée y allait pour la première fois. L’extérieur de la demeure était charmant et sentait l’amour que les anciens propriétaires ont mis pour la construire. Aimée fut rassurée du choix de son fils. Un endroit parfait pour élever des enfants.



Alors qu’elle venait de sonner, Aimée fut accueillie par Kristen qui se remettait de son accouchement.

- Oh Aimée ! Quelle bonne surprise ! Mais entrez donc !

Kristen était une femme adorable qui adorait sourire. En tant que belle-mère Aimée n’aurait jamais pu rêver d’une meilleure bru.



Elle suivit donc Kristen. L’intérieur était tout aussi charmant que l’extérieur. A une ou deux exceptions près.

- On dirait que vous avez un problème.
- Oui, l’évier nous a lâché ce matin. Mais Nolan devait travailler, il a dit qu’il y regarderait ce soir.
- On ne peut pas vous laisser dans cette eau jusqu’à ce soir. Je vais m’en occuper.
- Je ne … Vous en êtes sûres ?
- Certaines ! C’est moi la bricoleuse de la famille. Fit-elle en plaisantant.



Mais avant de commencer la réparation, Aimée voulut faire un peu plus ample connaissance avec son petit fils.

- Coucou mon grand. C’est Mamie.

Mais l’enfant ronchonna. Aimée se sentit un peu vexée, mais son instinct lui dicta tout autre chose.

- Dites-moi Kristen, Coréus a-t-il mangé ?
- Pas encore. A vrai dire, j’allais le faire quand vous êtes arrivée.
- Je peux ?

Kisten lui tendit avec un sourire le biberon.

Aimée fut ravie de donner la pitance à son troisième petit fils. Elle fut d’abord étonnée par le prénom choisis par le couple, mais, allez savoir pourquoi, ses deux enfants avaient un penchant pour les vieux prénoms.



L’évier fut plus coriace que prévu et Aimée s’y risqua malgré tout, même si Kristen lui répétait à chaque jet d’eau qu’elle pouvait appeler un professionnel. Mais la ténacité d’Aimée eut raison de l’ennemi : l’évier fut réparé.



Plus tard, alors qu’elle discutait avec sa bru :

- Je vais te dire un petit secret : Aèlys est enceinte.
- Vous plaisantez ?!



- Nenni mon chaton ! Je sais reconnaître les symptômes maintenant, et surtout les siens.
- Aha ! Vous êtes géniale.
- Mais surtout ne va pas aller le répéter. Elle ne le sait pas elle-même. Dit-elle sur le ton de la confidence.



Kristen lui assura qu’elle n’en toucherait mot à personne, le tout sur un clin d’œil complice. Mais Kristen garda ses réserves pour elle-même. Elle n’était pas sûre que sa belle-mère ait raison. Un argument de plus pour taire ce « secret ».



- Allez Elias, un do maintenant.

L’enfant s’exécuta maladroitement, faisant déraper son marteau de la touche. Chose qui lui arracha un petit cri rageur.

- Doucement, voyons. Si tu le casses, tu n’en auras pas d’autre Elias.

Elias prit une moue boudeuse tout en fixant son père avant de reprendre sa musique.



Dans une autre pièce de la maison, Aèlys lisait tranquillement. Mais elle écourta sa lecture…



… Pour aller soulager son estomac. Elle avait de vive brûlure et ne savait comment les faire passer. Elle prit le temps de réfléchir et enfin elle comprit. Sa douleur s’estompa, laissant une joie incomparable s’emparer d’elle.



Vers la fin de la journée, Aimée était rentré et Calixte prenait sa douche. Aèlys avait rejoint son mari dans la chambre d’Elias. Ce dernier apprenait encore à faire sur le pot. La blonde se sentait angoissée. Comment allait-elle aborder la question avec Elven ?



Elven n’était pas dupe. Il savait que quelque chose la tracassait.

- Qu’est ce qui ne va pas mon amour ? Demanda-t-il, tout en donnant le biberon au bambin.
- Comment devines-tu à chaque fois que j’ai dû mal à te parler ? Il allait répondre mais elle lui coupa la parole. Je sais, je sais. Tu me connais par cœur, nous avons grandi ensemble. Je connais le couplet.

Elle se leva et partit sans un mot, laissant son époux complétement perplexe et stupéfait.



Alors que la famille dinait, Calixte ne pouvait s’empêcher de fixer sa grand-mère. Il se sentait toujours aussi mal que ce matin. Il s’en voulait de l’avoir fait pleurer.

- Mamie…
- Oui mon poussin… Oh pardon. Oui Calixte ?
- Ce matin, je t’ai fait mal.
- Mais non mon grand. Ce n’est pas ta faute.



- Qu’est-ce qu’il s’est passé ce matin ? S’inquiéta Aèlys. Calixte se concentra sur son chili. Maman ?
- Rien mon ange. Tu fils grandit et refuse qu’on lui donne de petit surnom. Chose normale, tu étais pareille.
- Je savais bien que vos larmes n’étaient pas dû à de simple souvenir, intervint Elven.
- Quoi ?! Calixte tu as fait pleurer Mamie ?! L’enfant resta muet, honteux, aux bords des larmes.
- Aèlys ! Coupa sèchement Aimée. C’est une histoire entre Calixte et moi.
- Mais Maman …
- Fin de la discussion !

Et Aimée quitta la salle, le pas lourd de colère. Aèlys la regarda partir, perplexe.



Elven s’occupait de Calixte tandis que sa femme était avec Elias. Calixte bloqué sur un simple exercice d’histoire, mais le père savait que ce n’était pas cela qu’il le bloquait ainsi.

- Calixte… Tu ne veux pas me dire ce qui te tracasse ?

L’enfant scruta son père du coin de l’œil avant de soupirer.

- C’est juste cette histoire avec Mamie.
- Oui ?



- Tu sais, je voulais pas la rendre triste.
- Je sais mon grand. Mais Mamie est très fragile depuis la mort de ton papy.
- Hum…
- Alors qu’est-ce que tu lui as demandé ?
- Qu’elle arrête de m’appeler « mon poussin ». J’ai été un méchant garçon, hein Papa ?

Elven fit semblait de réfléchir. Bien sûr que non, son fils n’était pas cruel. Juste un enfant qui cherche à prouver qu’il grandit.



- Tu n’es pas méchant, Calixte. Mais laisses le temps au temps. Mamie a besoin de se sentir protectrice. Elle arrêtera d’elle-même de t’appeler comme ça.
- D’accord… Et Maman ?
- Je me chargerai du lui parler, Calixte. Maintenant apprends-moi les dates du règnes de Charlesims.



L’adulte se leva sous le regard aimant de son fils.

- Papa ?
- Hum ?
- Merci.

Elven, touché, lui gratifia d’une main dans les cheveux avec un grand sourire.



Aèlys entreprit d’apprendre à son fils de marcher. Elias était un peu raide sur ses jambes rondelettes, mais il apprenait de façon correcte, et à son propre rythme.



Le sourire qu’il affichait à chaque fois, prouvait son bien-être dans sa famille.



A le voir sourire ainsi, les yeux plein d’espoir, Aèlys ne pouvait qu’y voir son propre père. Ah… Si seulement, il l’avait connu. Mais il n’était plus temps pour les morts, désormais, elle devait être là pour les vivants.



Il était l’heure d’aller au lit, mais Calixte insista pour qu’on lui lise une histoire. Epuisée, Aèlys passa son tour et Elven prit l’initiative en lui proposant un autre recueil d’Aèlys.



- Oh oui ! J’adore les livres de Maman.
- Et si tu lui disais ?
- J’ai déjà essayé mais elle rougit et s’énerve à chaque fois.
- Ta mère n’est pas capable d’accepter la vérité quant à son talent. Soupira Elven.



- L’ombre surgit de derrière les rochers, bravant la lumière du soleil. Au début, elle ressentit d’étrange picotement, comme des milliers de fourmis qui parcouraient sa peau. Elle décida d’ouvrir les yeux et put enfin découvrir la couleur du ciel et du soleil. Sentir la brise sur son visage et entendre le chant du vent.



- Papa ? C’est qui cette ombre ?
- Ah, tu aimerais bien le savoir ?
- Ben oui.
- Moi aussi.

Tous les deux rirent.



- Ce qu’il faut savoir, c’est que cette ombre n’était ni un homme, ni une femme. Pas même un animal. Elle était, tout simplement. Elle avait oubliait qui elle était, à trop errer dans l’obscurité. Combien d’année s’était écoulée ? Combien de siècle ?



Calixte sombra dans les nimbes du sommeil. Elven embrassa son garçon sur le front avant de le border. Puis éteignit toutes les lampes avant de sortir sur la pointe des pieds la chambre.



Elven s’était rapidement endormi. Il était près de minuit et Aèlys décida enfin d’aller coucher Elias. Le petit avait une tendance à veiller tard, hurlant si l’on oser le coucher avant 23h.



Un dernier bisou. Aylès souhaitait ardemment que l’enfant s’endorme sans trop d’histoire. Elle était exténuée.



Alors qu’elle commençait à se glisser sous les draps. La blonde comprit enfin ce qui la mettait de si belles façons sur les nerfs. Elle passa une main affectueuse sur son ventre.



Heureuse, elle put enfin le dire.

- Je suis enceinte.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:01

Episode 14 : Au secours !! Ma Mère devient folle !



Spoiler:


La vie continuait son cours. Aimée s’attelait aux tâches quotidiennes avec une certaine lassitude. Aèlys étant un peu indisposée, elle laissait faire sa mère. Mais la voir ainsi ne lui plaisait pas pour autant.



- Allez Maman, laisses ça. Je le ferais après, viens manger !
- Tu me dis ça une fois que j’ai terminé.
- Oups ! Démaquée ?

Aimée vint donner une petite tape sur l’épaule de sa fille, après l’avoir rejointe à table. Leur complicité était toujours indemne malgré les années passées.



- Tu as fait tes examens ?
- Oui Maman ! Je te l’ai déjà dit hier. Et tout va bien.
- Mais ils n’ont pas su te dire combien il n’y en avait, ni quel sexe ?



Intriguée par cet engouement soudain, Aèlys dévisagea sa mère. Elle n’avait pas manifesté autant d’intérêt pour ses deux autres grossesses.

- J’ai quelque chose sur le visage ?

Cela arracha un sourire à Aèlys qui lui dit que non. Elles reprirent la discussion sur un ton léger et taquin.



Aèlys, en pleine sieste, avait laissé Elias au bon soin de sa grand-mère. Pour la plus grande joie de cette dernière. Mais Elias était d’un tout autre avis.

- Maaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaaaaann !!
- Chut Elias. Maman dort.
- Dort ?
- Oui, alors ... Chut. Dit-elle un doigt devant la bouche.

L’enfant l’imita, avec un grand sourire aux lèvres. Il aimait sa grand-mère, car Aimée jouait toujours avec lui. Chaque occasion était un jeu.



- Et maintenant, on fait comme les grands mon lapin.
- ‘Pin ! Répéta Elias en tendant les mains vers Aimée.
- Non, la-pin.
- Lapin !



Elle lui caressa le visage, un grand sourire aux lèvres. Fière de l’enfant et de son apprentissage rapide. Il avait dû mal à marcher, mais parler était une toute autre histoire.



Aèlys s’était réveillée entre temps, toujours en pyjama, elle consultait son ordinateur.

- Bon, et si je mets ça avant… D’accord… et cette photo ? T’as vu c’te tête ? Ma parole, mes personnages font de ces têtes par moment. Bon, l’hébergement est terminé. Copier-coller, ma grande et poste ! Voilà !! Mais qu’elle idée j’ai eu de me lancer dans ce challenge … Bah ça m’éclate en fait !
- Maaamaan ?! Je suis rentré !
- Coucou mon poussin !
- Maman !

Oui, elle l’avait fait exprès, histoire d’enrager son fils. Et ce dernier courrait tête baissée dans sa plaisanterie.



Un autre matin, les hommes de la maison mangeaient tranquillement.

- Alors, tu es content d’avoir un nouveau petit frère ?
- C’est pas une petite sœur ?
- En fait, on ne sait pas, Calixte. Maman a bien eu la réponse, mais elle refuse de nous le dire.
- Même à toi ?
- Et oui, même à toi.

Il confia cette information à son fils tout en souriant. L’enfant boudait. Il aurait voulu savoir, histoire de pouvoir se vanter pendant la récréation devant les filles ! Pfff ! Ce que les parents sont nuls…



- Et là, tu vois, Elias… Papy Kahei était tellement perdu quand ta maman est née, qu’il partit de la maison.
- Papy ?
- Oui mon lapin. Mais Mamie n’a jamais désespéré et a attendu Papy parce qu’elle croyait en lui.

L’enfant la regarda, ne comprenant que vaguement ce qu’elle lui racontait. Aimée s’était mise en tête de lui raconter son histoire avec Kahei. Elle voulait que les générations futures savent d’où ils viennent et les épreuves qu’ont pu endurer les premiers d’entre eux.



Pendant ce temps, Poussin… pardon Calixte, peignait. Il aurait hérité cette passion de ses deux parents.



Aimée était là, plantée dans le salon, tout en se grattant la tête. Midi était passé depuis longtemps, et elle était toujours en robe de nuit. Mais là n’était pas question !



- Mais qu’est-ce que je voulais faire déjà ?

Et oui, la mémoire défaillait chez notre bonne Aimée. La vieillesse n’avait guère d’avantage.



Mais le problème se résolut rapidement. Le piano !



- Oui allô ?
- Monsieur Vauganne ?
- Ça va Nolan, je t’ai reconnu !
- C’est pas drôle ! Bref ! Je t’appelle pour te demander quelque chose.



- Ca concerne ta sœur ?
- Non, non. Je te rassure. J’aurais besoin de tes compétences d’écrivain.
- Euh … D’accord.
- Je t’explique : j’ai besoin que tu fasses une biographie d’un des prisonniers du poste qui a été injustement condamné.
- Attends, attends ! Nolan, je comprends rien. Tu ne voudrais pas plutôt me le faire en face ? Je peux venir si tu veux.
- Pas aujourd’hui, je suis de garde et je dois faire des heures sup’ !... Je sais ! Je passerais lors de la journée de l’horreur. Une petite réunion familiale, ça vous tente ?
- Ta mère en sera plus qu’heureuse.



Alors que Calixte peignait encore. Aèlys avait besoin de se défouler, de bouger. Et quoi de mieux que de danser ?



Certes, sa dance restait assez contemporaine et très personnelle. Mais l’important c’était de s’amuser.



Même si cela rendait honteux votre entourage.

- Maman c’est quoi cette danse ?
- Tu aimes ?
- Nan ! C’est trop nul !



- Viens donc essayer avant de dire que c’est nul, Calixte !
- Nan ! Je ne veux pas avoir la honte !
- Méchant garçon ! Dit Aèlys de façon tout à fait puérile.



Calixte n’était pas fier de sa réaction mais il trouvait sa mère ridicule à se dandiner ainsi. Heureusement, son père arriva et sauva les apparences.



La tête sur l’épaule de son époux, Aèlys emprunta une voix boudeuse.

- Ton fils m’a dit que j’étais ridicule.
- Oh ! Il a osé ?
- Ouiii. C’est un méchant !
- Un méchant !
- Papa tu ne vas pas t’y mettre aussi ? Tu aurais dû voir…
- Mais j’ai vu.



Il se retourna, pris sa femme contre lui et la renversa légèrement.

- Et c’était superbe !
- Merci mon amour.
- Pff… Je dis plus rien.



Les parents rirent tandis que Calixte boudait, tout en reprenant sa peinture.



- Elven, je t’aime.
- Moi aussi, je t’aime.
- Oui mais moi encore plus !
- Tu ne crois pas qu’on a passé l’âge de jouer à ce jeu, Aèlys ?



Il l’a fit tourner vers lui. Le sourire qu’elle arborait à ce moment-là illumina son cœur. Il tomba à nouveau amoureux.

- Tu sais, Elven. Dans les jeux de l’amour, il n’y a pas de limite d’âge.

Il lui sourit également et ils s’embrassèrent doucement.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:02

Episode 15 : Quand Calixte choisi



Spoiler:


Calixte prenait son rôle de grand frère à cœur. Et Elias adorait jouer avec lui. Ils avaient passé pas mal de temps à jouer tous les deux cette après-midi.



L’automne était là et Aimée venait de fournir des bonbons à deux enfants impatients que la journée de l’horreur commence. Aèlys rentrait au même moment.



- Bonsoir Maman.
- Alors ces tests ?
- Aha ! Je ne te dirais rien Maman ! Tu auras la surprise lors de la naissance.
- Bien, bien… Rentres avant que la pluie ne t’imprègne les os.

Aèlys s’exécuta en riant.



Aimée attendit que sa fille soit loin de la porte d’entrée pour exulter. Elle avait reçu les derniers examens d’Aèlys et savait très bien à quoi s’attendre du futur de la famille.



Aimée dansait avec son gendre. Elle était étrangement entreprenante. Ce qui gêna un peu le jeune homme.



Enfin ce n’était pas tant l’attitude d’Aimée qui l’inquiétait, mais plutôt les regards qu’elle lui lançait.

- Je sais tout. Lui disait-elle.

Et lui, il ne comprenait pas. Que savait elle que lui ignorait.



Un autre matin. Mais celui-ci était un matin spécial, c’était



… La journée de l’horreur. Et à voir Calixte, on comprit rapidement ce que l’horreur venait faire dans l’histoire.



Aimée en le voyant en resta bouche-bée.



Puis ce fut le tour d’Aèlys qui désapprouva le choix de son fils.



- Mais enfin… Mon Poussin ?! Tu ne vas pas sortir comme ça ce soir ?
- Et pourquoi je pourrais pas, Mamie ?

Calixte avait abandonné. Poussin restera à jamais son surnom.

- Mais enfin… Ça n’a rien à voir avec l’Horreur ?
- Permettez-moi d’en douter en voyant la superbe couleur. Intervint Elven.
- Chéri ! Tu n’aides pas !



- Maman ! Mamie ! Je fais ce que je veux ! Et si c’est pas aujourd’hui que je le porte, je le porterai jamais ! Maman, tu me dis toujours que chaque achat doit être amorti ! Et bien, j’amortie !

Dépitée, Aèlys ne pipa mot et Aimée soupira devant le comportement de Calixte.

- Mon grand. Sois gentil et fais plaisir à ta mère. Trouve-toi un autre costume.
- Mais Mamie…
- S’il te plaît !

Même si ce s’il te plait se voulait cordial, Calixte comprit qu’il était intransigeant.



Mais en bonne tête de mule qu’il était, Calixte ne s’était pas changé et avait décidé de se cacher avec son frère qui ne put s’empêcher de rire en le voyant.

- Ah non ! Pas toi aussi Elias !
- Lixt’ drôle !



L’enfant se dissimula le visage derrière les mains. Chose qui intrigua le bambin, qui sans hésiter imita son aîné. Curieux du silence d’Elias, Calixte regarda discrètement entre deux doigts.



- Alors Elias… Qui est là ?
- Lixt’ ?



- Bup ! Et non pauvre enfant ! Je suis super Orangesims ! Crains-moi !!

Elias hurla de plaisir, riant de tout son soûl.



Plus tard, alors que la famille se préparait, on trouva sur le perron un couple bien connu.

- Tu crois qu’on est à l’heure ?



- Nolan, tu es chez toi ici. Et tu le sais. Ta mère n’osera jamais te mettre à la porte. Dit gentiment Kristen, légèrement moqueuse.



Ils entrèrent mais ne trouvèrent personne. Sans aucune hésitation, ils se dirigèrent vers la terrasse, ayant aperçu Calixte dans son superbe costume orange.

- Tonton !
- Salut bonhomme. Dis ta maman n’est pas là ?
- Bah tu l’as pas vu ? Nolan fit signe que non. Elle est dans le salon avec Elias.



- Tu plaisante ?! S’exclama le brun. Je ne l’ai pas vu.
- Tu stresses trop Nolan.
- Et toi alors ?
- Désolée je m’occupais à moucher Coréus.

L’homme soupira puis rentra dans la maison, laissant sa femme et son fils, à la recherche d’un adulte.



Aèlys soupira également. Elias parlait très bien avec les autres, mais avec elle, c’était une lutte sans répit. Aimée pénétra à son tour dans la pièce, en ayant entendu du bruit à l’extérieur.

- Maman…



Aimée s’arrêta, muette devant le désarroi de son aînée.

- Pourquoi Elias refuse de parler avec moi ?
- Je ne sais pas, mon ange. Dit-elle posément, une main sur l’épaule.
- J’ai dû louper quelque chose... Tu crois qu’il me fait payer le fait que je sois de nouveau enceinte ?
- Non Aèlys. Elias est très heureux d’avoir un nouveau petit frère ou petite sœur. Ce petit ne t’en veut aucunement. Ne t’en fais.

Devant l’air désolé d’Aèlys, Aimée l’invita à la suivre dehors. Cette dernière refusa, préférant insister avec Elias.



Après avoir salué son fils et sa bru, Aimée expliqua l’air affligé d’Aélys. Elle ne comprenait pas également pourquoi le petit refuser de parler avec sa mère ces derniers temps.



Nolan en profita pour faire connaissance avec son neveu et lui appris une chanson ou deux qu’il avait lui-même apprise de son père.



Aimée elle… Resta Aimée.

- Là, tu vois, c’est Calixte quand il était bambin. En dessus, il y a Elias qui joue avec son frère. Et puis ici, tout en bas, c’est Coréus.
- Vous savez Madame Vauganne… Je connais vos petits-enfants, étant la mère de l’un d’entre eux. Fit Kristen gênée.



A leurs pieds, petit Coréus jouait avec sa poupée. Quelle serait sa réaction s’il connaissait la vraie nature d’Elven ?
En tout cas, le petit avait les yeux de son grand-père paternel et les cheveux d’Aimée.



A l’intérieur, le couple profitait d’un moment de calme, après avoir couché Elias pour sa sieste de l’apres-midi.



Elven devenait gaga. A croire qu’au fil des grossesses, il devenait de plus en plus papa poule. Cela faisait rire Aèlys à chaque fois.



- Oui, c’est bien papa. Tu as vu, Aèlys ? Il a bougé dès que j’ai mis la main.
- Je l’ai plutôt senti Chéri.
- Il est rude ?
- Assez turbulent je dirais.
- Hey ! Salut la compagnie !

Nolan venait d’entrer et les avait interpellés.



- Alors, tu m’expliques ?
- Doucement Elven. On vient d’arriver et j’aurais voulu saluer Aèlys.



- Excuses moi Nolan, mais tu m’as tant intrigué que j’en dors mal depuis ton appel.
- D’accord, d’accord. Alors le commencement…

Tandis que Nolan expliquait sa proposition de biographie à Elven, Aèlys discutait avec Kristen.



- Coucou !
- Hii Aha !
- Beuh !
- Hiii !!

Coréus hurlait de plaisir alors que Calixte jouait avec lui. Il avait entre-temps changé de costume, comme lui avait ordonné Aimée. Mais il interpréta cette demande à sa façon. De l’orange, il passa au vert. Ce qui ravit le bambin.



(Pour le plaisir des yeux, la descendance de Nolan)



- Je te jure Kristen ! J’en peux plus. Vivement que j’accouche.
- Mal au dos ?
- Oui, tu peux pas savoir.
- Ma grossesse me faisait souffrir, tu sais ?
- Ah bon ? Moi c’est bien la première fois.

Oui, des discutions de femme hautement intéressantes.



Les hommes, eux, profitaient de la musique qu’offrait Aimée à travers sa guitare.



- En tout cas, ton ventre est bien rond. Il doit être bien au chaud la dedans.
- Si tu savais.



Le regard de Kristen changea, devenant inquiétant pour la future maman.

- Euh Kristen ?
- Et si il n’y en avait pas qu’un ?
- Tu es folle ?! Je ne saurais où donner de la tête.
- Aha ! C’est sûr. En tout cas, tu as un bien beau ventre.



Aimée invita la famille de Nolan a diner avec eux. Chose qu’ils acceptèrent.



Mais Aèlys kidnappa son frère et l’emmena dans la salle de bain, à l’abri des oreilles du reste de la maison.

- J’ai quelque chose à te dire.
- Quoi ? Que je vais être encore tonton ? Je crois que ça se voit.
- Mais non, tu es bête ! Rit Aèlys en lui donnant une petite tape.



- Quoique ca a un rapport. Perplexe, Nolan ne dit mot préférant écouter. J’attends des jumeaux.
- Non ?



Nolan la pris dans ses bras et la serra très fort contre lui, comme jamais il ne l’avait fait. Il était si heureux pour elle. Une naissance jumelée était si rare.

- Tu as deux fois plus de chance d’avoir la petite fille dont tu rêves tant !
- Une chance sur deux, oui.



Nolan partit, Calixte prit la direction des maisons du quartier bien décidé à ravir tous les bonbons de ses voisins, fier de son beau costume.



- Ma parole ! Mais ça ne serait pas GreenSims ?
- Oui ! Les bonbons ou la vie ?
- Je me rends, justicier ! Voici la rançon.

L’adolescent lui glissa une poignée de bonbon et Calixte regarda son butin.



Un peu dépité, il retente.

- GreenSims est plus qu’un justicier.

L’adolescent se mit à rire et lui donna le paquet entier. Fier et heureux, l’enfant continua sa ronde.



Les enfants couchés, Aèlys pouvait enfin souffler et profiter de son mari. Elle le rejoignit sur le lit, tout aussi épuisée que lui.



- Je l’ai dit à Nolan.
- De ?
- Les jumeaux.
- Oh… Et comment il a réagi ?
- Très bien. Ça m’a même étonné.



Elle se glissa dans ses bras protecteur et se laissa cajoler.

- Tu t’attendais à quoi ?
- Je ne sais pas… J’appréhendais de lui apprendre.



- Et bien, tu vois. Plus de peur que de mal.
- Oui.
- Mais tu ne t’en veux de le cacher à ta mère ?
- Non. C’est amusant ça.

Elven sourit malgré lui. Si elle savait qu’Aimée avait découvert son petit secret depuis longtemps, il saurait qui rirait des deux.



- Vivement qu’ils arrivent.
- Moi aussi, je n’en peux plus de les porter.
- Ecoutez-moi Maman ! Quelle mauvaise mère que voilà !
- Hey ! Je t’interdis de me discréditer devant mes enfants, Papa !

Elle le chatouilla un long moment puis l’embrassa avant de dormir.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:03

Episode  16 : La naissance tant attendu





Spoiler:


Par une belle nuit étoilée, l’automne commençait son noir dessein. Les feuilles mouraient les unes après les autres sur le sol, venant ainsi nourrir la terre. Et comme ces feuilles, Aèlys foula cette terre.



Mais sa raison fut tout autre. Vous vous en doutez : Mme Vauganne –seconde du nom- s’en allait conquérir la maternité.



Et ce fut en conquérante qu’elle revint accompagnée de son époux, de son troisième fils et la perle des perles sa fille ! Et oui, une petite fille venait de pointer son nez dans ce monde.



Mais ce fut exténué que les parents couchèrent les nouveaux enfants dans la nurserie, après un dernier biberon et un énième câlin.



Le lendemain, toute heureuse, elle appela son frère pour lui annoncer la nouvelle. Aussi heureux qu’elle il la félicita.



Mais la discussion dériva sur un sujet bien moins joyeux.

- Si tu savais comme Papa me manque, Nolan.
- Et moi donc, je n’ai même pas pu lui dire au revoir, ni encore moins lui annoncer mon mariage.
- Je sais…



- Ce qui me désole le plus, c’est qu’il n’a pas assisté aux naissances de nos enfants. Il n’a pas, comme Maman, la joie de les voir grandir.
- Aèlys…
- Ne pas l’avoir à mes côtés me fait douter de mes capacités à être mère.



Nolan soupira. Sa sœur pouvait se montrer forte et déterminée, mais par moment, elle laissait sa faiblesse ressortir.

- Arrêtes avec tes questions stupides ! Enfin ! Tu as réussi à mettre au monde quatre enfants ! Tu te rends compte du boulot que c’est ? Et tu ne t’es jamais posé de question quant au fait de les élever et de les aimer.
- Je n’en suis pas sûre…



- Aèlys, tu aimes tes enfants ? Demanda-t-il après un long silence.
- Bien sûr !
- Alors il n’y a rien à craindre. Un enfant a surtout besoin d’amour. Et si tu doutes, Maman, Elven ou encore Kristen et moi-même seront là pour t’aider. Tu n’es pas seule.



- Merci Nolan. Tu es le meilleur des frères.
- Je sais, je sais. Répliqua-t-il en riant. Mais dis-moi, chère grande sœur, vous avez oubliez de me léguer une information importante.
- Ah ?
- Les prénoms, bécasse !
- Et bien… Nous avons choisi Gwillerm et Aloyse.
- Tu restes dans les vieux prénoms ma parole.
- Que veux-tu on ne se refait pas !



Un soir, toujours d’automne, Elias apprenait les secrets de cuisine de sa grand-mère.

- Alors tu vois, pour faire de bon pancake comme ton papy il suffit de…
- Mamie  ?! J’y vais ?!
- D’accord, mon poussin. Sois prudent !

Calixte lui fit signe que oui, tout en ronchonnant qu’il n’était pas un poussin.



Ce fut le pied léger qu’il parcourut à nouveau les rues du quartier. Non, non, vous ne trompez pas. Il a adopté sa forme de jouet. Et bien oui, le métissage étant de base humaine et ami imaginaire, notre poussin national n’y échappa pas.



Aèlys profitait du sommeil des jumeaux pour donner un peu d’attention à Elias. Ce pauvre était un peu délaissé ces derniers temps. Mais pas rancunier –était ce dans son caractère ou dû à son jeune âge ? -



- Alors mon lapin, ça fait quoi d’être grand frère ?

Mais comme à son habitude, il resta muet devant sa mère. Aèlys désespérait de jour en jour à ce sujet. Elle ne comprenait pas un tel refus de sa part.



Pourtant elle ne laissa pas ses émotions transparaître et se vengea, de façon taquine, de son fils en le chatouillant longuement. Le bambin ne put s’empêcher de rire à gorge déployé.  Elle profita sereinement de ce petit moment de bonheur oubliant ses soucis.



Aimée, afin d’occuper intelligemment son temps de retraitée, entreprit d’améliorer le moindre objet de la maison. Sa compétence de bricolage étant des plus performantes, elle n’aura aucune peine.



Elven faisait une pause dans son récit. La biographie du prisonnier de Nolan était assez éprouvante. Cet homme, injustement accusé venait de perdre toute sa famille dans un incendie. Et au lieu de le laisser faire son deuil, on l’accablait de meurtres sur sa propre femme et ses fillettes. La justice n’avait que justice son nom.



Elias s’était endormi, paisiblement contre le sein de sa mère. Aèlys arrivait à le calmer lorsqu’il faisait des colères. Elle en était bien la seule capable. Pourtant, l’enfant refusait de lui parler.



Elle avait beau le nier, ce geste la blessait profondément. Mais elle refusait de baisser les bras. Elle observa son fils qui gesticulait les doigts, sous l’emprise d’un rêve, sans doute. Elle lui baisa la joue avant de le déposer dans son berceau.



- Yaah ! J’ai marqué !
- Désolée les gars, mais ma femme est plus forte.
- Tu diras à tes amis qu’une femme vient de les battre.
- Ne t’en fais pas, ils enragent déjà.

Aèlys avait besoin de se défouler, et quoi de mieux que de briser la fierté masculine à tout un groupe de mâle pré pubère qui se croient supérieur dans le monde du jeu vidéo ?



Mais l’horloge tourne et les parents de Calixte durent se rendre à une cérémonie. Le petit poussin avait remporté haut la main chacun de ses badges de scoutisme.



Fiers de lui, ses parents ne manquèrent de le féliciter.

- Papa, ça va ?
- Je crois que j’ai mangé un truc qui ne passe pas.
- Encore ? Mais à chaque fois que tu manges hors de la maison, tu es malade Elven !
- Faut croire que seule la cuisine de ma femme me convienne.
- Chéri, c’est gentil mais c’est ma mère qui cuisine.

Elven poussa un gémissement chose qui fit rire Calixte tandis qu’Aèlys tentait de soulager son mal.



De retour à la maison, ils reprirent les activités habituelles.

- Allez Gwillerm, il faut boire tout ton biberon si tu veux être un grand garçon.
- Dis chéri ?
- Hum ?
- Tu crois que nos enfants sont heureux ?



La question laissa pantois le jeune homme un moment.

- Pourquoi ne le serait-il pas ?
- Je ne sais pas… Calixte est toujours ronchon.
- Ça c’est son caractère. On y peut rien.
- Et Elias qui refuse de me parler.
- Arrêtes de t’en faire avec ça. Notre bébé va bientôt grandir et bientôt il te parlera tellement que tu ne le supporteras plus.
- Je crois que jamais je ne me lasserai d’Elias ! Surtout s’il me parle.
 


Mais le temps n’était plus au question, ni au taquinerie. Ce soir était un grand soir : Calixte allait grandir.



Sous les regards bienveillants de ses parents et de sa grand-mère, Calixte souriait. Il avait si hâte.



Elven ne pouvait qu’être fier de son ainé. Il lui ressemblait avec les traits de sa mère. Un bel enfant pour inaugurer la potentielle génération 3.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:04

Episode 17 : Neige et Neige !




Spoiler:


Les petits déjeuners … Ils furent plus faciles lorsqu’il était enfant. Ce matin, il se sentait aussi lent qu’un escargot en pleine agonie.



Et la bonne humeur de son voisin ne fit qu’attiser son envie d’aller se recoucher.

- Alors mon grand ? Prêt pour le lycée ?
- P’pa… pas dès le matin…
- Ah, ça me rappelle ta mère tiens ! Aussi grognonne que toi au réveil. Mais ca la rendait si mignonne…
- Papa !!! Geignit Calixte.

Il avait tout sauf envie entendre son père lui raconter ses souvenirs de jeunesse. D’une, il était trop tôt et de deux, son père était bien trop jeune pour ça. Qu’il laisse la nostalgie à sa grand-mère !



Le talent d’Aèlys dans la peinture s’affutait avec le temps. Elle avait acquis une certaine renommée et le tableau qu’elle peignait présentement lui faisait envie. Quel dommage qu’elle dû le vendre au commanditaire.



D’étrange évènement se déroulait chez les Vauganne. Certain matin, les habitants retrouvaient ces nains-lapins dans leur salon, plantés devant la télé. Aimée avait beau les mettre dehors, ils revenaient, inlassablement. Tant, qu’à force, elle abandonna.



Jour de neige ! Ce qui revenait à dire : Pas d’école ! Pour le plus grand bonheur de notre adolescent qui passa du temps dehors à profiter de la neige.



Un deuxième enfant vint le rejoindre. Quoique vu son âge…

- Papa, tu n’as pas froid sans tes gants ?
- Et toi alors Calixte ? Où est passé ton blouson ?
- C’est qu’à force de bouger, j’ai chaud.



- Elven ! J’ai aperçu Calixte sans blouson tout l’heure !
- Ah bon ? Mais il est complétement inconscient !
- Elven ce n’est pas beau de mentir. Vous étiez avec lui.
- Chéri ! S’indigna Aèlys.

La poupée fit un sourire contrit tout en lançant un regard en biais à sa belle-mère.



- Au fait Calixte, pendant que tu t’ébrouais dans la neige, une jeune demoiselle a dit qu’elle passerait.
- Qui ça ?
- Elle ne s’est pas présentée… Dis mon poussin, c’est ta petite amie ?

L’adolescent s’étouffa magistralement, tout en recrachant de son pain sur le nez de son père qui venait de s’installer en face de lui. Cela arracha un rire à la mère et la grand-mère. Elven, lui, apprécia moins.



La demoiselle n’était autre que Kate, son amie d’enfance. L’enfant qu’elle était devint une belle jeune fille.



Qui ne laissa guère indifférent notre cher Calixte qui la regardait s’éloigner de façon langoureuse. Mais la belle était déjà prise, et ne semblait nullement intéressé par lui. Le vague à l’âme, il rentra au chaud.



Ce soir c’était la fête. La fête des trois derniers enfants. L’anniversaire d’Elias et des jumeaux.



Elias devint un jeune garçon aux allures de son grand-père et avec les yeux de son père. Quand Aèlys vit cela, elle ne put empêcher ses larmes de couler.



- Alors tu vois le virage ? Et bien tu vas le prendre un peu moins vite.
- Tu es sure Mamie ?
- Oui, oui. Certaine ! Et fais attention avec cette neige.

L’adolescent était pressé d’apprendre à conduire et avait insisté auprès de ses parents. Mais ces derniers étaient trop occupés avec les jumeaux qu’il décida de demander à sa grand-mère de lui enseigner. Enfin utile à quelque chose, la vieille dame avait accepté sans hésiter.



Calixte se débrouillait bien, étant appliqué et très à l’écoute. Il appliquait la prudence comme Aimée le lui avait ordonné.



Pendant ce temps, Elven avait subi la pression de son deuxième fils pour aller à la fête des loisirs d’hiver. Aèlys le laissa partir, lui assurant qu’elle s’en sortirait avec les jumeaux. Elven fut soulager de partir de la maison qui était teintée des hurlements de leur fille.



Le premier geste d’Elias fut d’aller saluer une jeune fille à l’habillement des plus douteux.

- Salut ! Je m’appelle Elias.
- Bouchra Joy-Shallow !
- La vache ! Ça doit pas être simple à porter !



La petite fille le dévisagea alors qu’Elias restait stoïque. Puis Bouchra éclata de rire.

- Tu me plais bien toi. T’es marrant ! Ça te dit de jouer ?
- D’accord… Mais à quoi ?
- Ben il neige, on se fait une bataille ?
- D’accord !
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Jeu 20 Fév - 17:05

Episode 18 : On a tous besoin d'amour




Spoiler:


La neige, l’hiver… Tout ce blanc révélait toute la splendeur du quartier et la maison d’Aimée n’y échappa pas. Après de menu aménagement comme un étage, une belle terrasse et un plus grand jardin, les habitants profitaient de l’intérieur malgré eux, pas assez fous pour braver le froid extérieur.



Aèlys avait pris quelques rides depuis peu et sentait qu’il y avait du laissé aller avec l’hiver. Elle décida donc d’employer les grands moyens et de se mettre au sport. Mais elle n’en avait pas fait depuis l’école. Ce moment qui devait la remettre en forme n’eut que l’effet inverse. Après une petite demi-heure d’aérobics, elle s’effondra sur le canapé dans un râle exténué.



On entendit des sanglots résonner dans le lointain. Aimée pleurait. C’était devenu un rituel. Elle venait quotidiennement se recueillir sur la tombe de son époux.



- Oh Kahei… Pourquoi es-tu parti si tôt ? Tu me manques, tu nous manques. Tu verrais la belle famille que nos enfants nous ont offerte. Je t’en prie, reviens moi.



A peine fut elle rentrée que Calixte plongea dans ses bras. Elle était glacée.

- Mamie !
- Ohla mon poussin ! Doucement. Je ne suis plus si jeune.
- Mamie ! Il faut que tu arrêtes !



Elle se détache légèrement de son petit fils et le fixa avec stupeur.

- Je t’entends pleurer… Tous les matins. Mamie… Même si Papy n’est plus là, nous on est ici. Je sais qu’on ne le remplacera pas, mais s’il te plait, je veux te voir sourire.

La vieille femme laissa une dernière larme perler de ses yeux puis elle enlaça à son tour l’adolescent.



Après les larmes, vint l’heure du pot ! Que de poésie chez les Vauganne ! Elven n’étant pas encore levé, on avait réquisitionné notre pauvre Calixte.

- Pourquoi ça pue tellement un bébé… Se plaignit-il.
- Soit heureux que je te demande de changer leur couche, Calixte.
- Ah beurk ! Non, surtout pas. Je veux bien aider, mais y’a des limites.



Aimée assista à ce drôle d’échange qui lui mit du baume au cœur. Les jumeaux étaient des anges. Gwillerm était un enfant très calme, bien plus qu’Elias. Aloyse elle savait charmer et même le plus dur des hommes ne pouvait rester insensible à ses sourires.



Calixte était de cette espèce-là. Et lui fallut que très peu de temps pour qu’elle l’apprivoise.



Une fois charmé, Calixte n’arrivait plus à se décrocher des bambins et passait le plus clair de son temps avec eux.



Le soir venu, pensant que Nolan serait chez lui, Aimée était allée lui rendre visite. Mais elle dû rester sur le perron une bonne heure sans avoir de réponse à ses sonneries. Son fils n’était tout simplement pas là. Lui comme sa famille.



Nouveau matin, et les pancakes furent encore de légion. Aimée pensa que sa petite tribu devait se lasser d’un plat aussi répétitif. Un jour, se promit-elle, elle changerait. Un jour…



Apparemment, il n’y avait pas que Maman Vauganne qui se mit au sport. Notre petit Elias avait l’âme d’un sportif mais il ne savait pas trop comment s’y prendre. Mais ne dit-on pas : c’est l’intention qui compte ?



Et ce que pouvait voir Aimée n’était guère apprécié.

- Ils ont l’air bien stupide à s’agiter comme ça…
- Allez mon lapin ! Plus haut les bras ! Plus haut !
- Je peux pas Maman.
- Si tu peux le faire. Encourager Aèlys.
- Ça pue ! Ronchonna Aimée.



- Et bien, tu n’as qu’à nettoyer Maman, si tu trouves que ça sent mauvais. Rétorqua Aèlys à sa propre mère.

La vieille femme se leva de mauvaise grâce et commença à vider les pots. Gwillerm était au-dessus de tout cela et jouait insouciant avec son jouet – un compatriote en quête de vie.



Aimée avait accomplie sa tâche, mais l’odeur était toujours présente. Elle trouva rapidement l’origine : Elias. Quand leurs regards se croisèrent, il se sentit mal et prit la fuite dans la salle de bain.

- C’est ça Elias ! Va donc te laver.
- Maman, il vient de faire du sport, c’est normal qu’il transpire. Tu vas le traumatiser à force.



Aimée décida de fuir chez son fils, elle en avait plus qu’assez de se faire rabrouer par sa propre fille. Elle trouva les deux amoureux et son troisième petit fils sur le bord de la route, en face de chez eux.



Son premier geste fut de se jeter sur Coréus pour le serrer contre elle. Elle avait besoin d’amour et ce n’était pas sa fille qui allait lui en fournir aujourd’hui.



Après une bonne douche, Elias s’était réfugié dans sa chambre et jouait seul avec ses cubes. C’était un enfant solitaire, pourtant il appréciait la compagnie des autres enfants, plus jeune ou plus âgé, il s’en fichait. Mais il avait besoin de sa petite oasis.



- Allez Aloyse : Pa-pa.
- Patate ! Dit la bambine le pointant du doigt.

Choqué, Elven se retourna et regarda sa femme tout aussi interloquée.

- Mais où a-t-elle pu apprendre un tel mot ?



- Ne cherche pas bien loin. On a un ado à la maison.
- Raahh… Calixte !!
- Il n’est pas là Chéri.
- Où est –il ?
- De sortie avec Kate.

L’adulte soupira puis reprit l’apprentissage avec sa fille. Elle allait lui en faire rôter.



- Tu plaisantes ? S’esclaffa la femme.
- J’en ai l’air ?
- Mais attends Nolan, pourquoi Maman voudrait emménager chez toi ?
- Elle ne se sent pas aimée, en ce moment, m’a-t-elle dit.
- Quoi ?!
- Je sais, je sais. Mais elle doit se sentir triste. Papa est partit depuis longtemps et toi tu as ta famille, ton mari.



- Elle n’a qu’à refaire sa vie ! On ne l’en empêcherait pas.
- Tu en as discuté avec elle ?
- Comment veux-tu entre les jumeaux et mes deux aînés, c’est la galère. J’ai à peine le temps de peindre et écrire je t’en parle même pas. On vit sur nos réserves.
- Tant que ça ?
- Depuis l’agrandissement de la maison, on est sur la paille.



Nolan écouta sa sœur débiter un nombre incalculable de fois qu’elle était surbookée et qu’elle n’avait pas le temps pour les états d’âmes de sa vieille mère. Son frère se sentit blesser pour elle.



- Alors tu vois, Aloyse. Là, Maman elle parle beaucoup, beaucoup. Ne fais jamais comme elle. Ne devient pas une femme, s’il te plait.
- Aga ?



- Attends, Calixte ! Ne le prends pas comme ça !

L’adolescent s’arrêta, ses traces s’estompant dans la neige. Kate le poursuivait depuis l’entrée du théâtre.

- Et comment veux-tu que je le prenne, Kate ?!
- Ben je sais pas… Bien ?



Il explosa et en se retournant vivement vers elle, il laissa sa colère ressortir.

- Bien ?! Mais Kate, je viens de t’avouer mes sentiments et toi tu me sors « Ouais c’est cool, mais non merci. » ?
- Bah…
- Laisses tomber.

Et sans un mot, Calixte s’en alla, laissant derrière lui une jeune fille dans l’incompréhension et l’empreinte de ses pas dans la neige.



- Allez mon chat, c’est l’heure de dire bonjour à tonton Morphée.
- Fée ?
- Oui mon chérie.



- Veux pas…
- Si Aloyse. C’est l’heure.
- Nan. Le supplie-t-elle.

Mais Elven n’était pas de la dernière pluie et le regard d’Aloyse qui était une armée n’arrivait guère à faire ployer ses défenses. Il lui fit un autre baiser sur le front, alluma la veilleuse puis quitta la pièce tandis que la bambine passait ses nerfs sur sa peluche.



Le repas se passait dans le silence, les enfants dégustant avec plaisir une salade faite maison par leur père. Aimée était rentrée depuis peu après de difficiles négociations avec sa fille, qui épuisée préféra aller se coucher.



- Dis Mamie… Tu ne nous aimes pas ? Avait demandé innocemment Calixte.

Sous le choc, elle ne trouva rien à répondre.

- Ton silence veut dire oui… Je suppose.
- Non, Calixte ! Qu’est ce qui te fait penser ça ?
- Ben, tu te dispute pas mal avec Maman ces derniers temps.



- Mais c’est normal, de se disputer de temps en temps quand on vit si nombreux sous un même toit.
- Pourtant quand je commence à me disputer avec Elias, vous me dites le contraire.
- C’est vrai ! Renchérit le petit brun.
- Les enfants, les conflits entre votre grand-mère et votre mère ne concernent qu’elles. Je sais que ça vous rend triste, mais apprenez à être patient.

Sur ces mots, le silence retomba. Les deux enfants s’empressèrent de terminer leur assiette, plutôt heureux d’aller se coucher tôt, pour une fois.



Plus tard dans la nuit, alors que tout le monde dormait avec quiétude. Une étrange silhouette errait au rez-de-chaussée. Elle regardait partout, ne reconnaissant guère son ancien intérieur.



Comme dotée d’un sixième sens, Aimée s’était précipitée dans le salon. Et lorsqu’elle vit son époux devant elle, son cœur se figea. Le fantôme le vit à son teint livide.

- Aimée ? Tout va bien ?

Elle se reprit mais resta fébrile malgré tout.

- C’est toi, Kahei ?
- Qui veux-tu que ce soit d’autre ?



Doucement, il lui prit les mains. Son contact était si froid mais elle reconnut la douceur que seul Kahei employait.

- Comment …
- Pourquoi je suis ici ? Elle hocha la tête. Mon amour, tu passes tant de temps à inonder ma tombe de tes larmes que je ne pouvais me résoudre à ne plus te voir avant longtemps.



- Oh Kahei, si tu savais…
- Je sais Aimée. Tu me manque autant que je te manque.



Sans un autre mot, sans aucune parole. Juste sur un simple regard complice après autant d’année ensemble, ils s’embrassèrent timidement, comme s’ils s’embrassaient pour la première fois.



Mais leurs langues se délièrent en un instant, se reconnaissant et s’aimant comme ils en avaient l’habitude.



- Je t’aime.
- Je t’aime tout autant Kahei.
- Ensemble pour toujours.
- A jamais.



Il plaça ses mains sur les temps d’Aimée afin d’encadrer son visage et mieux plonger son regard dans le sien. Combien de fois avait il put le faire, ce simple geste qui lui permettait de se perdre dans le bleu de ses yeux. Si limpides, si calme. Tel l’ocèan, capable par moment de déchainer des vagues de passion.



- Mon Aimée, il va me falloir bientôt partir.
- Non… Je t’en prie. Kahei, je n’ai plus que toi…
- Ne dis pas ça, Aimée. Aèlys et Nolan sont avec toi et tous nos petits-enfants également.



- Mais pourquoi dois-tu partir, Kahei ? Qu’est ce qui te retient dans la mort ?
- Crois-moi Aimée si je le pouvais, je resterai avec toi. Mais mon temps sur cette terre est révolu depuis longtemps.



- Alors emmène-moi avec toi.

Le regard qu’elle lui porta lui brisa le cœur. Mais le fantôme savait que c’était impossible, hélas. Sa femme était une vivante et sa place était auprès de sa famille.



- Mon amour… Ce n’est pas encore ton heure. Notre famille a besoin de toi. Je sais que tu es forte, Aimée. Comme toujours tu surmonteras cette épreuve. Je veux que tu saches que je suis toujours avec toi. Là… dit-il en lui touchant le front. Mais surtout, ici. Précisa Kahei en lui plaçant une main sur le cœur.

Puis, sans un mot, sans un regard, le défunt disparu aussi simplement qu’il était venu, laissant à nouveau sa veuve derrière lui, le cœur gorgé de peine et de souvenirs.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:11

Episode 19 : Victoire sur la mort




Spoiler:


Premier geste du matin : s’occuper des chatons. Non, ils n’étaient pas de véritable boules de poils mais leur attitude était identique. Gwillerm était aussi doux et apaisant qu’un félin ronronnant et Aloyse aussi charmeuse et manipulatrice.



- Bonjour mes chéris. Vous avez bien dormi ?
- Vi ! Répondit Gwillerm tandis qu’Aloyse se curer impunément le nez.
- Aloyse, arrêtes ca tout de suite. Ce n’est pas propre.



Plus tard, une fois tout le monde habillé et repu, Aèlys reprit une de ses toiles qui trainait depuis des lustres sur son chevalet. Le palier de l’étage fut aménagé pour les arts. On y retrouva alors un ordinateur, un chevalet et le piano d’Aimée. Mais à ce moment-là, c’était Calixte qui profitait de lames noires et blanches, pour le plus grand bonheur de sa mère.

- Tu oublies des altérations, Calixte.



Plus difficile tâche fut confié à Elven. Apprendre à parler à Gwillerm. Ce petit restait discret et sa voix fluette perçait difficilement dans l’air. Mais Elven ne désespérait pas, son fils parlera.



Et la Chipie ? Elle… Et bien, elle profite de son jouet préféré : Alendek.



Alors que la journée se déroulait sans encombre, Aimée, qui avait repris le travail à cause de la trésorerie asséchée, se sentit plus légère que d’ordinaire.



Puis sa peau devint translucide, comme son époux lorsqu’il la quitta. Elle sentit alors que la mort était proche.



Et au sens littéral de la phrase, bien entendu. Sans attendre, la Faucheuse s’approcha d’elle.

- Alors ma petite… Aimée ? Aimée Vauganne, c’est ça ?
- Oui.
- Bon, va falloir me suivre.



Elle surprit la mort en dégainant un chrysanthème. La Faucheuse la regarda perplexe sous sa capuche où des volutes noirâtre s’échappaient.

- Humaine ?!
- Tenez ma bonne Dame. On m’a donné ceci en récompense pour vos fiers services.



La Faucheuse le lui arracha des mains, tout en rageant. Jamais une humaine ne lui avait offert cette fleur. C’était un don qui offrait la renaissance. Cette vieille folle avait sorti les armes et avait remporté la victoire.



Elle n’eut guère le choix et Aimée s’éleva dans les airs alors que la Faucheuse récitait une incantation dans une langue indescriptible à l’oreille humaine.



Aimée reprit instantanément des couleurs. Elle pouvait sentir son cœur battre, ses veines se remplir et ses tempes battre la mesure de la vie.



Cependant, la vieille femme avait certes échappé à la mort mais son corps, bien que plus fort, était fatigué. Elle bailla à s’en décrocher la mâchoire.

- Apparemment, la fleur que Kahei m’a donnée a été efficace.



Elias fut le premier à se lever. Les jours avaient passé et il devait se préparer pour l’école. Il n’était pas plus enchanté que cela. L’école ne le dérangeait pas, mais ne pas y aller non plus.



Il déjeuna, en silence, pensant à la prochaine leçon d’histoire qu’il allait étudier en classe.



- Coucou Gwillerm.
- Mamie ! S’extasia l’enfant en pointant sa grand-mère du doigt.
- Ca va mon chou ?
- Vii !

Son père avait fait du bon boulot. Gwillerm savait parler, marcher et faire sur le pot.



- Tu sais que tu me rappelle Calixte ?
- ‘Lixt ?
- Calixte, oui, mon chou. Tu as le même sourire.

Aimée était un peu nostalgique. L’enfance de Calixte lui rappelait que Kahei était encore vivant à ce moment-là.



Mais désormais, elle avait dépassé tout cela. Certes son mari lui manquait et jamais elle ne le remplacerait, mais elle pouvait sourire et vivre pleinement avec ses petits-enfants depuis sa renaissance.



L’hiver avait fait place au printemps et Aimée pouvait retrouver le petit jardin avec plaisir. Elle n’avait pas l’âme d’une jardinière, mais ceci était l’œuvre de son époux et elle avait pris goût aux saveurs des légumes maison.



C’était un week end. Et Calixte pianotait encore. Ce petit ne savait pas trop quoi faire de ses journées. Il avait déjà son permis. Ses amis n’étaient jamais disponible, ces frères et sœurs beaucoup trop jeune et il n’avait pas de véritable plan de carrière. Alors il s’amusait avec le piano. Au moins, il se servait utile.



Nos deux adultes, en crise, se redécouvraient avec passion. Bien qu’il n’y ait jamais des mots plus hauts que les autres, Aèlys et Elven venaient de passer un cap décisif dans leur couple. Ce fut plus amoureux que jamais qu’ils se pardonnèrent.



Riverview – L’école municipale

Ce soir était un grand soir pour Calixte. C’était le bal du lycée. Il dû y aller seul car aucune demoiselle ne l’intéressait, sauf Kate, qu’il arrivait difficilement à oublier malgré son attitude avec lui.



- Je vous jure ! Ton père est venu ici, un soir et m’a donné une fleur à remettre à la mort !



- Maman, soupira Aèlys. Si c’est pour te rendre intéressante, essayes avec autres choses.

Tout le monde se leva, tout en débarrassant son assiette, laissant Aimée seule autour de la table, peinée par le peu de foi qu’on lui accordait.



Elias prit sa mère à part, alors qu’ils se trouvaient dans sa chambre.

- Maman, c’est pas gentil ce que tu as dit à Mamie.
- De ?
- Ben qu’elle faisait son intéressante. Parce que c’est pas vrai. J’ai bien vu un vieux monsieur dans la maison.
- Pardon ?
- Même qu’il était transparent et qu’il flottait !
- Mais oui, mais oui. Dis-moi Elias, tu ne préférais pas que je te lise une histoire ?



Elias accepta en soupirant. Sa mère était une gentille femme, mais quand elle parlait avec sa mamie, elle devenait blessante. A croire qu’elle lui en voulait.



Pourtant Aimée était une grand-mère dévouée et tendre. Jamais elle n’avait haussé la voix, jamais elle n’avait réprimandé. Là était peut être son erreur avec sa propre fille. Aèlys était une petite princesse qui, avec l’âge, devenait impolie et irrespectueuse.



Aèlys avait bien conscience du mal qu’elle infligeait à sa mère. Elle en était elle-même bouleversée. Elle était tout simplement jalouse.



Car elle aussi, elle voulait revoir son père, lui parler, lui dire qu’il lui manquait et ô combien elle l’aimait.



Mais il fallait qu’elle reste réaliste. Son père ne reviendra pas pour elle. Il était bien trop rationnel et savait que si elle le voyait, elle perdrait toute notion de la vie et de la mort.

- Bonne nuit mon lapin. Fais de beaux rêves.



Elven était resté en bas en attendant que son aîné rentre du bal du l’école.

- Alors ce bal ?
- C’était sympa.
- D’accord. Bonne nuit. Fit Elven en étirant les bras tout en se dirigeant vers sa chambre.



- Bonne nuit.

Oui, la nuit serait bonne. Surtout pour lui. Cette nuit magique où il l’a rencontra enfin.

Anecdote :
Spoiler:
Concernant la mort d'Aimée, cette coquine a sorti une fleur de nulle part. J'ai pas réellement compris, mais je crois qu'elle l'a récolté dans le jardin. A force de planter des graine inconnue, je n'ai pas fait attention aux plants... Du coup, cette plante était dans son inventaire... Aaah j'ai enfreint une loi du legacy T-T
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:12

Episode 20 : Soucis d'une mère




Spoiler:


Il y a certain matin où l’humeur n’est pas au beau fixe. Ce fut le cas pour Elias qui ne trouvait grand intérêt pour ses céréales.

- Et bien, mon lapin ? Tu ne manges pas ? Tes céréales vont ramollir.
- C’est pas grave. J’ai pas faim.



Le ton que venait d’employer Elias fit perdre le sourire à Aimée qui s’installa près de lui.



- Et si tu racontais tes malheurs à Mamie ?
- Ben… Je sais pas si tu peux m’aider.
- Des soucis de cœurs ? Parce que Mamie connait bien tout ça.
- Non, non, tu te trompes. C’est juste que ca concerne Maman.



Toute ouïe, elle attendit qu’il finisse sa bouchée.

- Maman ne pense qu’aux jumeaux.
- C’est normal Elias. Elever un enfant c’est déjà difficile, mais deux d’un coup…
- Je sais, mais j’aimerais qu’on fasse plus de chose ensemble.



- Je vois, mon lapin. Mais tu sais que ta maman t’aime fort ?
- C’est pas l’impression qu’elle donne.

Désemparée, Aimée trouva refuge auprès de son autre petit fils.



Calixte venait de se lever et avait rejoint la salle à manger afin de se sustenter avant d’entamer sa journée d’école. Il était resté cependant en retrait en entendant son frère discuter avec sa grand-mère. Le regard qu’Aimée lui offrit le fit sortir de sa cachette.

- A ton âge, j’avais les mêmes doutes.
- Ecoutes ton frère, mon lapin.



- Calixte, ça veut dire que Maman ne s’est pas occupée de toi ?
- Ce n’est pas vraiment ça. Elle était trop occupée, mais elle avait toujours un mot gentil et une caresse à m’offrir lorsque je faisais de mauvais rêve.



- D’accord… Mais ca ne change rien. Je suis quand même déçu par Maman.
- Je lui en parlerai si tu veux mon lapin.
- D’accord. Merci Mamie, mais… Tu pourrais arrêter de m’appeler lapin ? Je vais bientôt grandir.
- Peine perdue Elias. Ca fait des années que j’essaye …



Le bus scolaire était là depuis pas mal de temps, mais Calixte avait pris tout son temps dans la salle de bain. Ce fut insouciant qu’il rejoignit son frère, un grand sourire aux lèvres.



- T’es pire qu’une fille Calixte.
- Non mais tu t’es vu ? Tu es sur ton trente et un !

Elias ne prit pas la peine de répondre.



- Tu te rends compte ? Il a osé dire à ma mère que je n’étais pas assez présente.
- Et si c’était vrai ?



- Tu es sérieux, Elven ? Dit Aèlys, dépitée.
- Je ne te reproche rien, Aèlys. Tu fais du mieux que tu peux. Quatre enfants à gérer plus deux carrières différentes… Il faut de l’endurance. Mais il faut reconnaitre qu’on n’est pas des plus présents pour les aînés.



Un lourd silence s’installa autour du couple. Plus loin les bambins jouaient innocemment.

- Les jumeaux vont bientôt grandir. Peut-être qu’à ce moment-là, on pourra plus facilement sortir en famille et s’occuper des plus grands.



- Elven…
- Oui ?
- Comment vais-je faire avec Elias… Déjà que bébé il ne me parlait pas.
- Va simplement le voir et discuter ensemble.



Aimée était bien loin de tout cela, trop occupée à bichonner ses plants. Elle chantonnait un des chants prisé par son mari.



Aèlys peignait avec délice une commande destinée à un riche commanditaire, tandis que les jumeaux s’amusaient ensemble avec la petite maison de bois.



Elven était sorti, ressentant le besoin de prendre l’air. Oui, il avait une étrange notion de prendre l’air, car il s’enferma toute l’après-midi dans la bibliothèque.



Alors qu’Aimée composait au piano, Aèlys s’adressa à elle.

- Maman ?
- Oui, mon ange ?
- Tu crois que je suis une mauvaise mère ?



- Non Aèlys. Répondit Aimée après un court instant. Tu n’es pas une mère exemplaire, mais qui l’est vraiment ? On a toute notre façon d’éduquer et d’aimer. En un sens, tu tiens plus de moi que de ton père.
- Comment ça ?
- Même si tu n’as d’ambition professionnelle, tu te donnes corps et âmes à tes passions et elles te permettent de vivre.
- Si seulement, elles pouvaient être suffisantes pour tout le foyer. Tu n’aurais pas eu à reprendre le travail.
- Ne t’en sens pas désolée, Aèlys. Si je l’ai fait c’est de bonne grâce et puis ça me manquait. J’adore être sur scène, à partager ma musique avec le public.

Aèlys observa sa mère qui souriait alors qu’elle continuait de pianoter. Sa mère était une femme d’exception.



Alors que toute la famille était réunie, Aèlys avait entrepris de faire le repas. Et quel serait le menu ? Une pizza faite maison. Autant dire que tout le monde avait l’eau à la bouche.



Elle la première. Ce fut en sifflotant qu’elle enfourna la pâte et attendit la cuisson.



Mais les cris de joies qui fusaient à l’intérieur la firent rentrer en courant. Elias fêtait son anniversaire. Il était enfin un adolescent… avec un look plus qu’incertain.



Il fila sans demander son reste dans sa chambre afin de se changer. N’était-il pas plus intéressant de le voir ainsi habiller ?



Oui, Elias était sans conteste celui qui ressemblait le plus à Kahei, après son oncle, bien entendu.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:13

Episode 21 : Du bonheur dans les chaumières




Spoiler:


Le réveil fut difficile pour notre Calixte. La nuit fut difficile, il était pourtant plongé dans un très beau rêve, mêlant romantisme et héroïsme, mais il vira au cauchemar lorsqu’il devint l’ennemi de la belle. Ce fut donc maussade qu’il s’extirpa de ses draps et se dirigea vers la cuisine.



Mais à croire que le cauchemar continuait. Sa grand-mère était écœurée. Et il y avait de quoi, les assiettes du repas de la veille étaient restées sur la table. En quoi ce fut difficile pour l’adolescent ? Et bien, Aimée lui reprocha l’odeur.



De bon matin, Elias était déjà sur l’ordinateur. C’était un lève-tôt et il aimait sa tranquillité alors que le reste du foyer dormait encore. Surtout qu’ainsi, ses parents ne lui interdisaient pas l’accès à l’ordinateur.



Il fut enfin temps aux jumeaux de quitter leurs pénates. Gwillerm était devenu un bel enfant, ressemblant avec force à son aînée Calixte.



- Alors on traîne ?
- Je veux pas aller à l’école.
- Attends, c’est seulement notre premier jour Gwillerm.
- Même, je ne veux pas…
- T’es pas drôle.

Aloyse, elle, était la parfaite opposition de son jumeau. Si lui était renfermé et calme, elle était sociable et active.



Calixte était assis un peu plus loin et avait surpris l’échange. Il leur expliqua que l’école n’était pas si terrible que le garçon se l’imaginait et encore moins excitant que la fillette le concevait. Ils soupirèrent tous deux.

- Et Elias ? Demanda Calixte.
- Il est partit avant nous. Un gros projet sur le feu, soit disant.
- Un projet, hein ?
- Ben oui, enchaîna Aloyse. Il a parlé de grenouille et de liberté animale.

Calixte ne put s’empêcher de rire tout en se frappant le genou. A peine adolescent, que le benjamin Vauganne faisait des folies.



Enfants partis, adultes libres. Ce fut la première pensée d’Elven lors du réveil. Il sifflota même jusque la boite aux lettres et s’extasia de bonheur en voyant les factures.



L’ambiance était un peu différente à l’intérieur.

- Les enfants sont partis ? Demanda la vieille femme.
- Oui, un peu de calme ! Enfin !
- Aèlys à t’entendre, on croirait que les enfants t’ennuient.
- Non, Maman. Non ! Au contraire. Mais maintenant qu’ils sont grands, avec Elven, on peut se consacrer à nos carrières.



Aimée y cru à moitié. Sa fille était du genre rapidement agacée. Mais elle ne doutait pas de l’amour qu’elle avait pour ses enfants.

- Vos carrières, hein ? Fit Aimée septique.

Aèlys la regarda, perplexe, tandis qu’Aimée quittait la pièce, un petit sourire aux coins des lèvres.



Calixte était de sortie scolaire aujourd’hui. Et la visite du théâtre l’enchantait. Par contre, être assis à côté de son professeur, moins.

- Monsieur Lin, vous êtes obligé de venir ?
- Calixte Vauganne, vos plaisanteries vont devoir rester à la frontière de vos lèvres.

Les camarades de Calixte pouffèrent alors que le blond boudait.

(Vous reconnaissez l’adulte ? C’est le premier fils de Renaud : Melchior Lin XD )



Pendant ce temps, le couple profitait pleinement de leur temps libre pour travailler. Enfin, c’était ce qu’ils voulaient faire croire. Mais Aimée avait raison. Aèlys et Elven se retrouvaient avec plaisir.



- Ce calme… C’est si reposant, dit Elven.
- Tout à fait. On peut enfin être ensemble, sans être interrompu par les enfants.



Elven lança un regard langoureux à sa femme. Elle était toujours aussi belle. Les rides, légères, qui se dessinaient sur son visage n’avaient guère entaché sa beauté naturelle. Elle restait son Aèlys, son seul et unique amour.

- Qu’est-ce qu’il y a ?
- Rien… Je te regardais. Elle se mit à rougir. Aha, tu rougis encore après toutes ses années.
- C’est ça, moque toi ! Tu as beaux vieillir, Elven. Tu restes toujours aussi beau qu’avant.
- Tu te crois laide ?
- Laide… Non, mais plus aussi attirante.
- Aèlys… Soupira l’homme. Tu es aussi splendide que la première fois que je t’ai vu.

Elle lui sourit, n’y croyant qu’à moitié. Elle abaissa son visage et baisa ses lèvres tendrement. Elle était tout simplement heureuse, laide ou non, vieille ou jeune. Il était là, et il resterait, à jamais.



Ils terminèrent leur journée dans les bras l’un de l’autre. Pelotonné comme des chatons à la recherche de chaleur. Aimée les avait surpris en rentrant du travail et ce fut, amusée, qu’elle les prit en photo.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:13

Episode 22 : Les flots paisibles




Spoiler:


La nuit tombait sur Riverview. Elias venait tout juste de rentrer de ses activités extrascolaires.



Tout comme Calixte, qui s’était empressé de dévorer son assiette. Il venait de remporter le prix de la scie d’or. Comme la fin de ses études approchait, les clubs avaient organisé un concours du meilleur constructeur de pont. Et notre Calixte remporta la 1ere place.



- Bonsoir mon poussin. Alors ce concours ?
- Finger in the nose, annonça-t-il fièrement.



- Félicitations, Calixte. Et maintenant, tu as une idée de ta future carrière ?

L’adolescent se tût et baissa la tête pour se réfugier dans la vaisselle. Sa mère venait de lui poser une question fatidique car il n’avait aucune idée de son avenir. Et encore moins professionnel. Il soupira et disparut de la pièce, laissant sa mère affligée par son incertitude.



Plus tard, dans la semaine, Calixte était fin prêt.



Prêt pour quoi ? Vous aimeriez le savoir, n’est-ce pas ?



- Hey P’pa ! C’est l’heure !
- Tu pourrais me parler autrement Calixte.
- Rooh Papa ! C’est pas méchant ! C’est pour rester dans le groove ! Dans le groove de l’empereur !!
- Je ne comprends rien de ce que tu racontes, s’inquiéta Elven.
- C’est l’heure pour son permis de conduire. C’est sa dernière leçon aujourd’hui Elven, et il a tenu à ce que ce soit toi qui lui valide son diplôme.



- Allez Papa !
- Allez Papa ! Répéta Aèlys, imitant son aîné.

Elven soupira puis se leva.



Clés en main, Calixte précéda son père.

- Faites attention sur la route.
- Mais oui, Maman.
- Et surtout, Elven, pas de sermon. Laisse-le se concentrer !
- Mais oui, Chérie.



Atelier devoir. Les jumeaux avaient pris position dans les quartiers de leur aîné.

- Dis Aloyse…Tu es sûre qu’on a le droit ?
- Ben quoi ? T’as peur de Calixte ?
- Non, mais quand même…
- Gwillerm, va falloir que tu arrêtes d’avoir peur. Y’a pas plus gentil que Calixte.



- Avec toi, tout le monde est gentil. Tout ça parce que t’es une fille.
- C’est même pas vrai, d’abord !
- Si c’est vrai ! T’es la chouchoute !

La fillette garda à son tour le silence, vexée et blessée que son jumeau pense ainsi.



En bas, c’était une toute autre histoire. Elias se battait avec une consigne des plus récalcitrantes.



Consigne qu’il lâcha rapidement pour passer à la suite.

- Je vais me faire tuer par le prof…



La nuit venue, Calixte était toujours sur la route avec son père. La promiscuité de la voiture et la lumière de la lune amenait souvent aux confidences.



- Alors mon grand, tu as un plan ?
- Un plan ?
- Oui, après l’obtention de ton diplôme.
- Ah… Non, pas vraiment, P’pa.
- Même pas une piste ?
- J’ai des idées, mais rien de concret. Mais ne t’inquiètes pas, quand je serais fixé, je vous en parlerai avec Maman.




En attendant que Calixte trouve sa voie, il fallait nourrir toute la tribu. Aèlys était aux fourneaux, sa mère travaillant.



Ce soir, elle avait décidé d’utiliser ce bon vieux four à bois. Rien n’égalait la cuisson aux bois. Ca rajoutait de l’arôme aux plats.



Des lasagnes maison. Et bon appétit les Vauganne.



Enfin si peu nombreux qu’ils étaient. Bon appétit les jumeaux.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:13

Episode 23 : Parc et loisir, en famille




Spoiler:


- Coucou Alendek ! Tu sais aujourd’hui, c’est un grand jour ?

Oui, Aloyse parlait bien à sa poupée. Non, elle n’était pas folle.



- On va au parc ! Ne pouvait s’empêcher de chanter Gwillerm.



C’était une idée d’Elias qui avait souligné, lors du petit déjeuner, que la journée des loisirs approchant, il fallait qu’ils fassent une sortie en famille. Les plus jeunes avaient tout de suite accepté, les parents un peu moins. Mais ce fut Aimée qui trancha.



Elias resta un long moment, béat au milieu du salon alors que ses frères et sœurs mangeaient.



Aimée le surprit et alla le taquiner un peu, en bonne grand-mère qu’elle était.



Mais cela n’entama en rien la bonne humeur du jeune homme qui plaisanta volontiers avec sa doyenne. Il adorait sa grand-mère.



- Les enfants ! On ne court pas ! Cria Aèlys.

Mais la débandade était générale, car même Elven s’y mit. La femme regarda alors sa fille tout en soupirant.

- De vrais enfants…
- Maman, ce sont des garçons !

Cette réplique étonna beaucoup Aèlys qui rit malgré elle puis entraîna sa fille à l’intérieur du bâtiment.



Venir ici raviva des souvenirs à Aimée. Elle était arrivée un été à Riverview et était venue souvent ici avec Kahei afin de profiter des activités que la ville offrait aux habitants. Les rires, les pleurs, les joies. Elle avait tout vécu et tout apprécié.



A l’intérieur, Calixte s’excitait.

- Allez ! Plus vite !

Aloyse leva les yeux aux ciel se demandant qui des deux étaient encore enfant.



Alors que les enfants s’occupaient de leur grand-mère… Oups, pardon ! Alors qu’Aimée s’occupait des enfants…



Il y a des adultes qui s’amusaient autrement.



Aèlys regardait, triomphante, son assiette de hot-dog. Elle était assurée de sa victoire.



Elven, lui, ne pensait pas stratégie, mais comptait plutôt sur sa vélocité.



Et la manche fut remportée par … Elven !



- C’est pas possible… Si mes calculs sont bon…



- Mais c’est bien sur ! Elven à triché !

Il n’y avait qu’Aèlys pour en arriver à de telles conclusion. Mauvaise perdante, elle le restera.



La petite famille décida d’immortaliser ce moment en allant au stand de photo.



Puis ils profitèrent de la piste de patin.



Aloyse, elle avait un tout autre plan en tête.



Mais Calixte l’avait coiffé au poteau.



- Toi aussi tu veux une glace ?
- Et oui, courir en plein soleil, ca donne soif.
- Tu m’en fais une ?
- Débrouilles toi, mini-pouce. Dit Calixte affectueusement, tout en lui ébouriffant les cheveux au passage.



La petite soupira tout en ronchonnant alors que son frère s’éloignait. Elle s’avança près de la machine et commença à se préparer sa glace.



- Hop ! Cerise !

La petite fille se lécha les babines en regardant son cône.



Elle rejoignit son frère qui avait déjà dévoré la sienne. A peine fut elle assise qu’il s’empressa de partir. Elle le regarda s’éloigner.



Elle soupira tristement tout en mangeant sa glace. Aujourd’hui Calixte l’esquivait et cela la rendait triste. Gwillerm avait raison, leur aîné était un grand qui aimait rester seul la plupart du temps.



Alors que certains tâtonnent au patinage, d’autres excellent. Ce qui mit d’humeur morose notre belle blonde.

- Tss ! Frimeur !

Ce n’est pas bien d’être jalouse, Aèlys.



Aimée s’attela elle aussi au concours du plus rapide mangeur de hot-dog. L’homme à ses côtés exultait.

- Lucky ! Je me bats contre une vieille et une gamine ! C’est du tout cuit.

Mais Aimée ne l’entendit pas de cette oreille là. Elle le mit au défi du regard. Alors que les adultes se battaient, la fillette termina son assiette tranquillement, remportant haut la main la victoire, laissant derrière elle, deux adultes dépités.



Arc-en-ciel ! Aloyse se consola avec une autre glace. Personne ne voulait jouer avec elle.



- Ouaahaa !!! Hurlait Elias.



Mais plus de peur que de mal. L’adolescent réussi à trouver son équilibre.



Sa mère vint à son secours.

- Allez mon lapin. Donnes moi la main, je vais t’apprendre.
- Maman…
- Allez, ne fais pas ton timide.



L’adolescent s’exécuta avec un immense sourire. Il y avait si longtemps qu’il rêvait de passer un moment seul avec sa mère. Aèlys remarqua son sourire.

- Qu’est ce qu’il y a ?
- Rien Maman. Je suis juste heureux.
- Ah bon ?
- Tu sais j’ai souvent harcelé Mamie et Calixte de question. J’avais des doutes sur tes sentiments pour moi.

Aèlys fut touchée par ce qu’Elias lui disait. Elle ne s’en doutait pas. Elle baissa la tête.



- Maman, je ne t’ai pas dit ça pour te rendre triste.
- Je sais, mon chéri… C’est juste que je me suis si souvent demandé si j’étais une bonne mère, et aujourd’hui encore je me le demande.
- Maman, tu n’es pas une mauvaise mère.
- Merci mon lapin. Je t’aime.



- Je t’aim… Ouaaahh !!

Elias se sentit partir en arrière, emportant avec lui sa mère.



Mais plus expérimentée, Aèlys tint bon, alors que son fils était fesses au sol.



Plus expérimentée, certes, mais pas plus agile, elle le rejoignit quelques secondes après.



Elias sentit son monde s’effondrer. Il avait enfin instaurer un beau moment avec sa mère, et cette chute avait tout brisé. Honteux, il baissa la tête.

- Pardon…



- Mais Enfin Elias ?
- Pardon Maman… Je suis un mauvais fils.
- Mais … ? Aèlys clignait des yeux, elle ne comprenait pas ce que son fils racontait.
- Je t’ai encore déçu.



Alors qu’ils se relevaient, Aèlys soupira.

- Elias, arrêtes de dire cela. Un mauvais fils ?! En quoi tu le serais ? Tu as de bons résultats à l’école, tu t’occupes de ton frère et de ta sœur, tu adores ta grand-mère, tu nous aides beaucoup avec ton père. Jamais ! Tu entends, jamais tu ne seras un mauvais fils. Quelque soit tes choix.

L’adolescent resta muet devant sa mère, debout. Elle était belle et fière, à le dominer ainsi. Il lui adressa un sourire puis se redressa complétement.



Aèlys lui sourit, toute dents dehors puis ouvrit les bras.

- Viens faire un câlin à Maman !

Elias rit aux éclats et s’exécuta, trop heureux de l’amour de sa mère.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:15

Bonus

Je vous fais une petite visite guider de la nouvelle demeure Vauganne, afin que vous vous y retrouviez.

Spoiler:
Tout d’abord, voici les plans.  La première image représente le rez-de-chaussée. La deuxième, l’étage.




Voici différentes vue de la façade avant.







L’arrière cour, où l’on trouve le jardin ainsi que le coin cimetière. Et oui, on n’abandonne pas Kahei.



Nous voici désormais dans la maison. Voici l’entrée. On y retrouve le piano d’Aimée et un des ordinateurs. La première porte mène à une des salle de bain, la seconde à la chambre d’Aèlys et Elven.






Un peu plus loin, sur la droite, nous nous rendons dans la cuisine. Simple et modeste. La porte qui s’y trouve mène au jardin.



Les deux portes nous permettent l’accès aux chambres des jumeaux. Sur la gauche, celle de Gwillerm.



Dans ses couleurs, le bleu. Sobre et peu décoré, je l’admet, les moyens des Vauganne sont limités et ce sont les enfants qui en ont fait les frais.



Celle d’Aloyse, bien plus pauvre que son frère.



La salle de bain, susnommée.



La chambre d’Aèlys et d’Elven, à la couleur fétiche, le rouge.



Juste à côté, nous trouvons celle d’Aimée, dans des teintes chic et sobre. A l’image de la vieille femme.



Elle a tenu à garder les photos de son ancienne maison, celle du tout début ainsi qu’un portrait d’elle et Kahei, dans leur première année de vie commune. Aimée reste très nostalgique.



Voici la seconde salle de bain, facile d’accès par le salon.



Le salon, la pièce la plus éclairée de la maison.



L’étage, ou plutôt le coin « arts » avec les chevalets et l’ordinateur. Vous pouvez apercevoir, en dessous, la salle à manger.


La chambre d’Elias.



Et celle de Calixte.



Une vue d’ensemble de la maison, à l’arrière.

Alors qu’en pensez-vous ?
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:16

Episode 24 : Aah cette famille que j'adore...




Spoiler:


L’automne  était là, amenant avec lui la douce et parfois amère mélancolie que produisent les feuilles sang dans les arbres qui découlaient avec lenteur sur le sol, créant ainsi un tapis végétal de sang. Aimée jouait tranquillement du piano pendant qu’Aèlys pianotait son prochain roman, sous la douce mélodie de sa mère. Les enfants venaient de profiter de l’extérieur.



Elias lui, en avait profité pour aller rendre visite chez les autres Vauganne.



Ce fut son cousin, de quelques jours son cadet, qui lui ouvrit. Lui aussi avait grandit.

- Salut Coréus !
- Yo, Elias ! Alors comment va depuis ce matin ?
- Rien de neuf. Je m’ennuyais ferme à la maison donc me voilà.



Coréus l’invita donc à entrer, tout en se moquant de lui. Les deux comparses s’appréciaient et avait même une belle amitié.



- Raaah ! Les mini-pouces ont débarqués !

Elias laissa échapper un rire. Nolan et Kristen avait eut des jumelles et les bambines aimaient beaucoup leur aîné, le suivant partout. Coréus les aimait, mais il avait besoin de sa liberté, et la maison n’était pas bien grande.



Au premier pla, il y a Laurence et derrière se trouve Priscilla. Où as donc disparu la passion des vieux prénoms de Nolan ? Il a tout simplement perdu au pierre-papier-ciseau contre Kristen pour le choix des prénoms.



Voulant échapper aux cris et aux pleurs des jumelles, les garçons étaient ressorti et tombèrent sur Nolan, fraîchement rentré de son service.



- Euh… Tonton… J’ai passé l’âge des grimaces, tu sais ?
- Pfff… Tu n’es pas drôle Elias. Ta mère, à ton âge, ca l’amusait encore.
- Ouais, ben, je suis pas ma mère.
- Pourtant cette réponse c’est tout elle.

Nolan rit alors qu’Elias bougonna dans son coin. Lui dire qu’il ressemblait à sa mère ne l’enchantait pas. Mais d’un autre côté, il réagissait ainsi pour éviter de sourire.



- Tu sais, cette fille là !
- La rousse ?
- Non, elle est brune. Elle a de ses formes !



Nolan se racla la gorge, gêné. Elias le scruta.

- Ben Tonton ? Tu ne parlais pas de fille avec tes amis ?
- Si, bien sur. Mais pas devant mon père.
- Pas la même génération, Papa. Conclu simplement Coréus.



- Bref… Sérieusement, Coréus. Tu pourrais pas te trouver une fille plus mignonne ?



Nolan bailla, arrachant un soupir de désespoir à son fils. Le policier se retira, laissant les garçons à leur conversation si importante sur la gente féminine.



- Elias… Tu pourrais parler d’elle, autrement, s’il te plait…
- Je ne fais que dire la vérité. Sabine est gentille mais elle te mérite pas.

Coréus savait qu’Elias était assez buté, il laissa donc tomber de le convaincre des qualités de Sabine et lui proposa un jus de fruit.



- A droite !!! Mais va sur la droite !!
- Aloyse, c’est pas en frappant la manette, que la voiture ira sur la droite.
- Mais elle fait pas ce que je veux, ronchonna l’enfant.



Dignes enfants de leur parents, ils profitaient de la console, tandis que leur grand-mère était aux fourneaux.

- Les enfants ?!! A table !



S’installant tout à tour, la famille dévorait avec appétit les croque-monsieur maison.



- Mamie, Mamie ?
- Oui mon chat ?
- J’ai gagné contre Calixte à la voiture, tout à l’heure ?!
- Oh c’est vrai ? S’étonna sincèrement la vieille femme.
- Ben oui ! Je suis trop fort.



- Arrêtes Gwillerm, Calixte t’a laissé gagné.
- C’est même pas vrai !!
- Si ! Parce que Calixte c’est le meilleur, d’abord.

Le blond se racla la gorge et tenta de regarder ailleurs. Il était souvent l’objet de dispute des jumeaux. Aloyse l’idôlatré et Gwillerm cherchait à le surpasser, comme voulant assoir sa position d’homme de la famille. L’adolescent savait que c’était un comportement plus ou moins normal de ses cadets, mais cela le mettait toujours mal à l’aise.

- Bon ca suffit, les enfants ! On laisse Calixte tranquille. Je suis sur que Gwillerm s’est très bien débrouillé, Aloyse. Donc arrête de dire que ton frère est mauvais.

La fillette ne pipa mot, mais son regard en disait long. Elven le lui rendit et elle baissa enfin les yeux dans son assiette.



- Allez Maman ! On va l’avoir !
- Doucement Aèlys, penses à mes vieux os.
- Tu es encore plus coriace que moi, Maman.



Et oui, chez les Vauganne les échanges étaient toujours bon lorsqu’on jouait à la console.



La nuit prospérait sur Riverview. La maison dormait en toute tranquillité.



Mais Kahei avait décidé de refaire surface, visitant la maison. Elle avait bien changé sa petite maisonnette faite main. Il ne reconnaissait de l’intérieur que les photos qu’il avait prise et ses habitants.



En bon fantôme qu’il était Kahei décida de s’emparer de l’évier de la salle de bain. Serait-il devenue ami avec un certain Finnegan ? Mon dieu, faites que non… Les voies de l’au-delà sont impénétrables…



Il ne resta guère longtemps avec le lavabo, n’y trouvant guère de distraction, il préféra utiliser l’ordinateur.



Mais le son réveilla une habitante de la maisonnée : Aloyse, qui nullement surprise, trouva bien sympathique que de disputait cet intrus.

- Hey ! C’est l’ordinateur de maman ça !



Amusé, Kahei se leva et rejoignit sa petite fille. Il l’a croisé réellement pour la première fois. La petite le dévisagea sans trop comprendre pourquoi cet être transparent était chez elle et lui souriait comme ça.



- T’es qui d’abord ?
- Je suis ton grand-père. Répondit Kahei amusé.
- C’est pas vrai ! J’ai pas de papy, d’abord ! C’est pas bien de mentir.



- Si, Aloyse. Je suis ton papy. Mais je suis mort avant ta naissance.
- C’est trop bizarre. Fit la fillette après un moment de silence. C’est à cause de toi que Mamie elle pleure tout le temps.

Les mots de l’enfant lui firent mal. Il savait qu’Aimée était une personne sensible, mais également forte. Cependant, elle ne l’était pas autant qu’il le croyait. Aloyse fila dans la salle de bain, devant répondre aux besoins de la nature.
 


Ce fut au tour de Calixte de se trouver en la présence de son grand-père, mais sa réaction fut différente de sa sœur.

- Ah mais non ! Papy !
- Encore un ? S’exclama Kahei. Mais personne ne dort ici.
- En même temps, il est six heures, Papy. Et vu le nombre de personne qui vit ici et le nombre de salle de bain…



Ils discutèrent de façon légère de tout et de rien, prenant des nouvelles des vivants, puis jouant un moment, avant que les rayons de soleil vinrent voler l’essence corporal du défunt.



- A quand te reverrais-je, mon bel amour ? A quand nos futurs baiser, si emprunt de nostalgie.
- Bonjour Mamie.
- Coucou mon poussin. Tu as l’air enchanté…
- Ben c’est pas contre toi, mais t’entendre chanter dès le matin…
- Merci, ca fait toujours plaisir.



- Je viens de te le dire Mamie. C’est juste que j’ai passé une sale nuit… Pouaaah c’est quoi cette odeur ? Vous videz jamais le frigo ou quoi ?



- Aaah Si Calixte était un homme ! Un vrai ! Mon homme à moi qui prendrait mon mal et défendrait mes paroles.
- C’est bon, c’est bon, Mamie ! Je vais le faire, mais par pitié ! Ne chantes plus…

Aimée avait réussi son coup. Elle ne chantait pas faux, au contraire, mais elle arrivait à faire dérailler son voix et cela exaspérait son petit-fils. Alors qu’il y avait une tâche ménagère que ce farçon refusait de faire, elle le poussait à bout.



Il n’était pas le seul à devoir aider à la maison. Elven était engagé pour faire les lits. Mais l’homme ne rechiniait presque jamais à aider dans la maison.



Pendant ce temps … Aélys se réveillait doucement. Sa fille vint lui dire bonjour, prête pour aller à l’école.



Mais avant cela, ils leur faillaient déjeuner. Elias, dernier à descendre se retrouva rapidement sans place autour de la table.



Dépité, il s’installa plus loin, ignoré de tous. Ce fut en portant un regard sur l’entrée qu’il vit le bus scolaire. Ils étaient légèrement en retard.



Il tenait sa vengeance. Il s’assit et mangea doucement, souriant devant les futurs problèmes que sa famille allait avoir.



Excédée, la conductrice du bus klaxonna non stop jusqu’à la sortie des plus jeunes. Calixte était déjà installé.



Elias, lui prit tout son temps, osant même saluer tout le monde avec désinvolture.



Chacun reprit ses activités habituelles : Peinture pour Aèlys et écriture pour Elven. Qui atteignit ce jour là son rêve : celui d’être un écrivain reconnu et toujours une grosse prime chaque semaine.



Aimée, elle, tentait de réparer les frasques de son époux. Bien sur, elle n’en savait rien, elle avait même accusé les enfants qui s’étaient tous joyeusement défendu.



L’automne était là à Riverview, mais il faisait bon. Mais certains habitants étaient un peu moins frileux que d’autre.



Après les cours, Elias décida de se dérouiller le corps et se rendit au gymnase juste à côté de l’école.



Elle était vide et donc tous les appareils disponible. L’adolescent en profita pour tester le tapis.



La mauvaise idée qu’il eut là. Cette première expérience se solda par un échec.



Mais comme on le dit : Une fois à terre, il faut se relever immédiatement.



D’ordinaire, la vieille femme s’en occupait avec plaisir, mais elle n’était plus si jeune et son dos la faisait souffrir.



Le soir venu, ce fut un enchaînement de cérémonie. Le premier : Calixte qui se voyait récompensé pour chacun de ses clubs, puis Gwillerm qui avait obtenu tous ses badges de scout. Et pour conclure, Aloyse et la danse.



- Allez mon chat, tu vas être la meilleure.
- Maman… je veux pas le faire.
- Aloyse, tu t’es engagée, tu termines.
- Mais…
- Pas de mais, intervint Elven, je sais que tu as peur, mais si tu donnes le meilleur de toi-même tu y arrivera. Et on est tous là pour t’encourager.
- Y’a pas Mamie…
- On te l’a déjà dit : Mamie travaille.



Mamie cuisina dès le petit matin, tout en chantonnant. Sa journée de la veille lui accorda une belle promotion. Elle avait déjà atteind le dernier échelon de sa carrière mais lorsqu’elle reprit le travail après sa retraite, elle devait de nouveau faire ses preuves.



- Allons ma chérie…
- Je ne sais pas si je vais le supporter.
- Calixte va bientôt devenir majeure. Il va surement nous dire qu’il part.
- Non !



Il la pris dans ses bras.

- C’est dans l’ordre des choses, Aèlys.
- Mon bébé…
- Oui, ton bébé, comme Elias, Gwillerm et Aloyse sont tes bébés. Calixte le restera même quand il sera un vieux papy croulant avec une canne.

Cela arracha un petit rire à Aèlys.



- Ah voilà la femme que j’aime : souriante !
- Merci mon amour… Mais je suis quand même un peu triste.
- Moi aussi, mais notre garçon est un bon garçon.



Les enfants étaient rentrés de l’école et discutaient vivement.



- Allez Elias ! Lis nous une histoire !
- Non… Je suis fatigué.
- Nous aussi ! Promis, une toute petite !



Elias avait vite abdiqué et avait lu une rapide histoire aux jumeaux rejoignant ensuite Calixte dans le salon pour piquer une sieste.



A peine réveillés, que les jumeaux se dirigèrent vers l’étage, cahier à la main.

- On vous prend vos bureaux !



Le cri de sa sœur faillit l’étouffer.

- Quoi ?! S’indigna le blond.
- Allez, laisses les faire leur devoir. On les utilise pas nos bureaux.
- Ouais mais quand même…
- Pourquoi les parents ne leur ont-ils pas acheté un bureau ?
- Pourquoi crois-tu que Mamie travaille encore à son âge ?



- Pff… Nos parents sont irresponsables. Soupira Elias.
- Non, je crois pas, dit Calixte entre deux bouchées.
- Et qu’est ce qui te fait dire ça ?
- Ils font ce qu’ils aiment, c’est tout.
- Peut être, mais en attendant, Mamie se tue à la tâche.



Ce fut au tour d’Elias de faire ses devoirs.

- J’y comprend rien… Maudit problème ! Calixte ?!!!
- Ah non ! J’en ai enfin fini avec ça, débrouilles toi !
- T’es vraiment pas sympa.



- Je suis l’aîné, je suis pas là pour être sympa.
- C’est ça… En attendant, je galère.
- Les affres de la jeunesse.
- Très drôle.



Il était l’heure. Calixte sentit son corps s’engourdir. Il se leva donc du piano et laissa la magie opérer.



Calixte devint adulte dans le calme. Les enfants dormaient, ses parents travaillaient et sa grand-mère n’était pas là.



Elias lui, présent, s’échignait à faire du bruit pour six. Ce qui agaçait légèrement son aîné.

- Arrêtes, veux-tu ?



- Alors, maintenant que tu es majeur, tu vas faire quoi ?
- J’ai une idée, mais va-t-elle plaire aux parents, ca c’est une autre histoire.
- Je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas aller à l’université.

Lui non plus…


Dernière édition par Sleio le Ven 28 Fév - 11:23, édité 2 fois
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Ven 28 Fév - 11:17

Episode 25 : Amour et avenir




Spoiler:


- C’est ainsi que fut prise au piège Azélys. Mais comment allait elle pouvoir s’échapper ?



- Une petite idée, Gwillerm ? Demanda Aèlys à son fils qui l’écoutait d’une oreille.
- Hein ? Fit il à demi-éveillé.



- C’est écrit ici ! Mais enfin mon chat, après quoi cours tu ? C’est bien la peine que je te lise l’histoire… Ronchonna Aèlys , tout en refermant le livre.



Amusé, l’enfant regarda sa mère ranger la reliure tout en marmonnant dans sa barbe.



- Allez, Maman…
- Non ! Il est l’heure de dormir.



Le regard que l’enfant lui jeta fit fondre Aèlys, qui brisa ses bonnes résolutions. Elle lui baisa le front tout en lui souhaitant de beaux rêves.

- Bonne nuit Maman. Je t’aime



Au matin, toute la famille est sur le pied de guerre. Ou presque car seul Elias est paré. Pour passer le temps, en attendant une salle de bain de libre. Aimée et sa fille discutaient.

- Allons, Aèlys. Tous les enfants utilisent ce genre de charme sur leur parents pour les faire plier.
- Gwillerm est un expert en la matière. Les autres ne l’ont jamais fait.
- Parce qu’ils n’en avaient pas besoin.



Entendant cela, Elias intervint.

- Hé Maman, je peux avoir un scooter ? Demanda t’il en lui faisant les yeux doux.

Aimée enchaîna sur un rire, et Aèlys laissa retomber ses épaules dans un long soupir las.

- Elias, n’en profite pas. On en a déjà discuter avec ton père, et tu connais la réponse.
- Et bien, il faut croire qu’une fois qu’on est plus enfant, les yeux larmoyants ca fonctionne plus. Lança Calixte.
- A qui le dis tu… La vie est mal faite. Conclut Elias, sous les rires d’Aimée et l’affliction de sa mère.



On les retrouva plus tard, devant chez eux, fiers parents qu’ils étaient de voir leur aîné décrocher son diplôme.

- Maman, est ce que tu peux monter avec moi ? J’ai besoin de te parler.
- Euh… Bien sur. Elle fit signe à son mari qui lui signala que tout était bon.
- Vas-y Chérie. Je prend l’autre voiture et j’emmène toute la troupe.



Et la dite troupe arriva, plus pimpant que jamais. Il ne manquait qu’une personne, qui, comme à son habitude, cherchait son sac à main.

- Aimée ! On va être en retard !
- Oui, Mamie, dépêches toi !! Insista Aloyse.



- Il y a un soucis, mon grand ?
- Non Maman… Enfin pas vraiment. Ca concerne mon avenir.
- Oh, très bien, je t’écoute.



- Comme je l’ai précisé sur ma fiche d’orientation, à l’école, je devais postuler à la maison des sciences de la ville.
- Et bien, oui, on en a déjà parlé de ça.
- Attends, attends, laisses moi finir Maman. S’impatienta Calixte. Je disais… ah oui, les sciences. Et bien j’ai changé d’avis.
- Pardon ?!
- J’ai envie de me lancer dans la cuisine.

Aèlys s’étouffa puis observa son fils, concentré sur la route, mais le regard et l’expression qu’il affichait ne pouvait mettre le doute. Il était déterminé.

- J’en parlerai avec ton père, Calixte, mais c’est très difficile tu sais ?
- Je sais Maman. Mais il y a autre chose : j’aimerais aller à l’université.




La discussion se déroula en douceur. Calixte était septique mais il découvrit que ses parents étaient assez ouvert sur les études –enfin que leur porte-monnaie le permettait surtout.



- Aaaah !! Vite ouvrez-moi !!
- Ahaha ! Calixte va se faire pipi dessus ! Se moqua Aloyse.
- Peste, j’aimerais bien t’y voir. Vous avez monopolisés les salles de bain.



Ce fut dans cette position inconfortable et délicate qu’il la vit. Celle qui depuis le bal lui fait battre le cœur. La porte s’ouvrit, et sans attendre Calixte pénétra dans la mairie en courant, direction les toilettes, sous les rires de sa sœur.
Plus tard, il en ressortit, diplôme en poche avec mention très bien, titre du meilleur élève et celui de celui qui sortira le moins souvent de chez lui.



Aimée avait filé sans demander son reste. Les petits four à volonté, trop peu pour elle. Elle était attendue ailleurs. Nolan avait organisé une petite fête costumée.

- Ouah ! Mamie, tu as de trop belles jambes pour ton âge.



- Je vais prendre ça pour un compliment. Fit elle faussement vexé.
- Oups, pardon. Mais c’est vrai Mamie, tu es super belle.
- Merci mon grand. Et dis moi, ce costume de voleur, c’est pour faire enrager ton père ?



La conversation dériva rapidement sur les cousins de Coréus.

- Et là, tu vois, c’est Gwillerm.
- Euh Mamie…



- Dois-je te rappeler que je connais tes petits-enfants, en étant un également ?

La lassitude de Coréus se faisait ressentir. Il y avait comme un air de déjà vu.



- Et bien oui ? Et ? Tu n’aimes pas tes cousins ? Tiens ! D’ailleurs, il me faudrait une photo de toi et de tes sœurs.

L’adolescent se frappa la tête, exaspéré.



Coréus avait fini par fuir. Aimée se retrouva alors à pouponner. La petite Priscilla était une enfant tranquille, comme son autre jumelle.



- Oui, je vous aime… Tous autant que vous êtes.



Calixte arriva à ce moment là, dans son beau costume de prestidigitateur.



Il alla directement rejoindre Rada, qui, pour sa plus grande surprise, était également de la partie.
Ils discutèrent de leur diplôme respectif et se remémorèrent leurs années de lycée.



Pendant ce temps, les petits profitaient de la journée de l’horreur.



Enfin profiter, est un grand mot.

- C’est nul, y’a personne…
- A mon avis, ils se cachent, ils ne veulent pas nous ouvrir.
- C’est trop nul ! Je veux mes bonbons !
- C’est peut être nos costumes ? Emis Gwillerm. Ils ne doivent pas les aimer.
- Hé, oh ! Gwi !! On a pas de costume !!



Plus tard, dans la nuit, la fête était terminée et Calixte avait abandonné sa grand-mère pour se pomponner. Il avait donné rendez-vous à Rada.



Cette dernière arriva, toujours affublée de son costume de pompier.



- Excuses moi d’arriver aussi tard. Et pas changée…



- Oh… euh ce n’est pas grave, ca te va bien, tu sais ? Dit il gêné.

Elle rit doucement. Calixte n’avait pratiquement jamais discuté avec elle, durant ces années. Il s’était contenté de l’observer, de loin. A surveiller le moindre de ses sourires.



- Et euh… Comment ça va avec ton homme ?

Oui, Rada était déjà prise, il le savait, mais ça ne l’empêchait pas de rêvé.



Elle fit la moue, comme peinée par sa question.

- Ca va, Rada ?
- Non… On ne se comprend plus avec Fabrice.
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas, ça doit être la différence d’âge. Tu sais que c’est un homme âgé ?



Non, il ne le savait pas mais il masqua sa surprise et tenta de la réconforter.

- Tu sais, en amour, il n’y a pas d’âge.



- Je pensais comme toi, à l’époque. Fit elle en levant les yeux. Mais tu sais, j’étais jeune, et nous devions nous cacher. Je crois que c’est cela qui me motivait et qui me donnait l’adrénaline. Mais maintenant que l’on peut s’aimer au grand jour… Je ne sais pas. Ce n’est plus comme avant.

Calixte écouta sans dire mot. Elle avait besoin de parler, d’être écouter.

- Et si nous regardions les étoiles ? Histoire de penser à autre chose.

Oui, surtout penser à autre chose. Oublier Fabrise, penser à Calixte, ne serait-ce qu’un petit peu.



- Tu as raison, le ciel est magnifique ce soir en plus. Si dégagé.

Mais Calixte n’était déjà plus là. Il ne pouvait décrocher son regard. De quoi ?



Et bien de cette main. Cette main qui semblait lui crier « Prends-moi !! ». Et tout doucement, il avança la sienne, la frôlant et lorsqu’il sentit le bon moment, il l’emprisonna avec douceur.



Rada, fut d’abord surprise. Elle resta muette de stupeur, aussi statique qu’elle le put. Calixte préféra détourner le regard, timide qu’il était.



- Calixte…
- Je sais Rada, je sais. Mais juste pour ce soir. N’y vois aucun profit, juste le réconfort d’un ami.



Elle dit rien et s’approcha de lui. L’hiver était là et de leur bouche s’échapper de la vapeur.



Ils passèrent un long moment en silence à observer la voûte céleste à compter les étoiles.



Mais alors que Rada devait partir, Calixte se sentit pousser des ailes. Un élan de fougue le prit et il captura les lèvres de la belle des siennes.



Muette de stupéfaction, elle resta sans bouger, sans savoir quoi faire.



- Pardon Rada… Je ne sais pas ce qu’il m’a prit… Tenta de s’excuser Calixte.

Mais elle lui prit les mains, délicatement, puis avec un immense sourire, elle l’invita au creux de ses bras.



Puis ce fut à son tour, qu’elle embrassa Calixte. Mais ce baiser était différent. Autant celui du jeune homme était timide et léger. Le sien était langoureux et profond.



Ils se séparèrent sans un mot, juste sur des regards qui en disaient énormément. Comme des amants secrets, il se quittèrent avec la lune comme seul témoin de leur passion.



Aimée était pensive. Elle avait vécu si longtemps, elle avait vécu tant de chose. Son amours pour Kahei, ses joies comme ses tristesses. La naissance de ses enfants, puis celle de ses petits-enfants. Le premier d’entre eux prenait enfin son envol. Aujourd’hui, elle pouvait le dire, elle était heureuse.



Mais avant son départ, Calixte tenait absolument à assister aux anniversaires des petits derniers. Ils attendaient tous avec impatience que Gwillerm et Aloyse rentrent de l’école.



Gwillerm fut le premier à sauter le pas, trop enthousiasmé.



Il devint alors un bel adolescent, digne fils de sa mère. Il était la fierté d’Aimée car il avait hérité de ses cheveux comme de ses yeux.



- Allez, mon chat, c’est à toi maintenant. Dit Elven.
- Je ne sais pas…
- Allez Aloyse. De toute façon t’as pas le choix. Tu ne veux pas aller au lycée ?

La fillette fit signe que oui.



Aèlys arriva à ce moment là. Pour rien au monde, elle ne manquerait l’anniversaire de ses enfants.



Ce fut avec un sourire triomphant qu’Aloyse accepta son passage à l’adolescence. Elle sentit les regards qu’on lui portaient qu’elle devait être une belle jeune fille.



Sans surprise, elle se sentit resplendir.

- Bon anniversaire, mes chatons ! Hurla Aèlys et Aimée.
- Alors, je suis comment ?
- Une véritable poupée… Souffla Elven.



- Allez, quoi ! Maman, c’est pas la mort ce que je demande.
- Tu plaisantes ? Tu vas te la donner la mort avec ce scooter !
- Arrêtes, tu sais bien que si je suis prudent ...
- Quand je dis non, c’est non, Elias !

Encore une dispute. Elias devenait de plus en plus effronté et demandeur. Sa dernière lubie ? Un scooter. Et Aèlys savait qu’il n’en voulait pas vraiment, il faisait ça pour faire enrager ses parents – ce qu’il réussissait très bien- et se mettre en valeur.



- Hé, oh !! On m’entends ?
- Pas la peine de crier, Aloyse. Lorsqu’Elias met Maman en pétard, on peut rien en tirer.



- Mais c’est pas juste. On est les vedettes, normalement ?
- Tu crois ça ? Hé ! On est adolescent maintenant. On était censé être plus indépendant. Adieu tout les petits câlins et les caprices.
- Mais… C’est vraiment trop injuste.
- C’est la vie, petite sœur.

Aloyse le regarda avec fureur. Elle n’aimait pas qu’il l’appelle ainsi. Surtout qu’elle était l’aînée des deux, naissant après lui.



Le calme retomba sur la maison, laissant le couple enfin profiter l’un de l’autre.
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Re: La Lignée des Vauganne

Message par Sleio le Sam 1 Mar - 8:44

Episode 26 : Et l'oiseau déploie ses ailes




Spoiler:


A pas feutré, Calixte s’installa sur l’un des ordinateurs famillales. Il avait enfin pris sa décision et ses parents étaient tout aussi d’accord.



Ils fit les démarches pour conclure son inscription. Le voilà désormais sur la liste des futurs étudiants de l’universisims, option arts. Il s’autorisa un petit sourire victorieux.



Le bébé s’envolait. Bien qu’Elias était heureux pour son frère, Aèlys, elle, s’inquiétait pour son aîné. Son bébé s’en allait pour mieux revenir. Enfin c’était ainsi qu’elle tentait de se convaincre.



Elle avait être déchirée entre la tristesse et la fierté, la mère qu’elle était fit ce qu’elle pouvait pour dissimuler ses craintes.



Les aux revoirs étaient toujours un déchirement et se sentit heureuse et humaine ne pas avoir fait subir cela à ses propres parents.



- Allez Aloyse, dépêche toi un peu … Insista Gwillerm.

Il y avait bouchon dans l’entrée, la jeune fille ne voulant pas quitter la chaleur douillette du foyer.



Non pas que le froid la dérangeait – au contraire, elle adorait ça- mais le fait de voir son frère partir lui brisait le cœur. Elle adorait Calixte, il était tout pour elle. Un modèle, un guide, un confident et un ami sincère.

- Trop tard, ma fille. Ton frère est déjà dans la voiture.Elle secoua la tête, signifiant que ce n’était pas grave.



Ce n’était pas un adieu dans tous les cas, son fère reviendrait et ils pourront à nouveau discuter et rire, ainsi que taquiner Elias et ses sautes d’humeur.



- Tu es fière de toi, Aloyse ? A cause de toi, j’ai pas pu dire au revoir à Calixte, lui reprocha Gwillerm.
- Oh, arrêtes, c’est pas comme si il n’allait jamais revenir, répliqua t’elle.



Il ne répondit rien. Il connaissait sa jumelle, sous sa mauvaise humeur et ses répliques cinglantes, il la savait triste.



A son tour, alors que la voiture démarrait, elle fit signe à son aîné.



A ses côtés, Aimée n’en menait pas large. Elle était restée muette tout le long du départ, comme si elle se sentait capable de fondre en larme au moindre mot qu’elle pourrait prononcer.



" Salut petite sœur !
J’espère que tout va bien. Je suis enfin arrivé. Je peux te dire que le voyage fut pénible et long, mais l’endroit est charmant. Je suis sur que tu t’y plairait.



J’ai vite rejoint ma résidence. Je l’ai choisi exclusivement masculine. Je n’avais pas envie de subir les conflits inter-sexe et de nombreuses coucheries. Ca amène trop de conflit. (Ne le répète à personne mais c’est surtout une demande de Rada, en fait… Elle peut se montrer possessive, parfois)



Je te joint une photo de la chambre que j’occupe. Montres la à Maman, ca lui fera surement plaisir. C’est une chambre « artiste ». Il y a un chevalet et tout un tas de documentation. Je crois que je vais me plaire ici.



J’ai également pris la peine de saluer les autres occupants de la résidence. Pour le moment, nous ne sommes que deux. Un vieil homme, répondant au nom de Théodore. Il m’a dit, si je me souviens bien, qu’il était ici pour valider ses acquis durement obtenu pendant ses longues années de travail dans un labo pharmaceutique. Je suis souhaite bonne chance, en tout cas.



Pour passer le temps, le jour de mon arrivée, j’ai visité un peu le campus. Et je suis tombé sur Jerry. Il est sympa – et beau garçon, je suis certain qu’il te plairait.
Je te vois rougir d’ici, petite coquine.



Il y eu une journée d’intronisation, peu après mon arrivée. C’est Jerry qui m’a prévenu. Donc je m’y suis rendu et c’était plutôt une journée d’orientation qu’autre chose. On nous a fourni nos emploi du temps, les coefficient des modules et les dates des examens. Je sens que je vais pas avoir vraiment de temps libre !



Il faut que je te laisse, Jerry m’a proposé de faire une partie de foot sur la console du foyer. Je ne te l’ai pas dit ? On est dans la même résidence.
Allez petite sœur, prends soin de toi et embrasse toute la famille. "
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